Al-Ahram Hebdo, Livres | Les origines de la civilisation africaine

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 Semaine du 29 juin au 5 juillet 2011, numéro 877

 

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Livre . Le continent africain pendant la période préhistorique et les origines de la société organisée sont abordés par la préhistorienne italienne Barbara Barich dans son ouvrage Antica Africa : alle origine delle società (l’Afrique antique : à l’origine de la société).

Les origines de la civilisation africaine

« L’archéologie est l’instrument le plus efficace pour comprendre au fond l’identité du monde africain et comprendre avec plus de complémentarité les mythes, les traditions et les aspects symboliques, toujours présents dans les sociétés d’aujourd’hui », retrace-t-on dans la préface du livre Antica Africa : alle origine delle società (l’Afrique antique : à l’origine de la société). Publié récemment, cet ouvrage est rédigé en italien par la préhistorienne Barbara Barich, professeur de l’Université de Rome (La Sapienza). Ayant travaillé aux multiples sites archéologiques en Egypte, en Libye et au Soudan, Barich estime que l’Egypte était la première à avoir connu la société organisée de tout le continent, voire du monde entier et, par la suite, l’Etat en tant que système politique. Pour y aboutir, elle est passée par plusieurs étapes expliquées dans son livre. Il s’agit de 432 pages réparties en neuf chapitres qui traitent de trois sujets essentiels : l’évolution humaine depuis l’Australopithèque à l’homme moderne et le développement de certaines activités comme la fabrication des outils et les technologies lithiques et ce, sans oublier le développement de la production alimentaire. Quant au troisième sujet, c’est l’origine de la complexité sociale en se concentrant sur la formation de l’Etat, l’évolution de l’art et la relation entre l’archéologie et l’identité. Le livre met le lecteur dans le milieu antique du continent en expliquant la géologie et les larges ordres climatiques de toute la zone pendant cette ère. D’ailleurs, l’évolution humaine y est traitée et aussi les aspects technologiques de fabrication des différents outils lithiques. La première partie invite le lecteur à un univers passionnant et intéressant. Ensuite, le livre emmène le lecteur aux différentes activités humaines et leur évolution. Mais la modification climatique a étendu son ombre sur ces activités, représentée par les sites variés, les implantations et les paysages. Cette ambiance a fait naître le pâturage comme principale activité.

Mais le changement climatique, incarné dans la désertification, avait aussi ses influences sur la vie humaine. Les communautés se déplaçaient en fait à la recherche des régions adéquates afin d’y vivre et se reproduire. Ces régions devaient comprendre l’eau qui était un facteur déterminant pour leur subsistance. Cet aspect a été longtemps dominé par la dispersion du pâturage du bétail au Soudan et en Afrique côtière. Pendant ce temps, plusieurs traditions culturelles distinctes sont apparues dont certaines ont continué à se développer, donnant naissance aux Etats significatifs. Cette évolution est marquée par la manipulation des ressources de plantes au lieu de les utiliser. Et ce sans connaître les formes d’exploitation de plantes qui pouvaient être décrites comme « l’agriculture », voire « l’horticulture ». Quant à la troisième partie de l’ouvrage, elle traite l’origine de la complexité sociale incarnée par l’Egypte prédynastique. Elle explore l’apparition et l’interprétation de l’art, notamment l’art rupestre. L’archéologie et l’identité africaine décrivent la question non résolue de l’expansion de Bantoue, communauté de l’Afrique du Sud aquatique, les rapports de travail des métaux et leur association avec la complexité sociale, illustrée par les sites Jenne-Jeno et le Grand Zimbabwe. La variété écologique et culturelle de l’Afrique invite à l’expérimentation de nouvelles approches et des méthodologies avec des implications pour l’étude de phénomènes urbains. C’est aussi un thème particulièrement d’actualité puisqu’un tiers des habitants de l’Afrique vit actuellement dans des zones urbaines, une proportion que l’on s’attend à voir monter dramatiquement. Cette vision globale de l’archéologie africaine, offerte par le livre, fait reconnecter l’Afrique du Nord avec le monde subsaharien et montre que les liaisons en Europe croisent le Sahara. Sans doute ce livre remarquable appelle à une archéologie africaine de plus en plus en croissance?

Doaa Elhami

 




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