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 Semaine du 25 au 31 mai 2011, numéro 872

 

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Environnement

Etude . L’humanité peut et doit faire plus avec moins, a souligné le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) dans son dernier rapport lancé dernièrement à New York.

Faire plus avec moins

« Si rien n’est fait pour découpler le taux de croissance économique du taux de consommation des ressources naturelles, le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l’humanité pourrait atteindre, d’après les estimations, 140 milliards de tonnes (soit trois fois les niveaux actuels) d’ici 2050 », souligne le rapport.rédigé par le Panel international des ressources du PNUE.

 Dans les pays développés, la consommation de ces quatre ressources-clés s’élève en moyenne à 16 tonnes par habitant (et dépasse parfois les 40 tonnes). A titre de comparaison, un Indien consomme en moyenne aujourd’hui quatre tonnes par an. D’après ce rapport, l’éventualité d’une hausse significative des niveaux de consommation, sous l’effet conjugué de la croissance démographique et économique, notamment dans les pays en développement, « va sans doute bien au-delà des niveaux supportables ». Les gisements bon marché et de bonne qualité de certaines ressources essentielles, comme le pétrole, le cuivre et l’or, commencent déjà à s’épuiser, avec pour conséquence une hausse des volumes de combustibles et d’eau douce nécessaires à leur extraction. « Le découplage est une solution gagnante sur tous les niveaux : économique, social et environnemental », estime Achim Steiner, sous-secrétaire général des Nations-Unies et directeur exécutif du PNUE. Il ajoute : « Les gens croient que les nuisances écologiques sont le prix à payer pour les bienfaits économiques. Nous ne pouvons pas et n’avons pas à continuer à nous comporter comme si ce compromis était inévitable. (...). Le découplage s’inscrit dans une transition vers une économie verte fondée sur de faibles émissions de carbone et une utilisation efficace des ressources, afin de stimuler la croissance, créer des emplois décents et éradiquer la pauvreté pour que l’empreinte écologique de l’humanité ne dépasse pas les limites de la planète ».

Ainsi, « le sommet Rio+20 de l’an prochain sera l’occasion de développer et d’accélérer l’éclosion de l’économie verte, dont les premiers bourgeons sont décelables dans l’ensemble des pays développés et en développement », estime aussi Steiner.

Le nouveau rapport du Panel international des ressources du PNUE, le quatrième de la série, a été rendu public à New York lors de la session annuelle de la Commission des Nations-Unies pour le développement durable, qui est axée sur la question de la consommation et de la production durables. Cette session précède d’un an la Conférence internationale des Nations-Unies sur le développement durable (Rio+20) qui se tiendra du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, autour des deux questions centrales de l’économie verte dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, et de l’obtention d’un accord sur un cadre international de développement durable.

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