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 Semaine du 4 au 10 mai 2011, numéro 869

 

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Egypte . Un de nos fidèles lecteurs exprime ses sentiments envers les événements actuels en Egypte et la chute de l’ex-président.

Le jugement de Moubarak

Les nouvelles publiées ces jours-ci dans les différents journaux prouvent que la politique menée par les médias égyptiens n’a pas beaucoup changé, même après la révolution. La chute du régime et les bouleversements dans la vie politique ne sont pas nécessairement signe d’un changement de mentalité. Juste après que le Parquet eut décidé de mettre en détention Gamal et Alaa Moubarak, des articles furent publiés dans les journaux concernant leur vie privée. Cette affaire liée à la vie privée des symboles de l’ancien régime a dépassé les limites lorsqu’un quotidien s’est habitué à publier des nouvelles telles que : « Le président souffre de dépression sévère mais continue à se teindre les cheveux en noir ! L’ex-président et sa femme sont très déprimés mais ils n’ont pas perdu de poids. Alaa Moubarak, fils aîné de l’ex-président, avait accusé son frère d’être responsable de toutes ces catastrophes et c’est à cause de lui que leur père a quitté le pouvoir de manière humiliante ». J’aimerais savoir, en tant que lecteur, quel profit peut-on tirer d’un article qui parle de la teinture de Moubarak ou même de son menu au petit-déjeuner ? Est-ce que de telles nouvelles concernant des faits sans intérêt sont compatibles avec les principes du code de déontologie des journalistes sur lequel se reposent ceux qui ont écrit ces articles ? Personnellement, ce qui m’intéresse ce sont les informations liées au parcours de l’enquête et aux détails qu’elle dévoile au fur et à mesure. Je suis pour le jugement de l’ex-président, mais je refuse absolument qu’on se réjouisse des malheurs de la famille Moubarak et de tous les responsables de l’ex-régime, à la prison de Tora actuellement.

Youssef Ghanem,
Le Caire.

Liberté sans frontières

L’Egypte vit actuellement une période de liberté : Qui parmi nous ne touche pas de près les changements positifs ? Notre révolution a tout changé autour de nous : nos visages, nos idées, nos mœurs et même nos personnalités. Après la pluie, le beau temps. Pour la première fois, je souhaiterais être derrière les barreaux de la prison de Torah, devenue un lieu très célèbre dans le monde. J’aimerais vivre avec l’équipe des corrompus : avec le coach Safouat Al-Chérif, l’entraîneur Zakariya Azmi, l’arbitre Ahmad Nazif, les juges Al-Maghrabi et Garana, l’attaquant Ahmad Ezz, le défenseur Fathi Sourour et le gardien de but Atef Ebeid, les deux avants-centres Gamal et Alaa Moubarak et prochainement le capitaine de cette équipe le père Moubarak qui est la cause de cette sélection corrompue.

Quelques questions à cette équipe célèbre : Qu’est-ce que l’Egypte vous a fait pour toute cette haine ? Pourquoi croyez-vous que votre sang est plus cher que le nôtre ? Quels égoïsme et injustice coulent dans votre sang ? Où êtes-vous maintenant ? Personne n’est loin de la loi et de la justice d’Allah. Qui parmi vous a souffert de nos maux ? Comment vivez-vous loin de votre autorité et de vos châteaux ? Sentez-vous la saveur de la liberté ? Combien coûte la vie sans dignité ?

Pas de pitié, pas de pardon pour les criminels qui ont volé nos richesses, tué nos souhaits, étouffé nos rêves et déchiré nos ambitions. C’est pourquoi on doit appliquer la plus sévère punition sur ces criminels afin de pouvoir récupérer nos richesses volées au lieu de demander des bourses et des aides financières aux autres pays qui augmentent à leur tour nos dettes. Notre Egypte doit renaître de nouveau. Vive la justice, vive l’Egypte !

Abdallah Abdel-Aal,
Mansoura.

Un peu de civisme

Dans une société qui connaît des contradictions comme la nôtre, il est tout à fait possible de voir sans cesse des gens faire une chose et son contraire. Je parle d’une situation que j’ai vécue il y a quelques semaines. Bien sûr, vous savez tous qu’après la révolution, il y a eu un réveil national et une effervescence des bons principes qui avaient disparu de notre société. Nous avons tous vu les publicités qui appelaient les gens à ne pas payer des pots-de-vin, à ne pas faire de discrimination entre les gens selon leur identité religieuse, à ne pas gaspiller l’eau potable … elles émanent de la volonté sincère des Egyptiens de vivre un changement culturel, civilisé et humain. Mais retournons à la situation que j’ai vécue ! Il s’agit d’un jeune qui, conduisant sa voiture juste devant moi, avait accroché une feuille portant le message suivant : « Maintenant, le pays est le nôtre. Il est temps d’arrêter de jeter les ordures par terre ». Mais malheureusement, par habitude, l’un des passagers de cette voiture a jeté un papier par la fenêtre. Un dernier mot : rêver d’un changement est une chose et travailler pour le changement en est une autre. Si on rêve de vivre dans un pays civilisé, commençons à agir comme des citoyens civilisés !

Nano Hicham,
Héliopolis.

Qui est Hisham Gad ?

Permettez-moi, chers lecteurs, de parler d’un artiste pluridisciplinaire doué d’un talent hors pair : Hisham Gad. Il s’est fait connaître dès son arrivée à Paris par sa manière d’interpréter les chansons populaires de Sayed Darwich, celles révolutionnaires de Fouad Negm et de cheikh Imam, mais aussi les grands classiques de la chanson arabe comme Abdel-Wahab, Abdel-Halim et Farid. C’est son héritage qu’il continue à faire vivre en le revisitant dans une progression musicale réussie. Il vit sa passion en France où il s’est installé, allant à la rencontre des artistes français, jouant avec Allain Leprest notamment. Il chante aujourd’hui la révolution, la célèbre avec d’autres artistes, dans de nombreux concerts de soutien au peuple égyptien. Ainsi, en plein printemps arabe, il chante un hommage à Ahmad Fouad Negm, rendu lors d’une soirée inoubliable à l’Institut du monde arabe à Paris. Le public reprenait en chœur les chansons dans une ferveur enthousiaste ce soir-là, dans la grande salle de spectacle.

Il est particulièrement bouleversant quand il chante « ô Sidi Bouzid », œuvre de son ami l’auteur-compositeur Ossama Khalil. En découvrant les marionnettes dans son quartier natal de Choubra au Caire, il a suivi des cours d’art dramatique, de théâtre, de mise en scène, de cinéma, de musique et de chanson. C’est donc un artiste accompli complet, touche-à-tout, avide de se nourrir d’art. Avant de se faire un nom, Hisham Gad a fait preuve de beaucoup de détermination, enchaînant répétitions et représentations à un travail vocal exceptionnel. Son style élégant autant en réinterprétation qu’avec des compositions originales a conquis un large public passionné par des chants de rêve et d’espoir. Quel plaisir que celui d’entendre aussi, durant cette soirée célébrant le premier Cham Al-Nessim après la révolution égyptienne, un poème écrit pour le printemps arabe par le poète et écrivain Khaled Roumo, sur une composition musicale au piano de Ghaiss Jasser « Quand le peuple hume la brise ». Ce poème sera chanté par Naziha Meftah, la merveilleuse interprète marocaine à la voix fairouzienne au Festival de Fès, des musiques sacrées du monde. Un concert qui promet d’être exceptionnel, comme ce printemps naissant.

Fatima Guemiah,
Paris.

La violence doit cesser

Pas un jour qui passe sans que nous entendions parler de tel ou tel acte de violence ou de brutalité. Même les hôpitaux et les écoles ne sont plus à l’abri de ces actes, ce qui met la vie de plusieurs personnes en danger. Récemment, un hôpital dans le quartier de Matariya a été attaqué par environ 400 voyous qui, portant des armes blanches, cherchaient un blessé dans l’hôpital. Ne trouvant pas la personne désirée, ils ont détruit les portes de l’hôpital, se sont dispersés dans les couloirs, cherchant ici et là une personne blessée, qui avait de sa part cruellement poignardé, lors d’une querelle, un membre de leur part, causant la panique des médecins et des malades de l’hôpital. Ce qui m’a surpris dans cet acte, c’est que tout s’est passé au vu et au su des agents de police supposés garder l’hôpital. Je comprends très bien qu’avec le déclenchement de la révolution, les forces de sécurité dépendant du ministère de l’Intérieur ont été obligées de se retirer, puis avec la chute du régime et les scandales révélés concernant le service de Sûreté d’Etat, elles furent complètement absentes de la rue. Mais avec le gouvernement de Essam Charaf, qui jouit d’une acceptation générale, nous espérons que les choses changeront. Par exemple, nous avons besoin de sentir un véritable changement profond dans la politique du ministère de l’Intérieur. Nous espérons voir prochainement un nouveau pays qui vit en paix et en sécurité.

Michel Karam,
Guiza.

 




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