Al-Ahram Hebdo, Enquête | Faire du surplace au lieu d’avancer
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 6 au 12 février 2008, numéro 700

 

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Enquête

Taxis. Emprunter un taxi dans une métropole comme Le Caire peut être un véritable calvaire, comme en témoigne ce récit.

Faire du surplace au lieu d’avancer

La circulation place Tahrir est très mauvaise. La longue file de véhicules avance à pas de tortue. Pour se rendre à Mohandessine, quartier situé seulement à environ deux kilomètres de Tahrir, la tâche est compliquée à cette heure de la journée. Plusieurs taxis vides passent devant nous et refusent de s’arrêter. Au bout d’une vingtaine de minutes, un taxi décide enfin de s’arrêter. C’est une Fiat 1300 qui date des années 1960. Si de l’extérieur, le véhicule a un aspect acceptable, l’intérieur est en revanche dans un état déplorable. Dès que vous y mettez le pied, un ressort qui sort d’on ne sait où vous heurte le crâne. Les sièges sont très élevés et, la tête presque collée au plafond, on se sent très mal à l’aise. Quant au compteur, il est graisseux et à moitié cassé. Le chauffeur s’excuse : « Désolé ! Je ne sais pas pourquoi ces sièges sont si élevés. Le carrossier qui me les a arrangés est un imbécile ». Il nous demande de préciser exactement notre destination et se lance aussitôt en direction de Mohandessine. Le pont semble bloqué et le chauffeur commence le monologue des plaintes. « On ne peut plus avancer d’un seul pouce dans ce pays. C’est insupportable ! », se plaint-il. A peine quelques mètres parcourus après avoir monté le pont du 6 Octobre qu’un bruit de cafouillage se fait entendre et le taxi s’arrête net. Le chauffeur tente de redémarrer, mais en vain. « Excusez-moi une minute », signale le chauffeur qui récupère un tournevis dans la boîte à gants et descend du véhicule pour voir quelles sont les causes de la panne. A peine ouvre-t-il le capot qu’une odeur de fumée se dégage du moteur. Quelques minutes passent et le chauffeur est là à bricoler le moteur. Puis, il revient. « C’est un problème d’électricité, un fil a lâché », dit-il. Mais l’aventure n’est pas finie. « Ça prendra quelque temps à réparer. Je ne vais pas vous retenir. Vous pouvez prendre un autre taxi si vous voulez », nous affirme le chauffeur. Une vingtaine de minutes sont déjà passées depuis que le taxi s’est arrêté et nous nous retrouvons sur le pont du 6 Octobre à chercher un autre taxi. Quand on prend un taxi au Caire, il faut vraiment s’attendre à tout.

Marianne Youssef

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