Al-Ahram Hebdo, Opinion
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 mai 2010, numéro 819

 

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Opinion

Abdel-Moneim Saïd

Abdallah Al-Achaal

Farouq Goweïda
 

Gamal Zayda
 

Farahat Hossameddine
 


Edito

Bagdad en difficulté

Al-Qaëda en Iraq, accusée d’avoir commis la semaine dernière la vague d’attentats les plus meurtrières depuis le début de l’année pour venger la mort de ses chefs, a prouvé qu’elle était capable de mener des attentats sophistiqués et de déjouer une sécurité mise en cause pour ses négligences.

Grâce à une organisation qui a révélé un haut degré de sophistication, les insurgés ont mené, en un seul jour, 60 attaques dès les premières heures du matin jusqu’à tard le soir sur l’ensemble du territoire iraqien, causant 110 morts et plus de 500 blessés. L’Iraq n’avait pas connu d’attaques de cette ampleur depuis 2007, quand il était plongé dans les pires violences confessionnelles. Depuis le début de l’invasion menée par les Etats-Unis en mars 2003, entre 96 000 et 112 000 civils ont été tués dans les violences, selon les estimations d’organisations indépendantes.

Un large arsenal a été utilisé pour faire un maximum de victimes : à Bagdad, où les importantes mesures de sécurité rendent difficiles les gros attentats, les insurgés se sont déguisés en agents municipaux de la voirie, attaquant à onze reprises des barrages militaires avec des armes munies de silencieux. Dans d’autres villes où le dispositif de sécurité est moins important, ils ont adopté la technique classique du double, voire du triple ou même quadruple attentat à la voiture piégée et à la bombe. La ville de Hilla, à 95 km au sud de Bagdad, a été le théâtre d’un véritable carnage. Deux voitures piégées conduites par des kamikazes ont explosé alors que des ouvriers gagnaient les bus pour rentrer chez eux. Une troisième voiture a explosé cinq minutes plus tard, puis une quatrième à l’arrivée des policiers et des ambulanciers. Bilan : 53 morts et 157 blessés.

Ces violences ont encore une fois révélé les manquements dans le système d’alerte et de renseignements essentiels pour éviter de telles attaques. Selon une source de sécurité, des informations avaient ainsi été diffusées deux semaines plus tôt pour prévenir de l’imminence « d’actions terroristes » dans les provinces chiites du sud. Mais aucune précaution supplémentaire n’a été prise. Le message de cette série d’attentats est clair : la capacité de nuisance d’Al-Qaëda est intacte et elle peut attaquer au même moment dans différents endroits. Au-delà, c’est la crédibilité du régime politique en place — dont le maintien de la sécurité est la mission première — qui est mise en cause.

 

 

 

 




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