Al-Ahram Hebdo, Afrique | Un soutien avant le sommet

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 Semaine du 18 au 24 mai 2011, numéro 871

 

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Afrique

Madagascar . La Communauté de développement d’Afrique australe doit se prononcer sur la feuille de route proposée par la médiation africaine. En attendant, le président doit annoncer la date des élections présidentielles.

Un soutien avant le sommet

A quelques jours du sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le 20 mai, l’actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a affirmé vouloir aller « le plus tôt possible aux élections ». L’objectif de cette déclaration est de presser les pays membres de la SADC de voir validée une feuille de route africaine pour la sortie de crise. « Madagascar a besoin de paix et de stabilité. Il faut aller le plus tôt possible vers les élections avant le 30 novembre (début de la saison des pluies) », déclare le président de la Haute autorité de transition du pays. Le jeune dirigeant, âgé de 36 ans, achève à Paris une mini-tournée qui l’avait mené auparavant en Turquie, pour une réunion de l’Onu sur le développement. En France, il s’est assuré du soutien de Paris et de l’Organisation de la Francophonie avant le sommet africain du 20 mai. Lors de ce sommet, la SADC doit se prononcer sur la dernière tentative en date de sortie de crise, une feuille de route proposée par ses médiateurs qui reconnaît M. Rajoelina comme président de la transition jusqu’aux prochaines élections, sans toutefois fixer de calendrier. Ce document a été paraphé par huit groupements politiques et rejeté par les mouvances du président renversé en mars 2009, Marc Ravalomanana, et des ex-présidents Albert Zafy et Didier Ratsiraka.

Essayant d’inciter les pays africains à le soutenir, Rajoelina a affirmé, à propos des Etats membres de la SADC : « Je pense qu’ils sauront prendre la bonne décision ». Il plaide notamment pour que l’Afrique du Sud, où son rival Marc Ravalomanana vit en exil, « prenne en compte les aspirations du peuple malgache. Aujourd’hui, ce que la communauté internationale a le droit d’exiger, ce sont des élections libres et transparentes », dont la date ne pourra être fixée qu’après un feu vert au sommet. S’il refuse encore de se dévoiler explicitement, les déclarations du dirigeant malgache prévoient de plus en plus qu’il va être un candidat à la prochaine présidentielle. Rajoelina avait déclaré à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas être président. « Je sais que je dois apporter ma contribution. Je sais que je serai élu président de Madagascar, pour les élections à venir ou dans 5 ans », dit-il, répétant que « rien » dans la feuille de route ou la nouvelle Constitution malgache ne l’empêche de se présenter. Sous le coup, depuis deux ans de sanctions internationales, Andry Rajoelina se félicite de son bilan. « Malgré les sanctions, on a pu honorer nos dettes, faire tourner la machine administrative à Madagascar et payer les fonctionnaires. Nous avons atteint notre objectif », a exprimé l’homme fort, tout en reconnaissant que des progrès certains restent à accomplir pour développer le pays et éradiquer la corruption, en n’épargnant personne « du chef de quartier au palais présidentiel », a-t-il insisté.

Pour convaincre les pays africains de ses intentions, il a pressé le Parlement de transition d’entamer cette semaine sa session ordinaire. Durant 60 jours, les parlementaires non élus vont devoir se pencher principalement sur le code électoral, mais aussi sur d’autres lois très politiques en vue d’apaiser la situation et d’assainir le milieu. L’ordre du jour adopté court seulement jusqu’à mi-juin, alors que cette session ordinaire ne s’achèvera qu’à la fin de ce mois-là. Un certain nombre de textes ne sont pas encore parvenus au Parlement. Raharinaivo Andrianatoandro, président du Congrès, espère toutefois que ces lois dites d’apaisement pourront être étudiées. « Nous attendons encore ces lois-là. Je le rappelle, ce sont les lois sur l’amnistie, sur le statut de l’opposition, sur le statut des anciens présidents. Et également, on a demandé à ce que l’on revoie aussi le code de la communication. Comme on dit en français, on a du pain sur la planche ». Par ailleurs, la première question d’achoppement est l’amnistie. Un enjeu décisif pour tous ceux qui ont pu être jugés selon des critères politiques, et qui comptent bien retourner dans le processus électoral. Mais le Parlement va sans doute laisser la principale responsabilité à une structure créée spécialement pour la réconciliation nationale. Madagascar est plongé dans une grave crise politique depuis la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina, alors maire de la capitale, avec le soutien de l’armée.

Maha Salem

 




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