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 Semaine du 6 au 12 octobre 2010, numéro 839

 

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Opinion
 

Fausse route
Dr Hicham Mourad

A peine un mois après leur lancement, les négociations palestino-israéliennes sont sur le point de s’effondrer en raison du refus de Tel-Aviv de prolonger le moratoire sur le gel partiel des constructions dans les colonies de peuplement juif en Cisjordanie. Pour sauver le processus de paix, les Etats-Unis, parrains des pourparlers, sont à la recherche de la formule « magique » et « novatrice » qui permettrait de maintenir le dialogue. Ils penseraient pouvoir la trouver dans un engagement secret, et non public, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu de ralentir l’extension des colonies, ce qui encouragerait le président palestinien, Mahmoud Abbass, à poursuivre les négociations, comme si de rien n’était. Cette recherche américaine effrénée d’une solution « verbale » à un problème « réel » ne contribue sûrement pas à résoudre la crise, ni, encore moins, à régler le fond du conflit qui oppose Palestiniens aux Israéliens. Elle fait au contraire le jeu de ces derniers, avides de terres palestiniennes.

La dernière tentative de Washington d’arracher une concession de Netanyahu était de lui faire miroiter une série de gratifications aussi surprenantes qu’exagérées contre un prolongement du moratoire de seulement deux mois. L’administration de Barack Obama serait ainsi prête à lui offrir des assurances, concernant des questions allant de la paix et la sécurité à la livraison d’armes. Washington aurait promis que les Etats-Unis ne demanderaient pas à Israël une nouvelle prolongation du moratoire à l’issue des deux mois supplémentaires et qu’elle opposerait son veto à toute résolution de l’Onu sur les négociations de paix pendant un an. Les Etats-Unis auraient également accepté les exigences d’Israël en matière de sécurité, notamment le principe d’une période de transition dans la vallée du Jourdain. Netanyahu insiste pour maintenir des troupes israéliennes à l’Est de la frontière d’un futur Etat palestinien, ce que les Palestiniens refusent. L’offre américaine aurait consisté à ce qu’Israël, en cas d’accord avec les Palestiniens, bénéficie d’une technologie militaire américaine plus sophistiquée, notamment en matière d’avions de combat, de systèmes de défense et d’accès aux systèmes de surveillance par satellite.

De telles garanties auraient pour effet d’inciter Israël à se conformer aux exigences de la communauté internationale, ou au contraire de l’encourager à maintenir son intransigeance ? Que se passera-t-il après l’expiration des deux mois supplémentaires du moratoire, s’ils seront effectivement acceptés par Netanyahu ? Qu’on ne se leurre pas, les dispositions affichées par Netanyahu de parvenir à la paix ne sont qu’une question de relations publiques destinée à améliorer l’image d’Israël ternie par tant de crimes, de violations des droits les plus élémentaires du peuple palestinien et de refus de parvenir à une paix juste. Et ce n’est sûrement pas par des moyens détournés, qui esquivent les vrais problèmes, ou par des « cadeaux » que le conflit vieux de plus de 60 ans sera résolu.

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