Al-Ahram Hebdo, Voyages | Pour une promenade d’un jour

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 Semaine du 25 au 31 mai 2011, numéro 872

 

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Voyages

Initiative . Al-Qanater Al-Khayriya, un lieu de promenade privilégié des jeunes Cairotes, attend l’exécution d’un projet ambitieux de développement et de réaménagement. Si le site demeure agréable, la mise en œuvre des travaux doit commencer rapidement.

Pour une promenade d’un jour

Depuis les époques les plus reculées, les Egyptiens s’étaient attachés au Nil et le considéraient comme leur source de vie sur terre. Les souverains d’Egypte ont toujours attaché beaucoup d’importance à l’irrigation et à la régulation de l’usage des eaux. Ils avaient creusé des canaux et des puits dans le désert et construit des ponts sur le fleuve nourricier. Mais c’est à l’époque ottomane que l’Egypte témoigne d’une grande révolution qui se manifeste dans le domaine de l’agriculture et de l’irrigation. Plusieurs projets géants d’irrigation ont été exécutés tels les écluses, les canaux, les aqueducs et les réservoirs. L’eau nécessaire était assurée par l’adoption d’un système d’irrigation pérenne qui a permis l’augmentation de la superficie agricole. Cette période a été témoin de la construction de plusieurs projets géants, dont Al-Qanater Al-Khayriya (les aqueducs) en 1834, ou le Barrage du Delta avec ses très agréables et vastes jardins.

Il s’agit aujourd’hui de l’un des sites les plus visités par les Egyptiens, surtout durant les jours fériés. Il s’agit aussi d’une destination touristique bon marché qui représente un magnifique petit voyage d’une journée sur le Nil sans la tension inévitable inhérente aux lieux prisés traditionnellement par les touristes occidentaux. Le trajet agréable se fait en bateau, des navettes font des allers et des retours sur le Nil au départ du Caire.

Mais le site est aujourd’hui dans un état lamentable. Les installations, destinées aux loisirs et à l’accueil des visiteurs, sont vétustes et les routes sont en mauvais état. La situation nécessite l’exécution rapide de travaux pour rendre les vastes terrains d’Al-Qanater Al-Khayriya une curiosité incontournable pour le tourisme de masse, comme ils l’étaient pour longtemps.

Les monuments d’Al-Qanater et ses vastes jardins d’antan doivent être développés et restaurés dans le cadre d’un projet lancé par Adel Zayed, gouverneur de Qalioubiya. Il vise à mettre en valeur cette zone touristique et à l’inclure dans la carte générale du tourisme en Egypte. Les travaux doivent être exécutés sous la supervision du ministère d’Etat pour les Affaires des antiquités. Le site du Barrage du Delta a été enregistré comme monument islamique en 1989. Le projet inclut aussi le développement des moyens de transport qui relient Al-Qanater au Caire.

Barrage historique

Situé à 28 kilomètres en aval du Caire, à l’endroit exact où le Nil se divise en deux branches (celles de Rosette et de Damiette), le site d’Al-Qanater Al-Khayriya, commandé par Mohamad Ali, a été achevé en 1863. Ce barrage, établi à la pointe méridionale du Delta du Nil, assure la régulation hydraulique de la Basse-Egypte. A cette époque, le Barrage du Delta était considéré comme le plus grand ouvrage hydraulique du monde.

Le projet de l’établissement d’Al-Qanater remonte cependant à 1833. L’étude fut d’abord confiée à Linant de Bellefonds (1799-1883), un officier de marine français passé au service de Mohamad Ali. Le chantier fut inauguré en 1834. Une épidémie de peste provoque la fermeture du chantier deux ans plus tard. En 1842, les travaux sont confiés à un autre ingénieur en hydraulique, Mougel bey (1808-1890), un Français aussi. La construction du barrage a duré près de vingt ans, traversant ainsi les règnes de trois khédives. Plus tard, le khédive Abbass confie à Mohamad Mazhar (1810-1873) le soin de mener le projet à son terme. En 1863, le barrage est terminé, mais les vices de conception sont tels qu’il doit être constamment réparé. En 1883, il est question de l’abandonner à la lente destruction du fleuve.

L’ouvrage était édifié afin d’avoir en tout temps, même aux époques des plus basses eaux, une hauteur pour les eaux d’irrigation presque égale à celle des moments d’inondation, et cela sans interrompre la navigation. Composé de deux digues (une sur chaque branche du Nil), le barrage comporte des tours ressemblant à celles des châteaux. Suite à une mauvaise implantation, l’édifice a dû être consolidé à plusieurs reprises. En 1936, Mougel bey n’ayant jamais pu remplir entièrement sa mission, la régulation hydraulique de la Basse-Egypte est assurée par un autre ouvrage établi à 200 mètres en aval. Sa construction prendra 3 ans. C’est également à Mougel bey que seraient dus les plans de la forteresse entourant le barrage, Al-Qalaa Al-Saïdiya, du nom du khédive Saïd qui régna de 1854 à 1863. Elle fut construite entre 1856 et 1859 à la demande de Saïd pacha, fils de Mohamad Ali. Le parc et le jardin d’acclimatation ont été aménagés à la fin du siècle par Willcocks, un ingénieur anglais passionné de botanique.

Le site du Barrage du Delta abrite, entre autres, un musée de l’irrigation. Installé dans l’ancienne résidence de l’ingénieur en chef du barrage, ce musée possède une collection de maquettes des principaux ouvrages d’art du pays. L’ensemble retrace l’évolution de la technologie des barrages depuis 1860 jusqu’à nos jours.

Ce lieu de promenade apprécié par un grand nombre de familles sera finalement restauré et développé. C’est en tout ce qu’un projet préconise, il reste désormais à le mettre en œuvre, et cela est une autre histoire ... .

Amira Samir

 

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Informations pratiques

Il est possible de s’y rendre en bateau-taxi depuis la capitale. Départ de la station Maspero, devant l’immeuble du siège de la télévision. Une balade agréable d’une heure et demie vous attend, à moins que vous ne préfériez prendre le bus !

Six tombes de l’époque de Toutankhamon ouvertes au public

Six tombes, vieilles de plus de 3 000 ans, se trouvant à Saqqara, au sud du Caire, dont celles du trésorier du pharaon Toutankhamon Maoa et du chef de ses armées Horemheb, ont été ouvertes au public pour la première fois lundi, après leur restauration.

Ces tombes voisines ont été « méticuleusement » restaurées et certaines parois ont été protégées par des plaques de verre pour préserver les fresques, a indiqué le ministre d’Etat aux Antiquités, Zahi Hawas, en présentant les tombes.

Horemheb était le chef des armées de Toutankhamon et lui a succédé sur le trône, devenant le dernier pharaon de la XVIIIe dynastie. C’est son épouse qui est enterrée dans sa tombe : le général s’étant érigé, une fois arrivé au pouvoir, un mausolée dans la Vallée des Rois, à Louqsor, où il a été inhumé. Maoa, lui, était le « ministre des Finances » de Toutankhamon et l’un des hommes les plus puissants de son époque. Un site de plus à visiter lors d’une journée hors du Caire ...

 




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