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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Environnement

Pollution Industrielle. Un financement allemand d’une valeur de 7,26 millions d’euros vise à aider les usines égyptiennes dans le Delta et la Haute-Egypte à se mettre au vert. Il s’inscrit dans un programme plus vaste lancé en 1997 et qui doit se terminer en 2012.

 Pour une Industrie propre 

A l’usine Misr Aluminium à Nagea Hammadi, les travaux vont bon train. Les ouvriers en bleu travaillent d’arrache-pied pour installer et faire fonctionner les équipements modernes et travailler désormais avec les matières amies de l’environnement. « Le projet de la Banque allemande nous a octroyé un don de 20 % du total du projet et un prêt de 80 % de la valeur du projet présenté par la Banque nationale égyptienne ; ajoutons à cela 15 millions de dollars alloués aux équipements écologiques », lance un des responsables de l’usine.

En fait, ce chamboulement à l’usine Misr Aluminium entre dans le cadre d’un vaste projet de lutte contre la pollution industrielle car les chiffres sont très alarmants. « Au total, 26 635 usines sont répandues en Egypte provoquant 3,5 millions de tonnes de déchets solides par an, 79 370 tonnes de déchets dangereux par an et de 30 000 à 300 000 tonnes de déchets industriels par an », explique Hanane Al-Hadari, directrice du centre de la production plus propre au ministère de l’Industrie.

Ces projets antipollution ont commencé à être implantés en Egypte en 1997 et doivent se terminer en 2012, financés par quelques bailleurs de fonds et dirigés du point de vue technique par l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE), et ce, pour limiter la pollution industrielle. Le gouvernement égyptien, en coopération avec la Banque mondiale, la Banque japonaise pour la coopération internationale, la Banque européenne d’investissement, l’Agence française de développement et le gouvernement finlandais, s’était alors mis d’accord sur une enveloppe financière de 165 millions de dollars pour un programme destiné à réduire la pollution industrielle au niveau de différents « points chauds » identifiés sur le territoire égyptien. « D’ici la fin du projet 2012, la Banque a prévu d’arriver à un résultat d’au moins 7 millions de tonnes de réductions d’émissions », a déclaré le directeur technique de l’unité industrielle au ministère de l’Environnement, Yasser Askar.

Quant au dernier apport financier à cet effet, il est présenté par le gouvernement allemand. Il a commencé au début de l’année 2008, mais va durer lui aussi jusqu’à 2012. Ce volet est financé par un don de 7,26 millions d’euros, présenté par la Banque allemande pour la reconstruction. Le projet prévoit aussi un apport d’assistance technique pour l’Agence égyptienne des affaires environnementales (EEAA), s’élevant à 6 millions de L.E. Ce projet est destiné seulement aux gouvernorats du Delta et de la Haute-Egypte. Les Allemands n’en sont pas à leur première participation. Leur premier projet se chiffrait à 35 millions de dollars, 25 projets antipollution ont été financés au niveau de 21 entreprises entre 1997 et 2005, dans une première phase, et de 2006 jusqu’à 2012, c’est la seconde phase. Ce projet a été connu en Egypte sous le nom du contrôle de la pollution industrielle.

Pour n’importe quel projet mondial ou allemand, chaque usine, société ou établissement égyptiens a le droit de se présenter à l’EEAA pour remplir un certificat présentant le nom, le genre de la production et le moyen par lequel il pourrait modifier sa ligne de production en production « verte ». « Jusqu’à maintenant, 8 usines et établissements de la Haute-Egypte et 12 autres du gouvernorat du Delta se sont présentés aux responsables du ministère de l’Environnement pour bénéficier du projet allemand », affirme le général Ahmad Hégazi, responsable du secteur de l’unité industrielle au ministère de l’Environnement.

Comme beaucoup d’autres, l’usine Misr Aluminium à Nagea Hammadi est considérée comme l’un des points chauds qui ont tiré profit de ce don. Cette entreprise est en train de se développer. « On a acheté cette usine en 2004. Avant cette date, la négligence et le manque de respect pour l’environnement étaient visibles. Mais, petit à petit, on a commencé à moderniser nos méthodes de production de manière à ce que l’utilisation des filtres ne diminue pas la production », assure le directeur de l’usine. Pour lutter contre la pollution industrielle, l’on devait utiliser des équipements modernes et des matières vertes. Le total du coût de ce projet s’est élevé à  25 millions de L.E. « Avant l’inauguration du projet, on étouffait de la fumée grisâtre et du soleil gris : le taux de poussière émanant des cheminées atteignait 4 200 milligrammes par mètre cube, mais après l’exécution du projet, le taux de poussière ne doit pas dépasser 80 mlg/mc. », avoue avec fierté le responsable de l’entreprise.

Manar Attiya

 

 

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