Al-Ahram Hebdo, Afrique | La campagne bat son plein
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 19 au 25 août 2009, numéro 780

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Afrique

Gabon. En dépit de l’appel lancé par l’opposition pour le report des présidentielles prévues fin août, la campagne électorale s’est ouverte.  

La campagne bat son plein 

Pour deux semaines, la campagne électorale pour les élections présidentielles gabonaises du 30 août s’est ouverte depuis samedi dernier, sur fond d’appels au report du vote de plusieurs candidats. Il s’agit de 23 candidats en lice pour succéder à Omar Bongo, décédé après 41 ans au pouvoir, et la plupart des poids lourds du scrutin ont déjà multiplié leurs meetings tout au long du pays. Mais, le grand favori de ces élections, le fils aîné de Bongo, Ali Bongo, 50 ans, ministre de la Défense depuis 1999, a occupé une place importante, notamment dans les médias publics. Il a été au centre d’une intense polémique : plusieurs de ses adversaires ont réclamé sa démission du gouvernement ainsi que celle d’un autre ministre candidat Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique), afin que tous les postulants à la présidence soient sur un pied d’égalité.

La tension est montée d’un cran et plusieurs manifestations ont éclaté revendiquant la démission d’Ali Bongo Ondimba. A cet égard, ce dernier a été déchargé de ses fonctions de ministre de la Défense, selon une déclaration de la présidente intérimaire, vendredi dernier. « Pour faire bonne mesure et mettre l’ensemble des candidats sur un pied d’égalité, j’ai tenu à ce que ceux d’entre eux, anciennement membres du gouvernement de la République, soient déchargés de leurs fonctions », a déclaré la présidente Rose Francine Rogombé dans un communiqué. Après sa démission, le ministre gabonais de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, assume désormais le portefeuille de la Défense.

Dans le gouvernement formé le 22 juillet, Ali Bongo avait été reconduit à son poste en même temps que Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique), candidat d’un parti de la majorité, alors que 3 autres candidats avaient été remerciés. Leur maintien au gouvernement avait été régulièrement dénoncé par de nombreuses personnes, la plupart étant des candidats, des hommes politiques et des membres de la société civile, alors que le parti au pouvoir a fait état d’un faux débat, en indiquant qu’aucune loi n’exigeait la démission d’un ministre candidat. M. Maganga Moussavou a annoncé le 6 août sa démission pour se consacrer à sa campagne. Le lendemain, le 7, une marche visant à protester notamment contre la présence d’Ali Bongo au gouvernement avait été marquée par des affrontements entre manifestants et policiers à Libreville, faisant plusieurs blessés. Une question qui était résolue après les déclarations de la présidente intérimaire. Dans son dernier communiqué, Rose Francine Rogombé a exhorté ses compatriotes à aller « dans la sérénité et la concorde nationale » à cette présidentielle anticipée. « Comme arbitre, garant des institutions, j’ai œuvré pour que cette échéance électorale soit préparée le mieux possible. Le respect scrupuleux de la loi électorale revient à se conformer à de véritables obligations juridiques dont la violation expose leurs auteurs à de graves sanctions », a affirmé Mme Rogombé.

Autre question qu’affrontent ces élections est que l’opposition avait demandé à plusieurs fois que le scrutin soit reporté de trois mois, en raison de plusieurs « irrégularités et inégalités », jugeant ce délai nécessaire pour établir les listes d’électeurs et préparer les bureaux de vote. La cour constitutionnelle n’a pas encore répondu à cette requête. Approuvant l’avis de l’opposition, le premier ministre gabonais, Paul Biyoghe Mba, a reconnu que le ministère de l’Intérieur avait détecté au moins 120 000 doublons sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. « On a constaté plusieurs doublons. 120 000 ont été détectés et le traitement (des listes électorales) n’est pas achevé » a affirmé le premier ministre. « Le plus important, c’est que les électeurs soient régulièrement inscrits, que ceux qui ne le sont pas puissent faire des réclamations, que ceux qui sont inscrits aient leur carte d’électeur à temps et que ceux qui ont leur carte aillent voter », a-t-il encore assuré.

Insistant sur leur position, un collectif rassemblant 11 candidats a été formé. Et il a annoncé : « Nous ne pouvons pas accepter les élections le 30 (août). Nous saisissons les juridictions compétentes pour obtenir le report de la date, pour que nous nous asseyions à nouveau et convenions d’un nouveau chronogramme d’organisation des élections », a affirmé Jules Aristide Bourdes Ougouliguende, porte-parole de ce collectif. Ce dernier a posé certaines requêtes au premier ministre, citons à titre d’exemple, des problèmes de fiabilité des listes et de délais.

Maha Salem

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.