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 Semaine du 12 au 18 septembre 2012, numéro 939

 

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Arts

Exposition. L'Institut du Monde Arabe (IMA) présentera, à l'occasion de son 25e anniversaire, un panorama de la création artistique arabe depuis le milieu des années 1980. Une première en France. 

Puzzle de créativité 

L’exposition qui sera organisée à l’IMA du 16 octobre au 3 février prochains à l’occasion du 25e anniversaire de sa création s’annonce comme un véritable puzzle de la création artistique arabe : un assemblage d’œuvres artistiques. Certaines saisissent la réalité ponctuelle et éphémère, d’autres conçoivent l’inexplicable et l’impalpable. Unies, ces œuvres donnent une vue d’ensemble sur les tendances des arts plastiques arabe au cours des 25 dernières années.

Avec 37 artistes venant d’Egypte, du Maroc, d’Arabie saoudite, de Syrie, de Libye ... et plus de 50 œuvres, l’image rendue est plus ou moins complète. « Organiser une exposition à l’IMA, consacrée à vingt-cinq ans de créativité arabe dans le domaine des arts plastiques, implique une pensée profonde sur le fond et la forme. Est-ce que cela aurait dû être une exposition à l’instar de celles organisées dans notre galerie ou de la  Biennale du Caire ? », s’interroge Ihab Ellaban, directeur de la galerie Ofoq, sculpteur et critique d’art à qui le commissariat de cette exposition a été confié. « L’idée qui m’a traversé l’esprit consistait plutôt à élaborer le panorama le plus exhaustif possible des tendances qui dominent la création arabe contemporaine dans les arts plastiques, quels que soient les médiums utilisés : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, etc. », ajoute-t-il.

Différents axes constituent les critères de choix des œuvres sélectionnées, comme leur aspect politico-religieux, avec en tête des artistes le Saoudien Ahmad Mater. Ce dernier évoque à travers son installation Magnetism (magnétisme) un sentiment commun à tous les musulmans du monde : le fait d’être attiré par la Kaaba. Aussi, emploie-t-il des dizaines de milliers de limailles de fer placées dans les champs magnétiques d’un aimant en forme de cube. La limaille de fer représente, selon l’artiste, ces corps unis des pèlerins qui sont tous attirés de la même façon par la Kaaba, qui est le centre de leur monde.

La photographe libyenne Aroua Abou-Oun, reflète, elle aussi, le souci religieux. 16 silhouettes de femmes, aux couleurs de l’arc-en-ciel, couvertes des pieds à la tête, sont placées dans différentes positions de prière. En dessous, une photo rectangulaire du ciel. En effet, les couleurs vives des silhouettes ôtent tout aspect de spiritualité ou d’unité. Le message de l’artiste reste ambigu.

La sociopolitique figure aussi parmi les critères de choix. La photographe bahreïnie Wajda Mallalah présente à travers une trentaine de photos une momie en perpétuel changement. Toute blanche dans la première photo, elle apparaît dans la deuxième avec une petite tache de sang, celle-ci grandit progressivement et la recouvre dans la dernière photo. C’est le symbole d’une blessure qui saigne au vu et au su de tout le monde … le déchiffrement du symbole est laissé au public.

Les artistes qui s’imposent sur la scène arabe et internationale seront aussi présents, comme le photographe égyptien Youssef Nabil et l’artiste syrienne Diana Hadid. Et, le quatrième axe rassemble les artistes connus pour leur esthétisme qui rappelle celui des artisans selon les termes d’Ellaban, comme les peintres égyptiens Adel Al-Siwi et Essam Maarouf, et le sculpteur égyptien Arman Agop. « Ces derniers accordent une place importante à l’esthétisme, par opposition à certaines tendances modernes qui glorifient l’idée aux dépens de l’esthétisme », explique Ellaban.

Il ne s’agit plus, selon Ellaban, d’attendre des évaluations du genre belle ou mauvaise exposition. « L’idée est plutôt d’être en mesure de refléter une image des créations arabes, avec ses différentes tendances et ses différents médiums, surtout qu’il y a une tendance en Occident à considérer l’art moyen-oriental comme une seule entité. Or, la vérité est tout autre, puisqu’il existe, au sein d’une même tendance et dans un même pays, des visions différentes », conclut Ellaban.

Lamiaa Al-Sadaty 

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