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 Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827

 

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Environnement

Réserves Naturelles. L’oasis de Siwa a tenu son troisième festival annuel axé notamment sur les problèmes environnementaux dont elle souffre.

Un intérêt prioritaire

Siwa a besoin constamment de développement et de l’intérêt de la part des responsables de l’Etat. Cette réserve naturelle ne figure pas encore sur la liste des priorités du gouvernement égyptien, bien qu’elle jouisse d’une superficie de 7 800 kilomètres carrés. Elle est située à l’ouest de l’Egypte, à la frontière libyenne et à 560 km au sud du Caire. Elle est riche aussi en espèces diverses de faune et de flore. Cette réserve naturelle occupe une place importante dans l’éco-tourisme en Egypte, mais manque de beaucoup de moyens de sécurité et souffre de problèmes de drainage agricole et de l’eau souterraine. Telles sont les conclusions de la rencontre entre responsables et cheikhs des tribus de Siwa. Dans le cadre des célébrités de l’année 2010, année de la biodiversité, le secteur de la protection de la nature au sein de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE) a organisé la semaine dernière le troisième festival annuel de Siwa. Il s’agit d’un festival visant à attirer l’attention des responsables sur cette oasis, sujette à une biodiversité négligée, pour ne pas dire une détérioration.

Cette rencontre, qui a duré une seule journée, partagée en deux séances, réunissant le président de la Fédération arabe de la protection de la vie sauvage, le directeur de la réserve naturelle de Siwa et le président de la ville de Siwa ainsi que 11 cheikhs des différentes tribus, a été une occasion pour que les interlocuteurs se mettent d’accord sur l’importance de mettre un terme aux problèmes environnementaux dont souffre cette réserve naturelle. Ils ont discuté également des solutions possibles. « Jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été réalisé. On a parlé depuis longtemps des problèmes dont souffre cette réserve, mais les progrès sont minimes. La nature de cette réserve fait qu’elle reçoit l’eau souterraine, la pluie et l’eau du drainage agricole. L’augmentation du niveau de la nappe phréatique constitue un vrai danger pour les habitants de Siwa. Il est temps d’utiliser intelligemment l’eau du drainage pour encourager le développement, vu que l’agriculture est l’activité principale dans cette réserve. Cette eau devrait être mélangée avec de l’eau souterraine et transportée dans le désert afin de les réutiliser dans la culture des palmiers, des oliviers et des plantes sauvages », explique Wafaa Amer, directrice du secteur de la protection de la nature au sein de l’AEAE.

Selon les participants, même le patrimoine culturel de la société siwie, sa langue qui n’est pas une langue écrite et les produits de l’artisanat ont besoin de préservation. Durant ce festival, les responsables n’ont pas manqué de saisir l’occasion pour organiser une exposition sur tous les aspects de la vie à Siwa ainsi que sur les produits artisanaux.

Il est question également d’encourager la société civile, les bédouins et les services gouvernementaux à contribuer à une surveillance bien contrôlée de l’éco-tourisme dans la réserve.

Une oasis qui mérite une priorité

Bien qu’elle fasse partie des plus anciennes zones du monde entier et qu’elle possède une partie de la Grande Mer de sable, elle-même considérée comme système sauvage (sol, air et eau ainsi que leurs êtres vivants), la réserve naturelle Siwa n’occupe aucune priorité dans les plans de développement de l’Etat égyptien. « Même si l’Etat n’a pas manqué de construire la route Matrouh-Siwa de 300 km environ, cette route n’est pas sécurisée. Elle a besoin de commissariat et d’ambulance ou d’unités de secours quotidiennes. Les habitants et les bédouins ont besoin de soutien de la part de l’Etat pour travailler dans la réserve et pour qu’ils contribuent à la conserver. J’ai eu des discussions avec les cheikhs des tribus dans cette réserve et je peux assurer que le rôle du secteur de protection de la nature, des réserves naturelles et du ministère de l’Environnement est complètement absent ! Il faut y avoir une coordination entre les ministères concernés du Tourisme et de l’Environnement pour que cette zone figure sur la liste de tourisme, exactement comme l’Etat a fait avec Louqsor ! », assure Sami Al-Filali, président de la Fédération arabe de la protection de la vie sauvage. Il insiste pour que Siwa, dotée d’une diversité naturelle, environnementale et culturelle, soit déclarée comme une région ayant une spécificité afin qu’elle obtienne l’attention nécessaire de la part de l’Etat.

Racha Hanafi

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