Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 3 au 9 septembre 2008, numéro 730

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Abdallah Al-Achaal
Politologue

 


Edito

Métamorphose

Le leader radical chiite iraqien Moqtada Sadr, bête noire des Américains, a annoncé le 28 août un arrêt définitif des opérations de sa puissante milice, l’Armée du Mahdi, alors que Washington et Bagdad sont proches d’un accord sur la présence américaine en Iraq après 2008.

La décision de Sadr prolonge la trêve qui allait expirer fin août. Depuis un an, le jeune leader chiite évite la confrontation directe entre ses 60 000 miliciens et les soldats américains et iraqiens. En août 2007, il avait montré le poids de sa parole lorsqu’il avait appelé ses combattants à une trêve unilatérale, respectée à l’exception de combats au printemps à Bassorah et dans son fief de Sadr City, à Bagdad. Le 8 août, son porte-parole avait annoncé un démantèlement possible de l’Armée du Mahdi à condition que l’accord négocié actuellement entre Washington et Bagdad mentionne un retrait total des troupes américaines d’Iraq. Le mandat de l’Onu pour la coalition expire le 31 décembre prochain et l’Iraq et les Etats-Unis cherchent à signer un accord à long terme régissant leurs relations. Les négociations sur le Sofa (Status of Forces Agreement) avaient commencé en février et devaient s’achever fin juillet, mais la complexité des questions et les divergences, notamment sur un calendrier de retrait des troupes américaines, retardent sa conclusion.

L’ordre de Moqtada Sadr intervient après l’annonce en juin d’une vaste réorganisation de l’Armée du Mahdi. L’objectif annoncé à l’époque était de démilitariser son « armée » en créant une unité « spéciale » chargée de combattre l’« occupant » américain exclusivement, alors que le gros de ses miliciens devrait désormais jouer un rôle social au sein de la population. Cette réforme pourrait à terme conduire à l’émergence d’un groupe sur le modèle du mouvement islamiste palestinien, le Hamas, ou du mouvement chiite libanais, le Hezbollah. Un programme culturel a été ainsi créé pour l’Armée du Mahdi, sous l’appellation Al-Moumahidoun (en référence au Mahdi, le « Guide » attendu par les chiites).

Créée en 2003, l’Armée du Mahdi est considérée comme la plus puissante des milices iraqiennes. En 2004, de violents combats avaient opposé ses miliciens aux troupes américaines dans la ville sainte de Najaf. Défaits, les combattants chiites avaient établi leur réputation d’hommes prêts à tous les sacrifices. L’Armée du Mahdi, généralement présente dans toutes les régions chiites d’Iraq, est particulièrement implantée dans son bastion de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad .

 

 




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