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 Semaine du 12 au 18 septembre 2012, numéro 939

 

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Environnement

Réserves Naturelles. Une délégation de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE) se rend à Siwa, afin d’étudier la possibilité de transformer les sites comprenant des fossiles en musées à ciel ouvert. Mais le projet se heurte au problème du financement.

Pour protéger, il faut payer !

 « Partout dans le monde, il est facile de construire des musées, mais difficile de trouver les pièces à y exposer. En Egypte, c’est exactement le contraire. Nous avons à notre disposition tout ce que nous pouvons vouloir exposer, mais il nous manque les musées, qu’ils soient fermées ou à ciel ouvert », souligne Dr Mohamad Sameh, directeur du département de la géologie des fossiles au sein de l’AEAE.

Une délégation de l’agence doit se rendre à Siwa d’ici un mois, pour examiner la possibilité de transformer les sites contenant des fossiles en une sorte de musée à ciel ouvert un peu comme Wadi Al-Hitane (la vallée des baleines) dans le gouvernorat du Fayoum. Cependant, précise Dr Sameh : « Répéter l’expérience de Wadi Al-Hitane à Siwa pourrait s’avérer impossible pour plusieurs raisons. Premièrement, le site est situé en plein désert à 200 km de l’oasis de Siwa. Deuxièmement, c’est une région frontalière, accessible seulement sur autorisation du ministère de la Défense. Enfin, il y a la question du financement ».

La découverte des fossiles de Siwa remonte à 2008, quand un groupe de géologues égyptiens accompagné de géologues américains de l’Université du Michigan, a mis au jour, dans la région de Tabagh-bagh, des fossiles de requins, en particulier des quantités exceptionnelles de dents de requins. « Dès la première visite sur le site, nous avons découvert quelque 70 endroits où il y a des fossiles. Durant la première année de travail, nous avons répertorié quelque 20 espèces de poissons et 2 espèces de baleines », se rappelle Dr Sameh. Il ajoute que durant leur deuxième année de travail (2009-2010), le groupe de géologues a trouvé des fossiles de la plus grande baleine au monde baptisée Basilosaurus Citodes. Ce genre de baleine, qui remonte à la période de l’éocène (40 millions d’années), a aussi été observé aux Etats-Unis, mais c’est la première fois qu’il est découvert en Egypte.

Ce qui est vraiment unique, c’est la diversité remarquable des espèces observées sur le site de Siwa, par rapport à la taille du site. 4 types de baleines ont ainsi été identifiés : Basilosaurus Isis, Masracetus Markgrafi, Basilosaurus Citodes et Dorudon Atrox.

 

Un travail difficile

La préparation des fossiles à une exposition à ciel ouvert requiert un effort colossal. Un squelette de baleine, comme celui exposé à Wadi Al-Hitane, est le fruit d’un minimum de 2 ans de travail coordonné de la découverte des premiers ossements fossiles à la restauration puis à l’injection d’une matière chimique pour assurer la conservation du squelette, en passant par sa reconstitution.

Selon Dr Sameh, il n’y a que deux géologues (dont lui-même) dans toute l’Egypte capables de mener à bien ce genre de travail, ce qui rend la tâche d’autant plus difficile.

« Pour surmonter ce problème, nous avons ouvert, à la faculté des sciences de l’Université de Mansoura, un centre pour la paléontologie des vertébrés. Nous formons actuellement 17 étudiants à ce travail de préparation des fossiles destinés à être exposés », indique Dr Sameh.

Ce centre de l’Université de Mansoura a été créé non seulement pour entraîner les jeunes géologues, mais aussi dans l’espoir d’attirer toute une nouvelle génération d’amoureux des fossiles, dont le travail permet à leurs compatriotes de connaître l’histoire géologique et le patrimoine naturel de leur terre natale.

Les travaux qui ont duré 3 ans à Siwa ont abouti à la découverte de 150 sites comprenant des fossiles. Ces derniers doivent être restaurés et traités, et la matière plastique, utilisée pour fabriquer de nouveau les parties manquantes, sera d’une couleur distincte de celle du fossile, afin qu’il soit clair qu’elles ont été recréées.

Ce que Dr Sameh souhaite, c’est que ces fossiles soient ensuite au moins exposés au Musée géologique égyptien. « Je ne veux ni rêver ni penser qu’on pourra faire à Siwa comme à Wadi Al-Hitane au Fayoum, parce qu’un tel projet coûterait des millions de dollars. Mais restaurer les fossiles pour les exposer au Musée géologique est une idée qui paraît réalisable, à tout le moins », conclut Dr Mohamad Sameh.

Dalia Abdel-Salam

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Les invertébrés menacés 

Un cinquième des invertébrés dans le monde seraient menacés de disparition, selon un rapport publié fin août par la Société zoologique de Londres (ZLS), en collaboration avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Plus de 12 000 invertébrés inscrits à la liste rouge de l’UICN ont été examinés dans le rapport. Les espèces les plus menacées sont celles vivant dans l’eau douce à l’instar des mollusques dont un tiers des espèces sont en danger. Parmi elles, la mulette épaisse (Unio Crassus) qui souffre de la pollution d’origine agricole et de la construction de barrages. Les espèces d’eau douce sont suivies de près par les invertébrés terrestres et marins, également menacés. Environ un dixième des espèces de libellules et de papillons sont en danger. Figurent aussi sur ces listes, les crustacés, comme l’écrevisse à pattes rouges (Astacus Astacus) menacée, selon les scientifiques, par les espèces envahissantes. Or, les invertébrés constituent environ 80 % des espèces animales, rappelle Dr Ben Collen, de la ZLS, en soulignant le rôle crucial des invertébrés dans le fonctionnement des écosystèmes. Le rapport appelle à mettre en œuvre des plans de conservation efficaces.

 




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