Al-Ahram Hebdo, Opinion | Dr Hicham Mourad, Obama et Netanyahu

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 Semaine du 10 au 16 novembre 2010, numéro 844

 

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Opinion

Obama et Netanyahu
Dr Hicham Mourad

Le premier ministre israélien devrait s’en frotter les mains : le revers électoral du président américain Barack Obama, à mi-mandat, arrange bien ses affaires. En effet, la reprise de contrôle de la Chambre des représentants par le Parti républicain donne un répit à Benyamin Netanyahu. Car les Républicains sont considérés comme les meilleurs alliés d’Israël aux Etats-Unis. Parmi eux se trouvent des inconditionnels qui refusent toute pression sur l’Etat hébreu pour faire avancer le processus de paix. A commencer par celle qui devrait prendre la tête de la puissante commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, une partisane de Tel-Aviv qui s’oppose à tout soutien américain à l’Autorité palestinienne et à l’Agence de l’Onu pour l’assistance aux réfugiés palestiniens (UNRWA). En tant que membre dudit comité, elle avait exhorté l’administration américaine de cesser de condamner Israël à propos de la poursuite de la colonisation.

Politiquement affaibli, le chef de la Maison Blanche aurait une marge de manœuvre réduite pour exercer des pressions sur l’Etat hébreu en vue de lui arracher des concessions dans le processus de paix avec les Palestiniens, notamment le gel de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

La nouvelle majorité républicaine à la Chambre des représentants devrait certes chercher à mettre des bâtons dans les roues de l’administration Obama concernant sa politique étrangère, y compris au Proche-Orient. Elle ne devrait pas soutenir que Washington exerce des pressions sur l’Etat hébreu. Il faut cependant noter que le Congrès en général, Chambre de représentants et Sénat réunis, joue d’habitude un rôle mineur en politique étrangère, qui reste la chasse gardée du chef de l’exécutif. D’autre part, le Congrès actuel est, avant tout, préoccupé par les difficultés économiques des Etats-Unis, notamment les questions du chômage et des dépenses publiques, qui ont dominé la campagne électorale des candidats, alors que les dossiers de politique étrangère étaient presque absents. Enfin, le président américain détient suffisamment de pouvoir pour contrer les initiatives ou la résistance des hommes du Congrès du camp adverse. On se souvient qu’en 1995, le Congrès avait voté une résolution soutenant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem occupée, et que le président d’alors, Bill Clinton, usant de ses prérogatives et invoquant la sécurité nationale américaine, a refusé d’appliquer la décision des députés.

Ceci dit, Obama ne dispose finalement pas d’un temps infini, il aura principalement une année pendant laquelle il devra user de son influence, notamment auprès des Israéliens, pour remettre sur les rails les négociations de paix avec les Palestiniens. Passé ce délai, il sera probablement absorbé dans sa dernière année de mandat par la campagne pour sa propre réélection. Une période peu propice à exercer des pressions sur l’Etat juif. Mais Obama aura devant lui un Netanyahu qui est passé maître dans l’art de perdre du temps : il a réussi pendant plus d’un an à mettre en échec les pressions d’Obama et à faire sombrer les négociations de paix dans des palabres interminables.

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