Al-Ahram Hebdo,Environnement | Les enfants impliqués
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 2 au 8 septembre 2009, numéro 782

 

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Environnement

Sensibilisation . Durant le mois du Ramadan, les enfants de Haute-Egypte et de certains gouvernorats bénéficieront d’un programme visant à leur apprendre la lutte contre les changements climatiques.

Les enfants impliqués

C’est le mois de jeûne, mais il est question de travail et d’apprentissage également. Le programme Bezra (graine), relevant du Fonds de la protection de l’environnement, en coopération avec l’administration centrale de l’information et la sensibilisation environnementale ainsi que les branches de l’Agence Egyptienne pour les Affaires Environnementales (AEAE) dans plusieurs gouvernorats d’Egypte, dépendant tous du ministère d’Etat pour l’Environnement, organisent trente campagnes durant ce mois, sous le slogan « Ensemble pour lutter contre les changements climatiques ». Elles auront lieu à Assouan, Minya, Assiout et Sohag ainsi qu’au Caire, à Hélouan, au Fayoum et à Alexandrie. La catégorie d’enfants ciblée est entre 6 et 12 ans. Objectif : présenter un programme intégral de sensibilisation assurant des informations environnementales et écologiques simplifiées pour les enfants afin de les informer sur plein de questions ayant trait à l’environnement national et international. Ce programme de sensibilisation vise à créer une nouvelle génération qui comprend et assimile l’importance de la sauvegarde et de la conservation de l’environnement ainsi que des ressources naturelles afin de réaliser le développement durable. « Non seulement il est question de simplifier les informations fondamentales, les concepts et les problèmes de l’environnement, mais nous visons également à développer la créativité chez les enfants, à les pousser à réfléchir sur les problèmes de l’environnement dont nous souffrons tous. Citons à titre d’exemple les dangers résultant de la pollution de l’air, de l’eau et de l’alimentation et comment on peut les éviter », explique Hegra Sawi, rédactrice en chef du magazine Bezra et responsable de ce programme de sensibilisation. Et de préciser : « Nous avons eu recours aux moyens d’attraction pour les enfants comme les concours, les chansons, les colloques, les pièces de théâtre et les ateliers qui visent tous à développer la connaissance, la sensibilisation environnementale, les talents, les compétences ainsi que la réflexion créative chez les enfants pour contribuer à régler quelques problèmes écologiques. Nous avons remarqué que les enfants assimilent vraiment toutes les questions que nous évoquons et échangent avec nous beaucoup d’idées ».

Durant les premières campagnes de sensibilisation, les enfants ont reçu les publications faites par l’AEAE comme le magazine environnemental Bezra, qui traite des questions écologiques d’une manière intéressante en utilisant les images, les histoires pour enfants et les concours. Ils ont reçu également l’ouvrage publié toujours par l’AEAE intitulé Cher environnement qui traite de toutes les ressources naturelles qui nous entourent dans une langue facile. Un calendrier du mois du Ramadan (Imsakiya) comportant des informations écologiques et des slogans environnementaux (comme : rationalisez l’utilisation de l’électricité, de l’eau, de l’énergie, ne jetez rien dans le Nil, cultivez un arbre et gagnez une vie saine) a été distribué aussi.

En fait, le programme Bezra relevant du Fonds de la protection de l’environnement est soucieux d’augmenter le nombre d’enfants qui participent à ces campagnes afin qu’ils soient des ambassadeurs de la sensibilisation environnementale. Il faut noter que ce programme a lieu en coopération avec les centres de jeunesse et les écoles primaires gouvernementales et internationales. « Nous avons participé dans le cadre du programme Bezra à plusieurs expositions. Récemment, nous avons envoyé des exemplaires de toutes nos publications aux ambassades des pays arabes pour une coopération sur le plan arabe dans la sensibilisation centrée sur les enfants. Nous comptons traduire nos publications vers d’autres langues notamment l’anglais afin de réussir à établir une coopération en la matière avec d’autres pays du monde », assure Saïd Al-Dalil, directeur du Fonds de la protection de l’environnement au sein de l’AEAE. Selon lui, ce genre de campagne réalise un grand succès auprès des enfants qui sont prêts à tout assimiler. Il suffit de s’intéresser à eux et de les stimuler.

Racha Hanafi

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Environnement en Bref

Pollution
Victimes
de la pollution en Méditerranée des contingences liées à la sécurité et la concurrence des bulldozers de la mer, les petits marins pêcheurs arabes de Saint-Jean d’Acre, en Israël, semblent voués à disparaître. « Aujourd’hui, nous ne sommes guère plus de 200 à 300 travailleurs de la mer, contre plus de 2 000 il y a vingt ans », affirme Rachid Hitti, président du syndicat des pêcheurs d’Acco (le nom hébreu de Saint-Jean d’Acre) et Naharyah, sur le littoral septentrional d’Israël. Selon lui, une vingtaine d’espèces de poissons notamment la sardine, le mulet ou le rougetont pratiquement disparu des côtes d’Israël, et ce sont les pêcheurs égyptiens d’Al-Arich ou palestiniens de Gaza qui pourvoient à la demande.

Sécheresse
La sécheresse persistante au Kenya affecte sérieusement la faune sauvage, une des principales attractions touristiques du pays, contraignant le service kényan de la faune (KWS) à nourrir des hippopotames ou distribuer de l’eau aux herbivores. Dans le parc national de Tsavo ouest (sud-est), vaste étendue de 9 000 km2 de savane arbustive agrémentée d’escarpements rocheux majestueux, une surmortalité des hippopotames et les changements de régime alimentaire d’autres herbivores témoignent de l’acuité de la sécheresse. Une quinzaine d’hippopotames ont ainsi été retrouvés morts d’épuisement ces dernières semaines, faute de pâturages disponibles à proximité des points d’eau ils se protègent du soleil durant la journée. De plus, la région de Samburu, plus au nord, a enregistré 38 morts d’éléphants en 12 mois directement liées à la sécheresse. La sécheresse s’accompagne de l’intrusion massive et illégale de bétail dans les parcs nationaux. Le Kenya est normalement frappé par une sécheresse aiguë tous les 10-15 ans environ.

Réchauffement climatique
L’Afrique va demander 67 milliards de dollars d’aide annuelle aux pays industrialisés pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, selon un projet de résolution en discussion au siège de l’Union Africaine (UA). Les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement de plusieurs pays africains réunis à Addis-Abeba cherchent à forger une position commune en vue du sommet sur les changements climatiques, en décembre à Copenhague. L’Afrique ne joue qu’un rôle mineur dans le réchauffement de la planète mais pourrait être le continent le plus touché par la sécheresse, les inondations et autres catastrophes naturelles engendrées par l’évolution du climat. Le texte en discussion au siège de l’UA doit encore être formellement approuvé par les ministres. S’il est adopté en l’état, l’Afrique réclamera donc une aide annuelle de 67 milliards de dollars à compter de 2020, selon les sources proches de l’organisation.

 




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