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  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 14 au 20 avril 2010, numéro 814

 

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Ecoles. La violence dans les établissements scolaires occupe beaucoup les médias ces deniers jours. Un lecteur s’exprime sur ce sujet.

Je ne comprends plus

Une série de violences ont lieu ces jours-ci dans les écoles égyptiennes. Le professeur n’est plus ce pédagogue respecté qui œuvre à la construction des nouvelles générations de ce pays, mais il est devenu récemment, selon certains, le premier ennemi des écoliers. Ce qui se passe dans les classes ces jours-ci est inexplicable. Parfois, un professeur casse le bras d’un élève parce qu’il n’a pas répondu correctement à une question. Une autre donne des coups de pied à une petite parce qu’elle n’était pas active pendant le cours. Un troisième piétine la tête de son étudiant parce qu’il n’a pas fait telle ou telle chose. Plus besoin de parler des gifles ou des insultes, puisque celles-ci sont remplacées par d’autres sanctions plus fortes, même plus humiliantes et pénibles. Que se passe-t-il dans nos écoles ? est passé ce professeur-modèle, celui qui incarne à la fois la connaissance et les qualités humaines ? On ne peut pas dire que cela soit la faute du professeur seul. Les élèves, eux aussi, ne sont plus aussi faciles à traiter. Parfois même, ce sont eux qui cherchent à exacerber leur professeur, cherchant un soi-disant héroïsme devant leurs copains. Si l’on continue à négliger ce phénomène, on verra prochainement les élèves aller à l’école avec des couteaux. C’est catastrophique !

Pour sauver la situation, familles et direction d’écoles doivent agir ensemble. La maison ne doit pas négliger son rôle disciplinaire, puisque c’est que commence l’éducation. L’école doit aussi regagner le respect qui lui est ..., cela non pas avec la violence, mais par la fermeté, le respect et l’amour. C’est indispensable pour le progrès de notre société.

Antoine Sami,
Le Caire.

L’ambassadeur de la francophonie

Tout d’abord, j’aimerais saluer l’équipe et les journalistes d’Al-Ahram Hebdo pour les efforts déployés et les articles variés qu’ils nous présentent. Des articles qui touchent vraiment le quotidien égyptien sans oublier les événements internationaux. Quand j’étais à l’école, on avait l’habitude d’acheter Al-Ahram Hebdo chaque mercredi pour lire et discuter quelques articles du journal pendant le cours de français. C’est pourquoi j’apprécie ce journal depuis longtemps, peut-être parce qu’il est le seul en Egypte à répondre aux besoins des lecteurs francophones égyptiens, avec des articles intéressants et des enquêtes de haute qualité. De plus, l’Hebdo a assuré sa distinction, et pendant des années, il est devenu le seul représentant digne de ce nom sur le terrain de la francophonie en Egypte, résistant aux obstacles qui ont mené à ce que, pendant le dernier Salon du livre, la francophonie était complètement absente. Je souhaite une longue vie à Al-Ahram Hebdo et j’espère le progrès de la francophonie en général.

Samiha Kamal,
Minya.

Abandonner le banc de touche

Récemment, l’Egypte a témoigné d’un réveil politique avec le retour du Dr Mohamad ElBaradei et son intention de se présenter aux présidentielles de 2011. Des événements qui nécessitent la participation de tous les Egyptiens pour construire le futur de notre pays. C’est pour cela que j’invite les jeunes, l’espoir de cette nation, à s’engager dans la vie politique et prendre part aux événements récents, car leur avenir sera transformé radicalement. Beaucoup pensent qu’il est inutile d’exprimer son opinion dans ce pays, pensant que la corruption et la bureaucratie ont étouffé tout espoir. C’est vrai que notre pays souffre de tout cela ; pourtant, l’espoir existe encore, et il ne se réalisera pas sans nous. En fait, l’espoir c’est nous, vrais Egyptiens, fils de cette patrie. Un dernier point que je dois citer, c’est que le Tribunal administratif a obligé le ministère de l’Intérieur, en mars 2010, à délivrer des cartes électorales tout au long de l’année. Avec ces nouvelles dispositions, je pense que nous sommes sur la voie vers un avenir plus clair. Il est temps d’être actifs, d’abandonner le banc de touche, d’exprimer son avis et déclarer à haute voix son rêve.

Gihane Mohsen,
Alexandrie.

Quand la formation se limite à la télévision

Avant, les femmes restaient à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Le fardeau de l’éducation des enfants en bas âge reposait complètement sur leurs épaules. Aujourd’hui, alors que les besoins de la vie ont obligé les femmes, d’une manière ou d’une autre, à avoir un revenu, il est devenu très difficile pour celles-ci de surveiller en même temps la croissance de leurs enfants comme elles le faisaient avant. Tout cela sans aucune intervention des hommes. Pendant ce temps, les enfants ont trouvé un autre formateur beaucoup plus intéressant, nommé télévision, et qui travaille 24h/24 ! Pourtant, tout ce qui est diffusé sous le nom de « programme pour enfants » ne convient pas aux enfants. En fait, 90 % des programmes diffusés sont importés de l’Ouest, portant parfois un contenu ne convenant pas à nos enfants. Il n’est plus surprenant de trouver des scènes de violence dans ces programmes. En fait, l’industrie des programmes pour enfants s’est basée sur la violence, en ayant recours à ces héros imaginaires qui tuent leurs ennemis à la fin de l’émission. Il ne faut pas prendre tout cela à la légère. Et si l’on analyse le comportement des enfants de nos jours, on remarquera qu’ils souffrent de diverses tensions. En fait, ces petits ont graduellement perdu de leur pureté, et la télévision en est le coupable principal. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Filtrez ce qui est présenté à vos enfants, surveillez-les autant que possible, et si vous remarquez un changement dans leur comportement, ayez le temps de leur parler et cherchez ce qui les gêne.

Medhat Amin,
Minya.

Non aux méthodes de Badr

La récente visite dans les écoles du ministre de l’Education, Ahmad Zaki Badr, a fait la une des journaux. Non pas à cause des négligences constatées, puisque toutes les écoles souffrent du même problème, mais à cause de sa vive réaction vis-à-vis du corps enseignant. J’ai senti que le ministre a voulu faire un show médiatique. La façon avec laquelle il a sanctionné les professeurs n’est pas convenable. Il s’est moqué d’eux devant les élèves et les a mutés dans d’autres établissements, comme si cela allait arranger le problème. De même, lorsqu’il a trouvé un élève sans cahier, il l’a exclu pendant 15 jours. Alors, je me demande : un ministre a-t-il le droit de procéder ainsi sans enquête officielle ?

Je trouve aussi que la façon par laquelle le ministre a accueilli et a traité le directeur de l’école était humiliante. Je ne défends pas le directeur, mais je critique le comportement de Zaki Badr qui, épris par la force du pouvoir, a piétiné la dignité humaine et a agi de manière immorale. N’oublions pas que, devant les écoliers, il a répété maintes fois les mots : « poubelle » et « tas d’ordures » en qualifiant l’école. Le ministre, qui est avant tout un pédagogue vertueux, a oublié qu’un tel comportement est complètement prohibé. C’est pourquoi je pense que le choix du Dr Zaki Badr pour le poste de ministre de l’Education est maladroit. Ce n’est pas de cette manière que Badr améliorera l’éducation. Je dis non aux méthodes de Badr.

Amina Salem,
Fayoum.

 




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