Al-Ahram Hebdo, Opinion
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 31 mars au 6 avril 2010, numéro 812

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
 
Opinion

Mohamed Salmawy

Abdou Mobacher

Abdel-Mohsen Salama
 

Abdel-Moneim Saïd
 

Radwane Ziyada
 


Edito

Pression

Les Etats-Unis semblent déterminés à poursuivre leur bras de fer avec Benyamin Netanyahu au lendemain d’une visite infructueuse à Washington du premier ministre israélien, dans l’espoir d’aboutir enfin à une relance du processus de paix.

Netanyahu a été incapable d’apaiser son puissant allié, malgré trois jours d’entretiens intensifs avec le président Barack Obama et son équipe au complet. Jeudi, alors que s’achevait la visite de Netanyahu, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a répété que l’impasse entre Israël et les Palestiniens sapait « les intérêts américains en matière de sécurité nationale » dans la région. Le vice-président américain, Joe Biden, avait été le premier à invoquer l’argument, lors de sa visite en Israël qui a mis le feu aux poudres il y a trois semaines. Annoncer de nouvelles constructions juives à Jérusalem-Est, avait-il déploré, affaiblit la crédibilité des efforts américains pour la paix au Proche-Orient et met en danger la tentative de l’administration Obama pour regagner la confiance du monde arabe.

Le président Obama aurait soumis à Benyamin Netanyahu un document écrit, exigeant notamment que ce dernier s’engage à ne pas reprendre la colonisation en Cisjordanie en septembre à la fin d’un moratoire partiel de 10 mois décrété pour la construction de logements. Obama réclamerait également un arrêt de la construction de logements dans les quartiers israéliens à Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat. Sur ce point, Netanyahu a jusqu’à présent exclu tout moratoire. Le président américain a également insisté sur la nécessité de discuter de toutes les questions-clés, notamment les frontières du futur Etat palestinien alors que le premier ministre israélien estime que la priorité doit être accordée aux arrangements de sécurité que doivent fournir les Palestiniens.

Jusqu’où peut aller cette pression américaine ? Plusieurs commentateurs, aux Etats-Unis et en Israël, ont suggéré que Washington voulait pousser Benyamin Netanyahu à briser sa coalition de droite actuelle au profit d’une entente avec sa rivale centriste Tzipi Livni, chef du parti Kadima. Poussé dans ses derniers retranchements à l’issue d’entretiens houleux à la Maison Blanche, le premier ministre israélien devra choisir entre la cohésion de sa majorité de droite et les concessions pour la paix demandées par Washington. En cédant aux exigences du président Obama, Netanyahu provoquerait inéluctablement l’implosion de sa coalition gouvernementale de droite. Dans le cas contraire, les relations avec le grand allié américain se détérioreraient, de même que le processus de paix avec les Palestiniens, déjà en panne.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.