Al-Ahram Hebdo,Voyages | La trompette qui a fait éclater la révolution

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 Semaine du 20 au 26 avril 2011, numéro 867

 

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Patrimoine . Tous les jours, des pièces sont récupérées et d’autres volées. Etat des antiquités cette semaine.

La trompette qui a fait éclater la révolution

Trompette, manche d’un éventail, statuette en bois doré représentant le jeune pharaon Toutankhamon, un ouchepti de Youya, l’arrière-père du roi enfant, toutes des pièces qui ont été récupérées la semaine dernière et remises au ministère d’Etat pour les affaires des antiquités. Ces pièces récupérées viennent ainsi diminuer le nombre d’objets disparus du Musée égyptien à 33 pièces au lieu de 58. Parmi elles, trois objets faisant partie de la magnifique collection de Toutankhamon

Mais la trompette du jeune roi reste la plus célèbre, puisqu’elle porterait parait-il la malédiction des pharaons. « Elle a des pouvoirs surnaturels ! », souligne l’égyptologue Hala Hassan, responsable du « Trésor de Toutankhamon » au Musée égyptien. « Chaque fois que quelqu’un souffle dans cette trompette, une guerre se déclenche. Une semaine avant la révolution du 25 janvier, pendant une prise de photographie, un personnel du musée a soufflé dedans et, quelques jours après, la révolution a éclaté. La même situation avait eu lieu avant la guerre de 1967. Même avant la guerre du Golfe en 1991 alors qu’un étudiant faisait des recherches sur la collection de Toutankhamon, il a soufflé la trompette », raconte-t-elle sérieusement. Même déclaration annoncée par Zahi Hawas, ministre d’Etat pour les affaires des antiquités la semaine dernière, qui vient ainsi ouvrir le débat sur la malédiction des pharaons.

Les pièces ont été découvertes dans un sac dans la station de métro de Choubra Al-Kheima par un archéologue qui travaille au ministère d’Etat pour les affaires des antiquités.

Ce n’était pas l’unique récupération cette semaine. Deux autres ont eu lieu. La première était dans les environs de la ville du 6 Octobre. La police a pu arrêter 10 voleurs déguisés en uniforme militaire qui avaient l’intention de voler une stèle pharaonique découverte d’une tombe des oasis de Bahariya. Dans le même contexte, une autre arrestation a eu lieu, à Dahchour, lorsqu’un voleur a tenté de dérober une statue pharaonique. Bien que les récupérations soient nombreuses, il reste beaucoup de pièces à récupérer. L’absence de la sécurité pendant la période de la révolution a permis la perte d’un tas de choses. Il s’agit par exemple des dépôts du grand archéologue Sélim Hassan, dont les découvertes datent de 1929 et qui ont été volés. Selon Ali Al-Asfar, directeur de la zone des pyramides, 11 caisses ont été cassées et un nombre de leurs contenus a été volé. « Il est difficile de préciser leur nombre, parce que le comité responsable de trier les entrepôts n’a pas encore terminé son travail », commente-t-il.

 




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