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 Semaine du 25 au 31 mai 2011, numéro 872

 

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Egypte . Une de nos lectrices s’interroge sur les lendemains de la révolution du 25 janvier qui bouleverse le futur de l’Egypte et appelle la population à prendre ses responsabilités pour faire marcher le pays.

Au nom de la mère patrie

Je voudrais saluer l’auteur de l’article « Le prix de la liberté », publié dans le numéro 871 d’Al-Ahram Hebdo. Il dit : « L’Egypte aujourd’hui ressemble à un malade qui a subi une opération chirurgicale pour extraire une tumeur maligne : l’opération a réussi, mais il faut que le malade passe la période de convalescence ». Cette phrase m’a incité à vous écrire cette semaine pour exprimer ma douleur et mon inquiétude. En effet, comme beaucoup de jeunes Egyptiens, je suis inquiète pour l’avenir de mon pays, inquiète pour la révolution du 25 Janvier. Car notre Egypte traverse des moments très difficiles. Je parle bien évidemment de l’absence de sécurité, de l’anarchie qui sévit dans le pays, des actes de banditisme, des violences comme celle d’Imbaba et bien d’autres. Ce n’est pas tout : il y a aussi les prisonniers qui s’évadent, sans que l’on sache comment. J’en passe bien d’autres pour ne pas trop noircir l’image.

Il est vrai que le gouvernement actuel qui dirige le pays, celui de Essam Charaf, a été choisi et approuvé par les révolutionnaires du 25 janvier. C’est vrai qu’il y a beaucoup de problèmes dans le pays et qu’il s’agit d’un sale héritage de 30 ans de corruption et de malheurs. Mais les Egyptiens, et surtout les jeunes, veulent voir les fruits de leur révolution. Je dois aussi reconnaître que les manifestations qui ont lieu partout dans le pays pour des causes sociales doivent absolument cesser car elles ne font que ralentir et parfois même stopper la roue de la production du pays. Et puis, permettez-moi de poser ici une question : comment avons-nous pu attendre et supporter 30 ans d’injustice sans que nous puissions attendre quelques mois pour mettre le pays en ordre ?

Notre chère patrie est dans une situation très grave, économiquement et socialement. Je lance donc un appel à tous ceux qui aiment vraiment ce pays, aidez-le à se remettre et arrêtez les manifestations au moins le temps que le pays se relance. J’appelle tous ceux qui aiment ce pays à prendre leur part de responsabilité afin que le pays traverse cette période de crise sans trop de dégâts.

Nadia Ghanem,
Le Caire.

Stoppons les salafistes

Bonjour chers lecteurs d’Al-Ahram Hebdo. Permettez-moi d’aborder avec vous une conversation en ce qui concerne les événements sanglants qui ont remué l’Egypte dernièrement. Bien sûr, ces événements nous ont touchés tous, chrétiens et musulmans. On sait qu’il y a des mains invisibles derrière ces situations graves et catastrophiques, et pas seulement les salafistes. Il y a deux points dont j’ai envie de parler. Premièrement, que l’islam convient à toute époque et en tout lieu. En outre, cette religion a été mise à l’épreuve, pour ainsi dire, et elle a créé une autorité qui fut imposée par sa puissance et sa grandeur, ainsi que par la compassion manifestée à l’égard du monde, et sa direction de l’humanité — la meilleure au monde. J’estime que le concept de l’islam est clair et logique, mais ce qui ne l’est pas c’est ce qui passe maintenant avec les salafistes. Pourquoi les salafistes n’étaient-ils pas actifs sous le régime de l’ex-président Hosni Moubarak ? Ce qui est clair, c’est que les salafistes nous présentent leurs idées qui ne font qu’inciter à des situations encore plus dangereuses. Et finalement, je lance un appel aux forces armées pour qu’elles se montrent plus sévères avec eux et ne pas laisser le pays être secoué par une vague de turbulences graves.

Khadiga Mohamed,
Guiza.

Suzanne et la justice

Un événement qui a beaucoup marqué la scène politique et qui a préoccupé de nombreux Egyptiens : il s’agit de la santé de Suzanne Sabet, épouse de l’ex-président Hosni Moubarak. Suzanne Sabet a eu une crise cardiaque lors de son interrogatoire à Charm Al-Cheikh. Or, pour qu’elle soit transférée dans la prison pour femmes de Qanater au Caire, elle doit être en bonne santé. Au cours de l’interrogation, Suzanne a dit qu’elle était prête à remettre à l’Etat tout ce qu’elle possède en argent et propriétés. Est-ce vraiment suffisant ? Assurément, non. Savez-vous pourquoi ? Parce que cela signifie qu’elle ne sera pas condamnée et qu’elle n’ira pas en prison. Et la grande surprise est survenue lorsqu’elle a vraiment laissé ses avoirs qui étaient sous forme de comptes bancaires appartenant à la Bibliothequa Alexandrina et deux villas dans la banlieue cairote d’Héliopolis. Est-ce de cette façon que le peuple égyptien reprend ses droits ? Peut-on oublier ce que Mme Suzanne a fait à notre pays ? A qui le tour de laisser ses avoirs pour ne pas être inquiété par la justice ?

Galila Al-Qady,
Le Caire.

Non au chaos

Oui, chaque pouvoir et chaque force sont une arme à double tranchant, et la situation en Egypte le montre bien. Il s’agit des manifestations qui ne cessent de se multiplier chaque jour. Loin des demandes et droits réclamés, loin du fait qu’ils soient légitimes ou pas, la période n’est pas propice à ce que chacun cherche son propre intérêt sans penser au pays.

N’oublions pas que l’on vient de sortir d’une énorme révolution qui a causé la chute des symboles du régime précédent, qui a démoli tous les bâtiments de corruption construits il y a des décennies et qui a transféré les dirigeants et même le président devant la justice, ce qui a dévoilé encore plus de corruption. En d’autres termes, on ne peut qualifier la situation politique, sécuritaire et sociale en Egypte que par un mot : « chaos ».

Outre cet état de chaos, je dénonce le fait d’avoir recours à la violence pour obtenir ses droits. Une lecture rapide des articles publiés dans les journaux assure que la loi de la jungle est celle qui domine ces jours-ci. Pourtant, si on rêve d’une république où règnent la liberté et l’égalité sociale, il faut assurer l’application de la loi afin de ne pas tomber dans le piège du scénario de l’ancien régime. J’envoie ma lettre à tous ceux qui veulent un changement radical rapide. Dieu a créé le monde en 6 jours, alors laissez l’occasion au gouvernement de M. Charaf, jusqu’à maintenant très prometteur. Mettez vos demandes en suspens et soyez sûrs que vous allez acquérir vos droits avec le temps !

Antoine Sami,
Le Caire.

Le mariage en islam

Permettez-moi de vous parler de plusieurs genres de mariage permis par l’islam : misyar, misfar et mityar. Dans le mariage misyar, la femme renonce à certains droits que lui confère l’islam, comme le droit au logement et au soutien financier de son mari, et s’il a d’autres épouses, elle a le droit à une part égale du temps et de l’attention de son époux. Le mariage misfar est un mariage temporaire destiné à fournir un tuteur de sexe masculin aux élèves de sexe féminin, ce qui permet à ces dernières de poursuivre des études à l’étranger. Dans le mariage mityar, destiné à servir les besoins des membres d’un équipage se trouvant loin de leurs foyers pendant de longues périodes de temps, l’homme est autorisé à ne pas vivre avec sa femme et à ne pas payer de pension alimentaire. Il existe d’autres types de mariage, comme celui du motaa (plaisir), permis par l’islam chiite, limité dans le temps, qui peut prendre fin sans divorce. Le mariage orfi (coutume) est un arrangement qui ne nécessite pas de contrat officiel et ne confère aucun droit à la femme. Dans un mariage d’« ami », la jeune fille reste chez ses parents ; son époux et elle ne vivent pas en ménage mais se voient quand ils veulent et où ils veulent. Ce dernier type de mariage est destiné principalement à répondre aux besoins des jeunes musulmans résidant en Occident, qui souhaitent avoir une « petite amie », mais en toute légitimité religieuse. Le mariage misyaf est essentiellement contracté par des hommes riches du Golfe qui partent en vacances d’été dans d’autres pays musulmans et épousent des filles de ces pays pour un temps limité — entre une quinzaine de jours et deux mois — sans que les épouses n’aient conscience de la limitation dans le temps de leur union légale. J’attends vos réflexions.

Ghada Jamshir,
Bahreïn.

 




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