Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | Les divergences à l’ordre du jour 
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 mars 2008, numéro 706

 

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Palestine-Israël. Sous forte pression américaine, les deux parties ont annoncé la reprise de leurs négociations de paix après deux semaines de suspension. Les tensions restent toutefois extrêmes. 

Les divergences à l’ordre du jour  

C’est sans espoir d’un quelconque progrès que les pourparlers entre les délégations dirigées par le chef de l’équipe des négociateurs palestiniens, Ahmad Qoreï, et la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, devraient reprendre cette semaine. L’annonce a été faite par les deux parties, aucune date précise n’a toutefois été fixée. En fait, Palestiniens et Israéliens ont déjà repris officiellement vendredi 14 mars les négociations de paix après deux semaines de rupture marquées par des combats intenses. En présence de l’émissaire américain, William Fraser, le premier ministre palestinien Salam Fayyad et Amos Gilad, un conseiller du ministre israélien de la Défense Ehud Barak ont été réuni pendant trois heures à Jérusalem. La rencontre tripartite a eu lieu alors qu’une trêve tacite des violences a été remise en cause jeudi dernier au lendemain de l’élimination par l’armée israélienne de cinq activistes palestiniens en Cisjordanie.

Selon le communiqué publié après la rencontre, les discussions ont été « cordiales mais franches », une formule diplomatique souvent employée pour faire état de divergences. Les questions concernant la colonisation et la violence demeurent toujours l’obstacle qui entrave l’avancée des pourparlers. Les autorités américaines ont reproché à Israël de « poursuivre la colonisation et de ne pas lever suffisamment de barrages routiers », a indiqué à l’AFP un haut responsable israélien sous couvert d’anonymat. Aussi, il a reproché à Israël de ne pas respecter tous les engagements pris en vue de faciliter la vie quotidienne des Palestiniens en Cisjordanie. « Le président George W. Bush a fait explicitement référence à la question des barrages routiers et des avant-postes », a déclaré en référence aux colonies sauvages qu’Israël a promis de démanteler, mais qui sont toujours en place. Partageant le même avis, Tzipi Livni a, elle-même, critiqué la poursuite de la colonisation déclarant que « fondamentalement, — elle — ne pense pas que cela aide à faire avancer le processus de paix ». Défendant la politique de son pays, le haut responsable israélien a affirmé : « Nous avons répondu qu’il n’y a pas de nouveaux projets d’implantations israéliennes en Cisjordanie et qu’il s’agit de chantiers situés dans des blocs d’implantations qu’Israël veut garder dans le cadre d’un règlement permanent avec les Palestiniens ».

Mais cet avis a été critiqué du côté palestinien. Fayyad a indiqué dans un communiqué que le gel de la colonisation doit signifier qu’aucune pierre ne doit être ajoutée dans les colonies. Il a rappelé qu’Israël a lancé des appels d’offres pour la construction de 747 nouveaux logements dans les colonies rien que lors des cinq semaines ayant suivi la conférence d’Annapolis aux Etats-Unis en novembre dernier, marquant la reprise des négociations israélo-palestiniennes après sept ans d’impasse. « 138 logements ont été approuvés lors des onze mois précédant Annapolis », a-t-il ajouté. Plus récemment, Israël a annoncé la prochaine construction de 750 logements dans la colonie de Givat Zéev, près de Jérusalem, un projet déploré par Washington. « Nous avons examiné pourquoi des engagements pris par les parties n’ont pas été respectés et dans quels domaines », a annoncé un communiqué officiel américain publié au terme de la rencontre.

De l’autre côté, la délégation israélienne a reproché à l’Autorité palestinienne de ne pas lutter contre le terrorisme. « Elle ne procède pas à des arrestations et ne fournit pas de renseignements sur les activistes », a affirmé le haut responsable israélien. Toujours selon ce dernier, les Américains ont exprimé des réserves sur « l’opportunité » de la liquidation de quatre activistes palestiniens par une unité spéciale israélienne mercredi en Cisjordanie, « tout en reconnaissant le droit d’Israël à se défendre ». En effet, les Etats-Unis espèrent que les négociations pourront déboucher sur un accord avant le départ du président George Bush de la Maison Blanche en janvier prochain. A cet égard, Fraser est chargé de superviser l’application de la Feuille de route, un plan de paix international lancé en 2003 mais resté lettre morte. Selon ce plan, Israël s’est engagé à « normaliser la vie des Palestiniens » en levant ses restrictions en Cisjordanie occupée et à geler la colonisation, tandis que les Palestiniens doivent « mettre fin à la violence et au terrorisme ». Les négociations avaient été suspendues le 2 mars par le président palestinien Mahmoud Abbass pour protester contre les offensives israéliennes dans la bande de Gaza. Ces attaques menées durant quatre jours à partir du 27 février avaient coûté la vie à plus de 130 Palestiniens tandis que quatre Israéliens, trois soldats et un civil, étaient tués dans ces violences.

Maha Salem

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