Al-Ahram Hebdo, Opinion | Abdallah Al-Achaal , Où va l’unité palestinienne ?
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 Semaine du 9 au 15 avril 2008, numéro 709

 

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Opinion

Où va l’unité palestinienne ?

Abdallah Al-Achaal 

Israël parie sur la division du rang palestinien et a contraint Abou-Mazen à choisir entre lui et le Hamas. C’est une réalité évidente qui ne fait pas l’objet de divergence ou de doute. En effet, le plan de Tel-Aviv a abouti et a obtenu les résultats escomptés. La cause palestinienne s’est trouvée confrontée à des obscurs règlements de compte, la résistance est mise à nu et les frères palestiniens s’entre-tuent au lieu de s’unir contre l’ennemi qui a hâte de les voir périr. Les appels à la réunification palestinienne ont de tout temps été lancés à voix basse pour une seule et unique raison. C’est pourquoi Washington et Tel-Aviv ont toujours parié sur la dernière carte de la question palestinienne qui mettrait fin au conflit arabo-israélien, le conflit du siècle. Cependant, les scènes d’extermination ont ravivé les consciences et les cœurs arabes, accordant ainsi la priorité à la réunification des rangs palestiniens. Il est absolument nécessaire dans ce contexte de saluer à titre particulier l’Arabie saoudite, l’Egypte et le Yémen qui ont déployé tous leurs efforts pour réconcilier les frères ennemis. Une fois que l’espoir s’est renouvelé et que la division palestinienne a été pratiquement dépassée après les événements de Gaza et les jeux de mots israéliens (sur la paix), l’Autorité palestinienne a accepté le principe du dialogue sans condition. Israël, de son côté, s’est empressé de dévoiler clairement et solennellement sa position. Dorénavant, il n’est plus admissible que nos écrivains et gouvernements restent impuissants face à une profonde attente d’une éventuelle union palestinienne. Qu’Israël soit la cause ou pas de la division entre les différentes factions palestiniennes, il est impératif de bouger.

Nous devons prendre conscience que notre principal défi doit être les plans israéliens. Raison pour laquelle les écrivains se sont divisés en deux camps. L’un d’eux estime qu’il y a un rapprochement entre le président de l’Autorité palestinienne et Israël depuis qu’Abou-Mazen a annoncé qu’il n’était pas entièrement convaincu de la résistance et a mis l’accent sur l’utilité des négociations. Abou-Mazen n’a pas caché à maintes reprises qu’il souhaitait toujours maintenir des relations cordiales avec Israël, tant que ce dernier reste le plus fort. L’autre camp estime que le Hamas avec ses comportements inflexibles a fait perdre au président de l’Autorité toutes ses cartes et a contribué à son affaiblissement.

En réalité, la faiblesse a atteint tout le monde et l’extermination est le destin qui les attend tous. Dans de telles conditions, l’unique enjeu qui s’impose à tous les acteurs de la scène palestinienne est la réunification, et que leurs calculs soient basés sur le principe du « gagnant-gagnant ».

Nous sommes tous conscients que le différend entre le Hamas et le président de l’Autorité palestinienne est d’ordre méthodologique et qu’il est loin d’être politique. Mais le fait de s’arrêter si longtemps face à ce constat approfondira davantage le désespoir et les fissures palestiniennes. D’autant plus qu’il est évident que la priorité d’Israël consiste à maintenir le déchirement palestinien avec en parallèle une poursuite des négociations. Ainsi aura-t-il créé le climat idéal pour l’extermination pour mener à bien son plan de colonisation et pour clore le dossier palestinien.

Si Abou-Mazen opte pour le choix israélien et refuse l’union nationale, il sera banni par son peuple, et le Fatah sera voué à l’échec et disparaîtra. Abou-Mazen ne pourra pas non plus contraindre le Hamas à accepter une union nationale conformément à un plan israélien.

D’autre part, s’il insiste à faire aboutir la réconciliation et à devenir le président de toute une nation unifiée, il s’attirera alors la colère d’Israël.

Le président de l’Autorité doit bien choisir l’intérêt de son peuple. Si nous disons que l’intérêt de son peuple est l’union nationale, quel que soit le prix à payer, alors un besoin urgent de soutien arabe et international s’impose avec force. Si Abou-Mazen se retrouve tout seul, il choisira Israël, la plaie deviendra plus profonde et plus dangereuse.

Un état de fait qui accélérera la fin de la cause palestinienne et augurera une guerre civile à la suite de laquelle Israël annoncera l’annexion de toute la Palestine, puisque les Palestiniens ne seront plus qualifiés pour se gouverner eux-mêmes.

Surtout que l’occasion leur a été offerte, même si ce n’est que partiellement et de manière illusoire.

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