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 Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827

 

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Edito

La grande prison

Les jours se suivent et se ressemblent, dit-on. Pour la question palestinienne et l’aspect inhumain que réservent les Israéliens à la population en Cisjordanie et Gaza, les faits se ressemblent certes, mais gagnent en ampleur jour après jour. Il suffit de relever les plus récentes informations pour s’en rendre compte. L’allégement du blocus de Gaza n’est qu’une formalité, juste des paroles pour tenter d’apaiser la tempête née de l’affaire de la flottille. Pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est, la poursuite de la colonisation est un fait en dépit du moratoire, toujours d’ailleurs pas réel, une fiction en quelque sorte, puisqu’il maintient le principe même de la colonisation qui est en lui-même illégal. Un des derniers exemples est celui d’un village, Al-Walajah, dans le sud de la Cisjordanie promis à l’encerclement total par le mur israélien. Un des propriétaires palestiniens cités, Omar Hajaj, montre le futur tracé de la barrière qui transformera sa maison en « cage de zoo ». Il ne s’agit pas d’image, mais une des réalités des comportements israéliens et de l’idéologie sioniste, surtout l’extrême droite pour laquelle il faudrait soit se débarrasser des Palestiniens soit les enfermer dans des sortes de bantoustans. Les travaux sur cette partie inachevée de la barrière israélienne ont repris en avril après plusieurs années d’interruption.

Hajaj raconte qu’il a reçu un appel des ministères de l’Intérieur et de la Défense pour leur fixer un rendez-vous chez lui. Le jour même, Hajaj, dont la terrasse offre une vue unique sur Jérusalem et le quartier de colonisation de Gilo, a été informé qu’il y aurait une barrière électronique de 15 mètres de long et 5 mètres de haut entre le mur et sa maison qui se situera du côté « israélien », coupée du village. « Ils lui ont dit qu’on autorisera les visites de famille et des amis, mais qu’il devrait répondre d’eux. Il y aura deux portes pour sortir, mais elles ne devront jamais être ouvertes en même temps ». Le témoignage recueilli par l’AFP fait penser plutôt à un film sur le totalitarisme qu’à un fait réel. Mais c’est la réalité pure et dure de la mentalité coloniale israélienne que rien ne semble pouvoir arrêter. La barrière sépare les vivants, mais aussi les morts. Ahmad Saleh Barghouth, agriculteur sexagénaire, attend le 25 juillet une décision de la justice israélienne sur son recours pour que la barrière contourne la partie de son verger où reposent ses parents et sa grand-mère. Al-Walajah se targue d’abriter le plus vieil olivier de Palestine, un arbre noueux de 5 000 à 7 000 ans. Mais la perspective de la construction du mur menace l’existence même de la localité. « Le mur est l’une des manifestations les plus laides de la colonisation », a affirmé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat dans un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 9 juillet 2004, jugeant sa construction illégale et exigeant son démantèlement. Mais Israël lui défie toutes les formes de justice et il continuera de le faire face aux molles réactions de l’Occident. 

 




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