Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Abdallah Al-Achaal
 


Edito

Al-Qaëda

Vingt ans après sa création et sept ans après le 11 septembre 2001, Al-Qaëda divise responsables, officiels et experts internationaux : pour certains, le réseau terroriste a entamé son déclin ; pour d’autres, il est plus actif et dangereux que jamais.

Les optimistes se félicitent de la « quasi-défaite » des émules d’Ossama bin Laden en Iraq, du succès de la répression en Arabie saoudite, de l’incapacité, depuis trois ans, à organiser de spectaculaires attentats en Occident, du retournement de larges pans des opinions publiques dans les pays arabes ou musulmans, horrifiés par les victimes civiles provoquées par les attaques suicide. Ils insistent aussi sur les condamnations publiques de plusieurs théoriciens ou anciens de l’islamisme radical, dont les critiques sont d’autant plus efficaces qu’elles se situent sur le terrain idéologique. Pour divers experts, les deux premières générations d’Al-Qaëda (les chefs historiques et leurs élèves formés dans les camps afghans avant 2001) ont été mises en déroute. Ne restent opérationnels que « la troisième vague », des groupes autonomes auto-radicalisés, via Internet, difficiles à repérer ou infiltrer mais manquant d’expérience et de technique pour lancer des attaques dévastatrices.

Les pessimistes soulignent, en revanche, la liberté d’action quasi totale dont bénéficie la nébuleuse terroriste dans les zones tribales du Pakistan et dans des régions entières en Afghanistan, où des volontaires affluent du monde entier, l’impossibilité d’entraver la propagande djihadiste violente sur Internet et le rôle d’inspirateurs et d’instigateurs que continuent de jouer l’insaisissable fondateur d’Al-Qaëda et son adjoint Aymane Al-Zawahri.

Pour de nombreux spécialistes, disposer, aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, d’un sanctuaire de plus en plus sûr, fait qu’au lieu de faiblir, la menace d’Al-Qaëda et de ses alliés s’est accrue : Bin Laden et ses adeptes jouissent d’un refuge dans les zones tribales pakistanaises, aux côtés d’une pléthore de groupes terroristes asiatiques et arabes dont les activités s’étendent jusqu’en Europe et aux Etats-Unis. Même les succès en Iraq ne pourraient être qu’en trompe-l’œil, préviennent-ils. Ces succès ne signifieraient pas qu’Al-Qaëda est vaincue, car la vraie lutte contre les adeptes du djihad se situe sur le terrain idéologique. Et tant que les Etats-Unis, soutenus par les autres pays occidentaux et des régimes en place, continueront à dominer et à intervenir militairement dans le monde arabo-musulman, Al-Qaëda subsistera.

 




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