Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe |
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 5 au 11 mai 2010, numéro 817

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Palestine. Mohamad Sobeih, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe chargé du dossier palestinien, s’exprime sur l’éventuelle relance des négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens.

« Israël ne veut tout simplement
pas d’un Etat palestinien »

Al-Ahram Hebdo : Peut-on confirmer aujourd’hui, au vu des efforts diplomatiques américains et arabes, que les négociations de proximité entre Israéliens et Palestiniens vont reprendre prochainement ?

Mohamad Sobeih : Nous ne pouvons pas confirmer que les négociations vont reprendre, car nous ne sommes pas prêts à la moindre concession en ce qui concerne l’arrêt de la colonisation, ou même ce que l’on appelle l’extension naturelle des colonies, ainsi que les gestes de provocation israéliens. Lorsqu’Israël parle de nouvelles colonies, cela signifie simplement l’arrêt des discussions. Donc, rien n’est sûr pour le moment, si l’on peut garantir que l’Etat hébreu stoppera ses activités de colonisation, alors on peut garantir la reprise des pourparlers. Or, toutes les expériences du passé ont prouvé qu’Israël ne tient pas ses engagements. Ceci a été prouvé encore une fois début mars, lors de l’annonce de la construction de nouvelles colonies en même temps que celle de la reprise de négociations indirectes. Les agissements d’Israël montrent tout simplement qu’il ne veut pas d’Etat palestinien.

— Face à ce scepticisme, pourquoi donc les Arabes ont-ils soutenu la reprise des négociations indirectes ?

— Les Arabes veulent avant tout donner une chance à l’administration du président américain, Barack Obama, pour qu’elle tente de convaincre Israël de reprendre réellement le processus de paix et d’éviter les actes de provocation. Si Israël ne répond pas aux pressions américaines, ce sera un coup dur non seulement pour le processus de paix, mais aussi pour la Maison Blanche.

— Y a-t-il des pressions américaines sur les Arabes et les Palestiniens pour qu’ils acceptent la reprise des pourparlers ?

Nous n’acceptons pas les pressions mais nous voulons un processus de paix sous le signe de la transparence. D’autre part, nous ne sommes pas prêts à céder sur nos demandes ni à faire des concessions. Chacune des parties doit respecter ses devoirs.

Qu’en est-il des garanties que les Palestiniens auraient eues de la part des Américains pour la relance des négociations ?

— La partie palestinienne est celle qui se montre toujours prête à la relance du processus de paix. Mais il y a eu, en effet, un échange de lettres entre l’Autorité palestinienne et l’administration américaine. Certaines informations confirment que des garanties ont effectivement été données. Mais les Palestiniens refusent de rendre publics ces détails et c’est d’ailleurs leur droit.

Propos recueillis par Maha Salem

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.