Al-Ahram Hebdo, Afrique | Sortir de l’impasse ?
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 Semaine du 20 au 26 janvier 2010, numéro 802

 

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Afrique

Guinée . Afin de trouver une issue à la crise, un accord a été signé cette semaine pour la création d’un gouvernement de transition et d’union nationale. 

Sortir de l’impasse ?

Après de difficiles négociations entre les partis en conflit, un accord de sortie de crise en Guinée a été signé vendredi dernier à Ouagadougou. Considéré comme un premier pas, cet accord prévoit, tout d’abord, un maintien « en convalescence » à l’étranger du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et la tenue d’une présidentielle dans six mois.

Aussi, l’accord d’Ouagadougou prévoit la création d’un Conseil National de Transition (CNT), organe politique délibérant, dirigé par une personnalité religieuse. Il s’agit de la mise en place d’un gouvernement d’union dirigé par un premier ministre, président du conseil des ministres, issu des Forces vives (opposition, syndicats et société civile), et l’organisation d’une élection présidentielle dans six mois. Le document précise que les membres du Conseil national de transition, le chef d’Etat de transition, les membres du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement, junte), le premier ministre, les membres du gouvernement d’union nationale et les membres de forces de défense et de sécurité en activité ne participeront pas à ce scrutin crucial.

A cet égard, les opposants à la junte ont proposé deux noms au poste de premier ministre de transition : l’opposant Jean-Marie Doré et la leader syndicaliste Rabiatou Sérah Diallo. Ils laissent ainsi le choix au général Konaté de le désigner à leur place. M. Doré est le porte-parole des Forces vives (opposition, syndicats et société civile), Mme Sérah Diallo est la secrétaire-générale de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et figure de proue de la contestation. « Ils doivent rencontrer le facilitateur (le président burkinabé, Blaise Compaoré), le général Konaté, ainsi que le capitaine Moussa Dadis Camara (chef de la junte) dans le cadre de la transition », a affirmé le lieutenant Mohamed Kassé, attaché de presse du président de transition, le général Sékouba Konaté. « On va en nommer un (au poste de premier ministre) mais le second ne sera pas lésé », a-t-il ajouté. Selon lui, un poste de premier ministre adjoint pourrait être créé. Le chef de la junte, 44 ans, « prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition », selon le texte de l’accord qui ne précise pas s’il restera au Burkina.

L’encre de l’accord à peine séché, une première divergence est apparue entre le président de transition de Guinée et ces deux candidats de l’opposition au poste de premier ministre. Une divergence qui porte sur le lieu où se tiendront les discussions entre les deux parties. les deux candidats ont rejeté l’invitation à se rendre à Ouagadougou. « Les Forces vives ont décidé que nous ne partirions pas à Ouagadougou », a indiqué à l’AFP le porte-parole de cette coalition et candidat au poste de premier ministre, le dirigeant politique Jean-Marie Doré. « Le premier ministre chef de gouvernement doit être nommé à Conakry et non à l’étranger. La population attend le retour du général Konaté avec ferveur pour le féliciter ». Partageant le même avis, la dirigeante syndicaliste, Rabiatou Sérah Diallo, également candidate, a expliqué : « On ne peut pas transporter tous les petits problèmes à Ouagadougou. Que le général Konaté revienne et qu’on mette en œuvre les accords ». Un proche de l’opposant Doré a précisé que « nous ne voulons pas être sous la tutelle d’Ouagadougou. Nous sommes en mesure de régler nos problèmes ici ».

En effet, la perspective d’un retour en Guinée du capitaine Camara, mis en cause dans le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants le 28 septembre à Conakry, tourmente fort toute la communauté internationale.

Maha Salem

 




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