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 Semaine du 30 décembre 2009 au 5 janvier 2010 2009, numéro 799

 

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Idées

Entretien. Ismaïl Séragueddine, directeur de la Bibliotheca Alexandrina, revient sur les 500 000 ouvrages français donnés récemment à la Bibliothèque, la classant au 6e rang mondial. 

« Ce don fera de la BA la principale bibliothèque du livre français dans la région arabe »

 

Al-ahram hebdo : Quels exemples pouvez-vous donner des trésors que possède la Bibliotheca Alexandrina aujourd’hui, sept ans après sa création ?

Ismaïl Séragueddine : Toute jeune qu’elle est, en la comparant avec d’autres bibliothèques du monde, la Bibliotheca Alexandrina abrite des chefs-d’œuvre dans différents domaines, puisque nous avons plus de 680 000 livres avec plus de 2 800 ordinateurs, dont 40 consacrés aux visiteurs. Un véritable trésor est celui des 70 000 rouleaux de l’ancienne Bibliothèque d’Alexandrie, 5 000 anciens manuscrits, des photos très rares du roi Farouq, ainsi que le livre du fameux photographe Rio relatif à l’inauguration du Canal de Suez. Côté arts, nous possédons l’oud du fameux musicien Sayed Darwich avec des disques musicaux très rares, de même que la bibliothèque complète du réalisateur égyptien Chadi Abdel-Salam en plus de 900 000 peintures très importantes.

— 500 000 livres en langue française ont été récemment donnés à la bibliothèque. Pourriez-vous nous donner plus de détails ?

— Ce don s’est effectué dans le cadre des initiatives de coopération méditerranéenne menées par le président égyptien et son homologue français, Nicolas Sarkozy, d’une part. D’autre part, j’entretiens des discussions ouvertes avec mes collègues français qui ont aidé dans cette donation. C’est la plus grande donation culturelle dans l’histoire des bibliothèques, après celle de Marc Antoine pour Cléopâtre. A ajouter que ce cadeau inclut l’ensemble des publications parues en France entre 1996 et 2006 couvrant tous les domaines de la connaissance : les sciences, les lettres, l’histoire, la géographie, l’anthropologie, etc.

— Comment évaluez-vous la valeur de cette donation culturelle parmi le trésor existant déjà au sein de la Bibliotheca Alexandrina ?

— Ce cadeau va certainement classer la Bibliotheca Alexandrina à sa juste place parmi ses homologues. Les quelque 40 000 livres en langue française qui constituent le patrimoine de la Bibliotheca ont augmenté après cette offre pour atteindre plus de 536 000 ouvrages en français. Ce qui fait de la Bibliothèque d’Alexandrie la 6e grande bibliothèque francophone dans le monde du point de vue nombre d’ouvrages français, venant après celle de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), possédant 305 000 ouvrages, celle du Canada 365 000 ou la bibliothèque de New York. D’autre part, la Bibliotheca Alexandrina sera la principale bibliothèque du livre français dans la région arabe, devançant ainsi la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, ainsi que les pays d’Afrique et d’Asie.

— Est-ce que la Bibliothèque possède une politique de donation bien précise ? Quels en sont les critères et les procédés ?

— Une section consacrée à l’échange aux offres est chargée de faire l’échange des productions de la Bibliothèque avec d’autres publications de toutes les institutions dans le monde depuis la Chine jusqu’aux Etats-Unis. De plus, nous distribuons beaucoup de publications à travers le monde, soit dans les universités et institutions ou dans les bibliothèques nationales. Nous avons également réussi à organiser une campagne en collaboration avec le Conseil suprême de la culture et des particuliers pour collecter un nombre de livres pour la nouvelle ville de Fès au Maroc dans le cadre du soutien des bibliothèques arabes.

— Quand est-ce que la réception des 500 000 ouvrages sera-t-elle effective ?

— Une cérémonie à l’occasion de l’envoi de la 1re cargaison s’est tenue le 30 novembre au port de Marseille pour importer le premier conteneur qui se compose de 34 000 caisses, environ 260 000 livres. La cérémonie était en présence du représentant du président français, du ministre français de la Culture, du président de la BNF, de l’ambassadeur d’Egypte en France et moi-même comme invité d’honneur. En février prochain, le restant des ouvrages sera livré lors d’une autre cérémonie réunissant des personnalités culturelles internationales.

— Où se place la Bibliotheca Alexandrina aujourd’hui sur la carte de la révolution numérique, notamment après le lancement de la base de données numériques ?

— En fait, de nos jours, être électroniquement relié au monde est un des véritables défis relevés par la Bibliotheca Alexandrina. C’est pourquoi nous avons tenu à créer la plus grande bibliothèque numérique arabe dans le monde entier depuis quelques mois. Nous avons réussi à numériser jusqu’à présent plus de 130 000 ouvrages en langue arabe en littérature, sciences, religion et géographie. Ces livres sont surtout soit des livres très spécifiques, des livres rares ou épuisés ou des ouvrages particulièrement anciens. Aujourd’hui, cette série de livres est à la disposition du lecteur sur le portail numérique de la Bibliotheca. Cela garantit également la protection du patrimoine de la Bibliotheca.

Propos recueillis par Samar Zaree

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