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 Semaine du 23 au 29 avril 2008, numéro 711

 

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Palestine. Bien que critiquée par les Etats-Unis et Israël, la tournée de l’ex-président américain Jimmy Carter pourrait ouvrir une petite porte vers un dialogue avec le Hamas.

Appel à plus de flexibilité

La politique de l’exclusion et l’isolement imposée au Hamas n’a porté aucun fruit, par contre, l’engagement d’un dialogue avec ce mouvement islamiste semble être plus productif. C’est au moins le constat actuel fait après la tournée de l’ex-président américain Jimmy Carter dans la région. Lundi, M. Carter a souligné que le Hamas est prêt à reconnaître le droit d’Israël à vivre en paix si un accord de paix est conclu et approuvé par un référendum palestinien. « Ils (le Hamas) ont indiqué qu’ils seraient prêts à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 si les Palestiniens l’approuvent et qu’ils accepteraient le droit d’Israël à vivre en paix comme proche voisin », a affirmé M. Carter lors d’une conférence de presse.

M. Carter a par ailleurs indiqué que le Hamas serait prêt à reconnaître un accord de paix négocié par le premier ministre israélien Ehud Olmert et M. Abbass, à condition « qu’il soit soumis à l’approbation des Palestiniens, même si le Hamas devait être en désaccord sur certains des termes de cet accord ».

M. Carter a d’autre part indiqué que le Hamas a donné son accord pour que le soldat israélien Gilad Shalit enlevé en juin 2006 en Israël à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés, dont l’un relevant du Hamas, puisse faire parvenir une lettre à ses parents.

Vendredi, un responsable du Hamas avait affirmé que Gilad Shalit serait « immédiatement » relâché si Israël libérait des prisonniers palestiniens.

Les dirigeants du Hamas ont jugé qu’une offre de libérer Shalit en échange de 600 prisonniers palestiniens était « raisonnable » étant donné le nombre élevé — 11 000 — de détenus palestiniens dans les geôles israéliennes. L’ex-président américain a souligné que le Hamas et la Syrie devraient être impliqués dans toute initiative de paix visant à instaurer une solution pacifique au conflit proche-oriental. « La stratégie actuelle visant à exclure la Syrie et le Hamas ne marche pas. Elle contribue à exacerber le cycle de la violence, les malentendus et l’animosité », a-t-il dit.

« Nous pensons que le problème réside dans le fait qu’Israël et les Etats-Unis refusent de rencontrer ces gens, et non dans le fait que j’ai rencontré le Hamas à Damas », a encore dit le prix Nobel de la paix 2002, qui s’exprimait à la tribune du Conseil israélien pour les relations extérieures, une organisation indépendante agissant sous l’égide du Congrès juif mondial.

Au cours de ses entretiens avec le chef du mouvement islamiste Khaled Méchaal à Damas, M. Carter a réclamé des gestes de « bonne volonté » du mouvement palestinien envers Israël, a affirmé un haut responsable du Hamas, Mohamad Nazzal.

Il a proposé « une trêve » entre Israël et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, « un échange de prisonniers » qui comprendrait le soldat israélien Gilad Shalit, « la levée du blocus » imposé à Gaza et une solution concernant « le point de passage de Rafah ».

Un analyste palestinien a estimé sous couvert de l’anonymat que M. Carter, prix Nobel de la paix en 2002, tenait compte dans ses propositions « des appréhensions sécuritaires d’Israël. Il veut éviter les tirs de roquettes sur l’Etat hébreu, pousser à des négociations entre les deux parties », a-t-il commenté, estimant qu’il était « déraisonnable d’ignorer le Hamas ».

 

Susciter l’ire des Palestiniens

Alors que les Palestiniens multiplient les déclarations visant à relancer les négociations de paix — le président Mahmoud Abbass s’est dit déterminé à parvenir à un « accord-cadre » jetant les bases d’un traité de paix —, Israël met toujours les bâtons dans les roues. Des raids et des incursions à la poursuite de la colonisation en passant par ses réticences à un sommet de paix proposé par la Russie, l’Etat hébreu ne dévie pas de sa politique axée sur la tergiversation. Dimanche, il a mené des raids dans la bande de Gaza en représailles à une attaque palestinienne, portant à six le nombre d’activistes tués depuis samedi. Les missiles israéliens ont été tués tôt dans l’Est de la ville de Gaza et dans le nord du territoire. Vendredi, il a engagé le processus de construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée sans tenir compte des protestations palestiniennes, au risque d’irriter la communauté internationale.

L’appel d’offres, publié dans la presse, concerne la construction de 52 logements dans l’implantation d’El-Kana et de 48 autres dans la colonie d’Ariel, toutes deux dans le nord de la Cisjordanie.

C’est la première fois qu’un tel appel d’offres soit lancé concernant des colonies hors Jérusalem-Est annexée, depuis la relance formelle le 27 novembre des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis aux Etats-Unis. « Nous condamnons fermement la poursuite de la colonisation. Une telle décision sabote le processus de paix et les négociations », entre Israël et les Palestiniens, a déclaré l’un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Ereqat.

La Feuille de route, le dernier plan international mis au point en 2003 par le Quartette (les Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et les Nations-Unies) prévoit un gel de la colonisation israélienne et l’arrêt des violences du côté palestinien. Elle est restée jusqu’à ce jour lettre morte.

M. Olmert avait déjà annoncé en mars que les constructions de logements dans les grands blocs de colonies de Cisjordanie ainsi qu’à Jérusalem-Est allaient continuer.

Rania Adel

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