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 Semaine du 22 au 28 décembre 2010, numéro 850

 

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Famille . Une de nos lectrices propose l’idée de se séparer momentanément de son conjoint pour estomper les effets dévastateurs de la routine quotidienne sur les couples.

Congés de vie conjugale

Permettez-moi de discuter avec les lecteurs d’Al-Ahram Hebdo un sujet un peu étrange mais toutefois réel. A mon avis, on peut formuler une bonne solution susceptible de diminuer et de limiter les conflits qui existent dans les couples mariés. Mon idée se résume en une simple proposition : donner des congés à la vie conjugale. Pourquoi ne pas se séparer momentanément ? Chacun des deux peut ou même doit passer quelques jours avec sa famille ou ses amis, l’important est qu’il soit loin de son conjoint et de l’ambiance du foyer conjugal. Cela peut avoir de très bons côtés. D’abord cette suggestion permet de rompre avec la routine de la vie quotidienne, notamment pour l’homme qui se plaint toujours de cette routine après quelques années de mariage. Par ailleurs, la femme a besoin de sentir qu’elle est libre sans aucune surveillance ou responsabilité. Elle a besoin de vacances pour s’éloigner, ce qui peut l’aider à poursuivre sa vie et ses tâches quotidiennes avec énergie. De même, et c’est le plus important, ce petit congé ravive les sentiments et permet à l’amour et à la tendresse, oubliés et disparus à cause des problèmes quotidiens, de renaître. Est-il possible d’appliquer cette suggestion en Egypte ?

Rama Fathi,
Hurghada.

Une pensée pour Abdel-Wahab Al-Messeri

Il y a quelques années, l’Egypte a perdu un de ses grands penseurs, Abdel-Wahab Al-Messeri. Ce dernier, professeur de littérature anglaise, a offert à la vie intellectuelle des œuvres qui sont considérées comme des trésors. Il avait écrit plusieurs ouvrages sur le sionisme, rédigeant la première Encyclopédie en arabe du sionisme et du judaïsme, célébrée en Egypte et dénoncée par Israël. Il a aussi écrit pour les enfants, il voulait implanter les principes de la liberté, de la justice et des droits de l’homme dans ses écrits. Il a aussi participé à la vie politique et en 2007, il a été choisi comme coordinateur du mouvement opposant Kéfaya (assez). J’ai été bien déçu en le voyant détenu par la police deux fois. D’ailleurs, l’Etat ne l’a jamais pris en considération. Quand il a été atteint du cancer, il a présenté une demande pour être soigné aux frais de l’Etat, mais il n’a pas reçu de réponse. De plus, lorsqu’il est mort, aucun responsable gouvernemental n’a assisté à ses funérailles. Est-ce parce qu’il s’opposait au régime politique ? Où sont donc passées la démocratie et la liberté d’expression ? Malgré cela, il y avait quand même de grandes personnalités de tous les courants politiques et culturels avec la présence d’une foule de citoyens respectant cet homme. Je pense enfin que nous devons saisir l’occasion pour faire revivre ses travaux et les propager parmi la jeunesse.

Yassine Zohdi,
Alexandrie.

Les universités, un lieu de festivités ?

Il y a deux semaines, j’ai appris dans les journaux l’incident de l’effondrement d’un amphithéâtre qui n’était pas prêt à l’utilisation, durant le concert de la star Amr Diab. Résultat : environ 65 étudiants ont été blessés, dont 8 ont été envoyés aux soins intensifs. Je regrette ce qui est arrivé à ces jeunes, mais je souhaite parler de cet incident sous un autre angle. D’abord, en lisant l’article, je me suis posé la question suivante : depuis quand organise-t-on des concerts dans les universités, consacrées à instruire les jeunes ? Même si cela avait un objectif charitable, je pense que ces concerts musicaux mènent à ce que l’université perde graduellement sa « sainteté » auprès des étudiant et de la société. Alors il n’est plus étrange de dire que les jeunes ne vont plus à l’université pour apprendre ou s’instruire et que ces universités sont devenues des lieux où l’on rencontre les amis en frimant. Je ne suis pas contre l’organisation de concerts, mais je ne suis pas d’accord pour le faire dans l’enceinte des universités et sous l’égide du recteur et des professeurs.

Youssef Yosri,
Guiza.

Charm Al-Cheikh et ses requins

Il y a quelques jours, une touriste allemande a été tuée a Charm Al-Cheikh par un requin, alors qu’elle nageait dans la mer Rouge, l’une des plus belles destinations d’Egypte et considérée comme l’un des plus célèbres sites touristiques. C’est la troisième attaque de son genre, sans oublier qu’en 2009, une touriste française a été victime d’une attaque d’un requin en mer Rouge aussi, au sud de Marsa Alam. Une association de protection de la nature avait toutefois averti qu’au moins un des requins agresseurs se trouvait encore en liberté, alors que la plage était rouverte aux touristes. Les requins chassant généralement en pleine mer, le gouverneur du Sud-Sinaï a estimé que le prédateur avait pu être attiré près des côtes par un bateau transportant du bétail qui a jeté en mer des moutons morts.

En fait, l’apparition des requins dans des lieux si proches des plages n’est pas un phénomène habituel ; pourtant, cette apparition coïncide avec la surpêche commise dans cette région. Et malgré le fait qu’il est absolument non recommandé dans toutes les régions du monde de pêcher les petits poissons, puisque cela peut nuire à l’équilibre écologique, les pécheurs en Egypte y sont indifférents. Ce qui a causé cette catastrophe qui laissera certainement ses traces sur l’économie du pays et sur le tourisme d’Egypte. Il faut appliquer des lois de dissuasion dans ces régions et aussi il ne faut jamais sous-estimer les catastrophes en affirmant que c’est un cas spécial. Si le ministère de l’Environnement avait pris des pas positifs vis-à-vis de cet accident, peut-être aurions-nous sauvé la vie de la touriste allemande.

Dalia Mohamed,
Le Caire.

Enfants des rues

« Que Dieu vous accorde le succès, que Dieu vous donne la santé, que Dieu vous garde ! ». Tant d’invocations répétées par les mendiants afin d’obtenir une ou deux livres. Le pire, c’est que ce sont souvent des enfants qui mendient. Une fois, une petite fille de 9 ans, en haillons, me tirait la manche de ma chemise en me demandant des sous pour acheter de quoi manger.

Après que j’eus fait quelques pas, un autre petit garçon s’est approché de mon amie en lui implorant d’acheter une fleur qui coûtait 50 piastres. Pire encore, ce sont souvent les mères qui poussent leurs enfants à la mendicité, en les envoyant notamment près des universités en période d’examens.

Ce phénomène s’est largement propagé dans notre société. Et c’est un vrai désastre que des enfants, au lieu d’aller à l’école pour apprendre à lire et à écrire, passent les plus beaux jours de leur vie à errer dans les rues. Les mères pauvres exploitent leurs enfants au lieu de leur donner la tendresse, l’amour et la sécurité à cause du manque d’argent et de leur incapacité à nourrir leurs petits.

Ces enfants deviennent très tôt responsables, ils doivent subvenir aux besoins de leur famille souvent nombreuse. Car beaucoup de parents croient encore que les enfants sont une richesse et en font beaucoup. C’est là l’origine du problème. Faire des enfants pour les lâcher dans les rues, est-ce concevable ? Où est l’instinct maternel de ces mères ? Ces parents, même incultes, ne savent-ils pas que leurs enfants peuvent devenir des délinquants ? En effet, les enfants de la rue sont bien souvent de futurs délinquants, voire des criminels. Dans la rue, ils apprennent le cambriolage, la toxicomanie, l’escroquerie, etc. Enfin, je veux conclure en m’interrogeant : quand pourra-t-on marcher dans la rue sans rencontrer de clochards ou de petits mendiants ?

Rania Al-Sayed,
Tanta.

Joyeux Noël

D’abord, je souhaite de très bonnes fêtes à tous les Egyptiens, chrétiens et musulmans, les deux pôles de la nation, à l’occasion des fêtes de Noël et de la nouvelle année.

Ensuite, j’espère que cette période des fêtes sera une occasion pour que les Egyptiens retournent aux principes de la citoyenneté qui ont toujours été la doctrine de ce pays. Ces derniers jours, nous avons tous remarqué l’absence de ces notions humaines, qui, pour longtemps, étaient le fondement de la Constitution égyptienne.

En fait, les différends qui ont eu lieu récemment entre chrétiens et musulmans sont un résultat normal des problèmes sociaux qui se sont imposés dans la société égyptienne, ces problèmes qui ont mené à une sorte de pression dont les résultats étaient des émeutes faussement orientées. Et au lieu d’orienter cette colère contre les fautifs, elle sort sous forme de querelles entre les Egyptiens.

Espérons que le nouvel an apportera la paix et la prospérité à notre pays et à tous les vrais Egyptiens.

Ahmad Hussein,
Le Caire.

 




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