Al-Ahram Hebdo, Afrique | La chute de Gbabgo

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 Semaine du 13 au 19 avril 2011, numéro 866

 

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Afrique

Côte d’Ivoire . Après d’intenses combats, les forces pro-Alassane Ouattara, le président élu et reconnu par la communauté internationale, ont arrêté son rival, le président sortant Laurent Gbagbo.

La chute de Gbabgo

Après plusieurs années de violences et de chaos, la crise ivoirienne semble être résolue. Le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, a été arrêté lundi à l’issue d’une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations-Unies (Onuci). « Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l’Hôtel du Golf (QG du camp Ouattara) par les FRCI », a déclaré l’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon Simon. Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, est en compagnie de son épouse Simone, considérée comme une « dure » du régime. « Le cauchemar est terminé pour les Ivoiriens », a déclaré Guillaume Soro, premier ministre d’Alassane Ouattara, assurant que M. Gbagbo et son épouse étaient « aux arrêts ».

Déjà, le président élu Ouattara a décidé de juger son rival Gbagbo. « Il est en bonne santé et sera présenté devant la justice pour les crimes qu’il a commis », a déclaré le porte-parole de Ouattara. Cette arrestation, au douzième jour de la bataille d’Abidjan, intervient après une soirée et une journée de frappes menées par les hélicoptères de l’Onuci et de la force française Licorne, visant officiellement les armes lourdes du camp Gbagbo.

Des combats acharnés avaient eu lieu depuis la semaine dernière entre les partisans d’Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Les forces de ce dernier ont attaqué le quartier général du président reconnu par la communauté internationale, Ouattara. Une attaque affirmée par le camp de Ouattara et niée par le camp de Gbagbo. Le porte-parole de ce dernier, Ahoua Don Mello, a ainsi vivement démenti que cette attaque a été menée par ses forces. « C’est absolument faux. Il n’y a pas eu d’attaque du Golf Hotel. Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l’armée française en Côte d’Ivoire, car en définitive, c’est l’armée française qui nous attaque. Le président Gbagbo appelle le peuple à la résistance pour faire barrage à cet énième coup de force », a indiqué Ahoua Don Mello.

En effet, les combats ont éclaté quelques jours après l’arrivée à Abidjan des forces d’Alassane Ouattara, venues du nord de la Côte d’Ivoire, de l’Onuci et de la Licorne. A cet égard, les forces pro-Gbagbo ont essayé de s’équiper pour affronter les forces pro-Ouattara. En même temps, le président sortant a lancé un appel au dialogue avec ses rivaux. « Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l’Onu et la Licorne », a ajouté le porte-parole de président sortant.

Pour défendre la situation de son camp, le porte-parole de Gbagbo a insisté que les accusations de l’Onuci sur une attaque du Golf Hotel prouvent « le parti pris de l’Onuci qui, dans sa connivence avec la Licorne, prépare sûrement une autre attaque » des positions de M. Gbagbo. Et le porte-parole a rendu public un appel de Laurent Gbagbo à la mobilisation contre les troupes françaises.

Une déclaration affirmée par l’Onuci et qui a incité les forces d’Assalane à se réunir avec les Casques bleus pour préparer une offensive afin d’arrêter Gbagbo. En effet, ces tirs contre le Golf Hotel étaient les premiers visant directement l’hôtel où sont retranchés Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois. « Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS, pro-Gbagbo) sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser », a indiqué un combattant des Forces républicaines de M. Ouattara.

Les troupes de Laurent Gbagbo se battaient avec acharnement dans les fiefs qu’elles ont conservés et où elles bénéficiaient d’une certaine mobilité. Dans l’autre camp, les troupes d’Alassane Ouattara essayaient de sécuriser le reste de la capitale économique qui souffre d’une grave situation alimentaire.

Une situation critiquée par la communauté internationale. A cet égard, Human Rights Watch (organisation de défense des droits de l’homme) a accusé samedi les forces pro-Ouattara et les forces pro-Gbagbo d’avoir commis des massacres dans l’Ouest ivoirien, affirmant détenir de nouvelles preuves de ces atrocités déjà dénoncées par l’Onu et des ONG.

Défendant la situation de Ouattara et de ses forces, les Etats-Unis ont condamné les violences perpétrées par les forces du président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. « Nous appelons M. Gbagbo à cesser les hostilités, à demander à ses partisans de se retirer et à se rendre au gouvernement du président Ouattara légitimement élu », a indiqué Mark Toner, le porte-parole de la Maison blanche, dans un communiqué, pour donner le feu vert à Ouattara. Chose dite chose faite. Mais, il reste encore beaucoup à faire pour garantir la stabilité du pays.

Maha Salem

 




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