Al-Ahram Hebdo, Dossier | Les libéraux tentent une nouvelle alliance

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Mamdouh El-Wali
 
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 Semaine du 12 au 18 septembre 2012, numéro 939

 

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Dossier

Alliances. Les partis libéraux tentent de former un front d'opposition contre l'hégémonie des Frères musulmans. Des doutes entourent leurs capacités à marquer des points. 

Les libéraux tentent une nouvelle alliance 

« Avec tout le respect dû à la religion, le régime doit être fondé sur une Constitution civile », lance l’ancien candidat à la présidentielle Amr Moussa. Il se prononçait lors de la réunion qui a regroupé différents courants politiques, partis civils (laïques), 13 au total, mouvements et coalitions pour conclure un accord sur les grandes lignes de la « fusion » des partis en un seul parti qui serait dirigé par l’ancien chef de la Ligue arabe. L’objectif est clair pour eux : faire face à la domination des Frères musulmans à travers leur parti, Liberté et justice, qui selon eux s’est emparé de tous les rouages de l’Etat.

Ainsi, Ayman Nour, ancien candidat à la présidentielle contre Moubarak en 2005, a décidé de dissoudre son parti Al-Ghad et de fusionner avec d’autres, encore inconnus, pour porter le nom de Al-Moatamar (la conférence). Le Front démocratique attend une décision similaire de son bureau politique.

Une tentative de plus après d’autres avortées sur fond de différends entre les libéraux qui peinent encore à former une opposition de poids face aux Frères musulmans. Et l’historique des relations des partis et mouvements libéraux alimente les doutes, puisqu’ils ont toujours été connus pour leurs désaccords et un manque de confiance, d’où une multiplicité de partis.

Aujourd’hui, ils se veulent unis, prêts pour les prochaines élections législatives qui doivent se tenir juste après le référendum sur la nouvelle Constitution.

Pour certains spécialistes, il s’agit sans aucun doute d’un signe « positif » de voir ces partis rassemblés. C’est ce qu’affirme le politologue Emad Gad du Centre des études politiques et stratégiques d’Al-Ahram, qui explique que « les forces politiques libérales et civiles ont une chance historique qu’elles ne doivent pas rater, afin que la vie politique égyptienne retrouve son équilibre. Il est temps de sauver le pays de cette hégémonie de l’islam politique ».

Cet avis n’est pas partagé par tous. La grande majorité prévoit paradoxalement un échec des libéraux, ou dans les meilleurs des cas, une représentation faible dans le prochain Parlement. Il est fort possible que le parti Al-Dostour de Mohamed ElBaradei soit différent. Ce dernier a pu, dès sa création, rassembler un grand nombre de citoyens autour de lui. Il a réussi à réaliser un succès rapide chez les Egyptiens. En effet, ce parti, qui a attiré plusieurs icônes de la révolution comme Ahmad Harara, Georges Isaaq et Mohamad Ghoneim, trouve une grande crédibilité parmi les Egyptiens. Ce qui suscite un grand espoir de réussir en tant que « force libérale ». D’ailleurs, les initiateurs des coalitions le savent : Amr Moussa avait lui-même affirmé que l’adhésion d’ElBaradei à sa coalition lui conférerait un poids important. « Tous les partis libéraux rassemblés jusque-là sont très faibles, mais ils n’ont pas d’autres choix que de tenter le coup pour pouvoir s’imposer dans la rue », estime Gad, membre du Parti démocrate socialiste, qui s’est allié avec deux autres partis lors des dernières législatives, mais qui n’ont obtenu qu’une quarantaine de sièges seulement, soit 8 %, et arrivant derrière Al-Wafd.

Déjà à l’invitation du parti libéral Al-Wafd, un grand rassemblement d’une douzaine de partis s’était formé sous le nom de « La Nation égyptienne », mais en désaccord avec l’initiateur, ils s’en étaient retirés. Des déconvenues assez fréquentes pour le plus vieux parti d’opposition, ce qui ternit sa crédibilité auprès des autres forces politiques. « Son président Al-Sayed Al-Badawi ne cherche que son intérêt personnel et on l’a vu tantôt soutenir les Frères musulmans et très rapidement s’opposer à eux », explique Gad. Il avait déjà conclu des accords tacites avec le parti de Moubarak, sabordant l’opposition de l’époque. Aussi multiples qu’elles soient, les chances de succès de ce genre de coalitions sont restreintes. Ce sont quasiment les mêmes figures qui apparaissent à chaque rassemblement et passent d’une coalition à l’autre : il y a eu Al-Kotla, La Troisième voie, La Nation égyptienne puis La Conférence égyptienne ... .

Chaïmaa Abdel-Hamid

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