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 Semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721

 

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Opinion
 

La politique américaine et les Arabes

Morsi Attalla

De nombreuses circonstances entravent les efforts visant à améliorer les relations américano-arabes. L’obstacle le plus grave est celui du climat empoisonné causé par les tendances des néo-conservateurs. Ceux-ci adoptent la théorie de la force et pensent que la force américaine absolue et la liberté d’y recourir sans aucune restriction est l’unique garantie permettant la stabilité dans le monde entier et la protection des intérêts américains. Ces nouvelles tendances dans la stratégie américaine tentent de résumer la sécurité mondiale dans le cercle de la sécurité américaine dont l’étendue atteint aussi la sécurité d’Israël et ses objectifs expansionnistes.

Le danger de cette théorie qui règne sur l’agenda de la politique américaine est que les néo-conservateurs veulent rompre le lien traditionnel entre la souveraineté et la sécurité nationales dans n’importe quel pays. En effet, ce qui importe aux Etats-Unis est d’être l’unique superpuissance militaire et économique dans le monde, et par conséquent d’avoir la liberté d’effectuer des frappes préventives contre les ennemis probables dans l’objectif de les désarmer puis de les soumettre.

Les partisans de la nouvelle politique américaine tentent depuis des années de convaincre la société américaine que le retrait des forces américaines des foyers de conflit, que ce soit en Europe ou au Proche-Orient, causera un chaos mondial. Par conséquent, il faut que les Etats-Unis tentent de donner à leur présence militaire, en dehors des territoires américains, une certaine légitimité. Cette légitimité se base sur des accords conclus avec les leaders que les Etats-Unis réussissent à introniser dans les régions de tension comme les accords de sécurité prévus en Iraq.

Les partisans de cette politique estiment aussi que si les prétextes de la menace directe causée par les armes de destruction massive ou par le terrorisme contre les Etats-Unis deviennent insensés, les Etats-Unis peuvent brandir l’arme de la démocratie pour justifier l’ingérence dans les affaires des autres pays. Là, le prétexte sera que l’une des plus importantes garanties de la sécurité américaine ne réside pas seulement dans la démocratie américaine, mais aussi dans la propagation de la démocratie de par le monde. Car si la démocratie est menacée à l’extérieur des Etats-Unis, elle le sera également à l’intérieur !

Tout ceci signifie que ce n’est pas par hasard que l’Administration de Bush dominée par les conservateurs a formulé sa conception de la guerre contre le terrorisme sans expliciter le contenu et les détails de cette conception. Il est clair que l’objectif est de pouvoir appeler la lutte contre l’occupation « terrorisme », et par conséquent justifier toute ingérence au nom de l’éradication des terroristes dans tel ou tel pays. Et quand l’Administration américaine ne trouve pas ce prétexte dans un certain Etat, elle peut alors parler de l’absence de la démocratie sous prétexte que cette lacune permet la naissance et la croissance des groupes terroristes dans l’avenir.

Mais aux Etats-Unis, il n’y a pas seulement les néo-conservateurs qui dominent le pouvoir depuis l’année 2000. Il y a d’autres courants qui ont un certain poids et qui commencent à avoir une forte voix pour mettre en garde contre le danger de la continuité de cette politique sur l’avenir du pays. C’est pour cela que ces nouveaux courants parient sur la possibilité que les démocrates dirigés par Barack Obama puissent revenir à la Maison Blanche après une absence de 8 ans.

Le professeur Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de l’ex-président américain Jimmy Carter, a écrit dans son livre The Choice que le point de départ dans l’amélioration des relations arabo-américaines réside dans des tentatives sérieuses visant à parvenir à une solution pour la cause palestinienne. Ce qui permettra d’améliorer l’image des Etats-Unis chez les peuples arabes et musulmans qui sont en colère à cause de l’alignement américain sur Israël.

Mais il est clair que les Etats-Unis ne sont pas encore, jusqu’à nouvel ordre, près de prendre ce pas.

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