Al-Ahram Hebdo, Sports | Des Eléphants au-dessus du lot
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 Semaine du 6 au 12 février 2008, numéro 700

 

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Sports

Can 2008. Après une démonstration de puissance face à la Guinée (5-0, dimanche), et un parcours sans faute, la Côte-d’Ivoire confirme son statut de grand favori de cette édition.

Des Eléphants au-dessus du lot

Perçu comme le champion légitime de cette édition, les Ivoiriens avancent à pas ferme pour confirmer les pronostics. Ils se sont montrés hors de portée de tous leurs adversaires qui ont eu le malheur de les croiser. L’entrée en matière était importante, et ils n’ont pas raté le coche, en remportant une victoire de 1-0 face aux Super Aigles nigérians en match d’ouverture. Mais ce n’était que l’échauffement, car les Eléphants se sont lancés sur la voie royale en écrasant le Bénin 4-1, le Mali de Frédéric Kanouté 3-0 avant d’étaler tous leurs talents face à la Guinée (5-0) en quarts de finale. « C’est une lourde défaite, mais j’ai perdu contre l’une des meilleures équipes du monde et pas d’Afrique seulement », a dit Robert Nouzaret, directeur technique de la Guinée, qui était lui-même sélectionneur de la Côte-d’Ivoire il y a cinq ans.

Les prouesses des hommes de Gérard Gilli sont éblouissantes. Un parcours parfait avec quatre victoires, 13 buts inscrits (meilleure attaque) et 1 seulement d’encaissé (meilleure défense). « Gilli est vraiment chanceux d’avoir un tel groupe. C’est une palette de joueurs à faire rêver n’importe quel entraîneur. La seule lacune est peut-être dans le poste du gardien de but qui n’est pas de la même classe que les trois autres lignes. Ça risque de troubler les défenseurs et leur faire perdre leur confiance », avait déclaré l’ancienne légende camerounaise Patrick Mboma et actuel analyste du football africain.

La Côte-d’Ivoire possède un effectif pléthorique avec des joueurs qui font la une des journaux et sont devenus les vedettes de grandes firmes européennes à l’image de Didier Drogba, la perle de Chelsea (Angleterre), Yaya Toure, pilier de la FC Barcelone (Espagne), le duo de l’Arsenal (Angleterre) Emmanuel Eboue et Habib Kolo Toure, le milieu de Tottenham (Angleterre) Didier Zokora et d’autres encore. L’attaque est leur couronne avec un compartiment étoffé qui comprend Drogba, Aruna Dindane, vedette de Lens, Abdel-Kader Keita (Lille), Salomon Kalou (Chelsea), Aruna Kone (Seville, Esp) et Boubacar Sanogo (Werder Brême, Allemagne). Gilli se trouve souvent dans l’embarras du choix pour mettre en place son onze de départ. « La situation est un peu difficile, car je veux jouer. Je n’ai aucune appréhension car je me sens bien dans le groupe. Il y a de grandes équipes et beaucoup de joueurs talentueux. C’est magnifique », explique Sanogo. Mais ce qui caractérise surtout les Ivoiriens, c’est la richesse de leur banc de touche qui a souvent fait la différence et qui est capable de compenser n’importe quelle perte. La preuve en est le solide défenseur Kolo Toure, dont l’absence lors des dernières rencontres de l’équipe n’a pas laissé de séquelles avec la présence d’un Marc Zoro imbattable en défense.

La seule remarque que l’on pourrait faire à Gilli est qu’il n’a pas souvent fait tourner son équipe afin de faire souffler les titulaires bien qu’il ait sous sa main d’excellentes pièces de rechange. « Certains joueurs ont pu se reposer face au Mali et j’essaye de les reposer lors des matchs en leur donnant quelques minutes de jeu », explique le technicien français. C’est la seule chose qui inquiète les observateurs : les joueurs pourront-ils maintenir leur cadence jusqu’au bout tandis que les joueurs craignent l’impact négatif à leur retour en club.

Mais pour le moment, ce n’est pas leur souci principal, car ils essaient de chasser le démon de l’arrogance du fait qu’ils sont pressentis comme les futurs champions. « Nous devrons rester concentrés jusqu’au dernier match tout en évitant de nous désunir et de faire preuve d’égoïsme », conclut Sanogo.

Un conseil à écouter, car si les Ivoiriens gardent la tête sur les épaules, ils seront sûrement honorés le 10 février prochain.

Karim Farouk

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