Al-Ahram Hebdo,Dossier | L’homme qui a ouvert la boîte de Pandore

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 Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, numéro 838

 

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Dossier

Traitement Aux Frais De L’Etat. Le ministre de la Santé, lui-même accusé d’abus de pouvoir, a lancé la campagne contre la dilapidation des fonds de l’Etat.

L’homme qui a ouvert la boîte de Pandore

Hatem Al-Gabali, ministre de la Santé, a remboursé une somme de 350 000 dollars au service financier de son propre ministère. Cette somme est la valeur des traitements médicaux aux frais de l’Etat de son épouse.

C’est pourtant lui qui a déclenché le débat sur la dilapidation des fonds publics en ce qui concerne les décisions de traitement médical aux frais de l’Etat, dont ont bénéficié des parlementaires et des responsables. Il a ouvert le feu sur les 14 députés qui ont profité de leur statut comme représentants du peuple pour profiter de ce système et en priver les plus pauvres. Le ministre a même pris des mesures visant à contrôler ce service « miné par les défaillances et la corruption », notamment après une campagne médiatique qu’il avait lancée révélant que certains députés ont profité du système en place pour réaliser des gains personnels par millions.

Mais il semble qu’il n’a pas tenu compte de son propre cas. En effet, le conseil des ministres a pris dix décisions pour le traitement à l’étranger de son épouse dans la période qui va de 2006 à 2010. Des décisions qui ont été considérées comme une violation de la loi, qui consacre à l’origine ce système aux citoyens les plus démunis. Quant aux dépenses occasionnées, elles sont bien énormes. Elles ont atteint dans ce cas les 2 millions de L.E. Ceci sans compter les frais des billets d’avion aller retour en première classe. Les documents, révélant ce qui peut être considéré comme abus, ont été obtenus peu après la décision même du ministre de mettre fin aux affaires de corruption concernant le traitement aux frais de l’Etat. Ces documents, qu’avait présentés le député Mohamad Al-Omda, montrent que la décision 166 pour l’année 2006 affirme l’approbation du premier ministre d’un voyage de l’épouse du ministre pour les Etats-Unis pour un traitement dans un centre médical à New York, en plus d’une intervention chirurgicale nécessaire. Cette décision avait fixé la durée du traitement à un mois ainsi qu’une somme de 30 000 dollars, puis pour la même année une autre décision est prise. Cette seconde décision prévoit la poursuite du traitement avec une nouvelle somme de 10 000 dollars autres que les frais de voyage. Puis une troisième décision en 2007 pour un traitement de trois mois dans le même centre médical avec des frais de 70 000 dollars autres que les dépenses de voyage. Enfin, une nouvelle décision est prise en 2007, approuvant la poursuite du traitement médical au même centre pendant deux mois, avec des frais de l’ordre de 50 000 dollars, suivie d’une nouvelle décision en 2008 pour approuver l’augmentation des dépenses de 42 000 dollars, puis vient une nouvelle augmentation de 20 000 dollars et enfin une dernière augmentation de 10 000 dollars.

Tous les regards se sont donc tournés vers le ministre de la Santé et beaucoup d’interrogations l’ont poursuivi, il n’est sûrement pas un citoyen au revenu bas, en plus il est le propriétaire de l’un des plus grands hôpitaux de l’Egypte, Dar Al-Fouad. Pourquoi donc envoie-t-il son épouse se faire soigner a l’étranger dans l’un des plus grands centres médicaux aux frais de l’Etat ? Toute une série de questions qui ont peut-être obligé le ministre à rembourser toutes ces sommes. Mais, selon les observateurs, cela n’empêche pas qu’il a lui-même tenté de profiter de son poste. De toute façon, il a ouvert lui-même la boîte de Pandore.

Chaïmaa Abdel-Hamid

 

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