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  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 août 2009, numéro 780

 

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Société. Une de nos lectrices s’exprime sur la situation des experts juridiques et leurs revendications.

Mettre fin à ce mouvement

Cinq semaines, c’est la durée du sit-in des experts juridiques. Cause : respecter leurs revendications et réclamer une nouvelle loi pour mener leur profession sur de nouvelles bases. Permettez-moi, chers lecteurs d’Al-Ahram Hebdo, de discuter avec vous de ce sujet. Je suis la sœur d’un expert juridique qui organise ce sit-in. Je pense qu’ils ont raison d’insister pour obtenir leurs droits et leurs revendications. Car ils travaillent dans des conditions très difficiles et ont des salaires datant des années 1950. Le pire est qu’aucun responsable ne voudrait améliorer leurs conditions de vie malgré tout. Savez-vous que les experts jouent un rôle très important : leur travail consiste à préparer des rapports aux juges pour éclaircir des points techniques dans les procès. Savez-vous que les experts doivent examiner au moins cinq procès par mois et en même temps et dans plusieurs cas ils ne prennent pas leurs primes. Enfin, les experts ont annoncé que si ces revendications ne se réalisent pas, ils vont continuer leur sit-in, y compris pendant le mois du Ramadan.

Abir Mohamed,
Guiza.

 

Qu’arrive-t-il aux Egyptiens ?

La question revient souvent ces derniers temps : Qu’arrive-t-il aux Egyptiens ? Cette question se pose au moment où nous connaissons une forte hausse des crimes de société. Je donne des exemples : un père tue ses deux petites filles pour se venger de sa femme ! Un homme de 27 ans étrangle sa femme et la poignarde, seulement parce qu’elle est sortie sans sa permission. Un jeune homme tue une jeune fille dans la rue après l’avoir insultée et harcelée, un autre a tué une fille et sa mère car la jeune fille a refusé de se marier avec lui. Et la liste est bien longue. Et on ne peut pas oublier le massacre des paysans dans le gouvernorat de Banha qui a fait 12 morts et 22 blessés en raison d’un différend entre deux familles sur un morceau de terre. Et ainsi les crimes se multiplient et la question qui se pose est : pourquoi toute cette vague de violence dans notre société ? Est-ce que c’est le chômage qui a brisé les rêves des jeunes et les a poussés à être des criminels ? Ou est-ce que ce sont des insuffisances dans les services de sécurité ? Est-ce qu’il faut augmenter le nombre d’agents de police dans nos rues ? On doit savoir où sont les points de faiblesse pour y remédier.

D’autre part, la société civile et ses organisations doivent jouer un rôle plus efficace de sensibilisation.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire.

 

Les hôpitaux gouvernementaux

Tout d’abord, je veux remercier toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui nous donne la chance d’exprimer et de partager nos opinions dans des thèmes différents. Permettez-moi s’il vous plaît de parler de ce sujet très important qui m’a toujours touché et qui concerne la négligence générale qui existe dans les hôpitaux gouvernementaux et celle de la sécurité médicale.

Tout d’abord, je veux mentionner qu’il n’y a aucun soin dans ces hôpitaux. De même, il n’y a pas de discipline. Aussi, ces hôpitaux sont peu propres et désorganisés. Les médecins eux-mêmes ne respectent ni leurs horaires ni même leurs malades. Ils viennent quand ils veulent sans prendre en considération qu’il y a des malades qui souffrent et qui sont venus dès le matin pour se faire soigner. De plus, la négligence des médecins peut provoquer la mort de plusieurs personnes qui n’ont pas assez d’argent pour se faire soigner dans les hôpitaux privés. Il y a un événement qui s’est passé sous mes yeux, c’était toujours dans l’un de ces hôpitaux gouvernementaux. C’était une femme qui est allée dès huit heures du matin afin de faire des analyses, elle a attendu le médecin en vain jusqu’à midi. A la fin, pour conclure ce sujet très important, je sollicite les responsables de prendre soin de ces hôpitaux, d’avoir prochainement le même niveau des hôpitaux privés pour que tous les gens puissent guérir leurs maladies et pour que notre pays se développe dans tous les domaines.

Asmaa Hassan Mahmoud,
Alexandrie.

 

Bravo les filles

A Ismaïliya, une nouvelle expérience a été mise sur place par les jeunes filles aussi bien écolières qu’universitaires. Elles travaillent comme des gendarmes durant l’été en organisant la circulation dans les rues, surtout dans les zones touristiques. Elles prennent à peu près 5 L.E. par jour. Il y a quelques années, j’étais en visite à Ismaïliya avec mes parents et j’ai vu que les habitants d’Ismaïliya ont de très bonnes habitudes car en fait, ils respectent le code de la route, même s’il n’y a pas un gendarme dans la rue. Alors pourquoi ne pas être jaloux et commencer à généraliser autant que possible cette initiative pour le bien de la ville ?

Galila Mohamed,
Le Caire.

 

Saison des mariages

La fatiha, les fiançailles, le henné, les bagues de fiançailles, les cadeaux offerts à toutes les circonstances et occasions religieuses : le aïd, achoura, al-mawled, sans parler de la fête de mariage, de la location de la salle où se déroulera la fête, le voyage de noces, de l’appartement meublé, etc. Bref, toute cette chaîne de dépenses devient la raison valable pour qu’un médecin rédige une admission et en urgence au service de psychiatrie du jeune marié. En effet, à Sétif comme ailleurs, dès que les premières démarches sont entamées et aussitôt que le prétendant demande la main de l’élue de son cœur ou de sa raison, c’est selon … Un stress commun s’installe chez les deux familles des mariés, posant d’emblée la condition primordiale et unique, la procuration de sommes faramineuses que parfois l’on pourrait croire que même le trésor des Incas pourrait ne pas suffire. Ce qui d’ailleurs rend le mariage à Sétif inaccessible pour la majorité des jeunes désirant rompre à jamais le contrat du célibat. La fille se retrouve de sa part dans un véritable labyrinthe sans issue, le trousseau et ses dérivés, les fameux « charb z’daf » à 25 000 DA, ou encore ces quintaux d’or en forme de « khelkhal », « mguayess », « mhazema » qui donnent le tournis au plus averti des bijoutiers. Celle-ci est astreinte d’emprunter le sentier des ancêtres et qu’elle ne devrait en aucun cas délaisser les us et les traditions. Bref, ceci était dérisoire devant la réalité amère mais évidente quand même, celle de la résidence. Cependant, malgré toutes sortes de crises, rien n’arrête les mariages. Car ce sont les mariages qui enfantent d’autres. C’est un cycle éternel. A ce sujet, les statistiques fournies par les Services de l’état civil de Sétif sont fort révélatrices. Pour cette année, et jusqu’au premier août, 2 064 nouveaux couples ont été unis par le lien sacré du mariage, soit une moyenne de 10 mariages célébrés chaque jour. « Depuis le mois de mai, nous sommes contraints d’assister pour unir jusqu’à une centaine de nouveaux couples par semaine », nous confie M. Ahmed, responsable dans ce service. Quant à l’âge des heureux élus et selon un rapport de l’Office National des Statistiques (ONS), les Algériens se marient en moyenne à 33 ans et les Algériennes à 30 ans (l’âge moyen au mariage était de 18 ans pour les filles en 1996). Le recul de l’âge du mariage s’explique aussi par l’amélioration du niveau d’instruction pour la femme. Les femmes instruites attendent également le meilleur « parti » avant de se faire passer la bague au doigt. Concernant l’augmentation des mariages ces dernières années (820 en 2000 contre 2064 en 2009 à Sétif pour la même période), cela s’explique par les différentes aides accordées pour disposer de prêts de consommation, de bien-être et surtout d’accès aux logements. Ce qui justifie le nombre important de carrousels de voitures assaillant tous les jours la rue de Constantine. En effet, une procession de voitures particulièrement envoûtantes pleines à ras-bord de filles et de dames accoudées aux portières, les bras pleins de bijoux, souvent en « plaqué » et superbement maquillées, forment le cortège nuptial dans toutes ses formes. Les jeunes filles, quant à elles, s’apprêtent volontiers au jeu de la séduction. C’est l’occasion rêvée de se faire remarquer par les marieuses et les mères des futurs prétendants. Aussi, la voiture ornée jusqu’aux pneus, signe d’opulence de son propriétaire, est la plus convoitée. Et quand son propriétaire est célibataire, c’est le prince charmant tant cherché. A l’aller comme au retour, le cortège doit faire le tour de Ain Al-Fouara : ne pas passer par cette mythique fontaine, c’est comme dirait l’autre rater son mariage. C’est une habitude devenue un rituel à Sétif. En retournant à la maison du marié, le couple rejoint les fêtards. Ils descendent de la voiture, la main dans la main, sous les flashs des photographes et les youyous stridents des femmes. Le domicile enregistre alors une effervescence toute particulière et on se retrouve alors autour de l’inévitable couscous sétifien « barboucha », savamment épicé.

Khalil Hedna,
Sétif, Algérie.

 




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