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 Semaine du 5 au 11 novembre 2008, numéro 739

 

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Palestine. Les factions palestiniennes doivent prouver leur détermination à mettre un terme à leurs querelles intestines et à envisager plus sereinement l’avenir de leurs territoires. Mission difficile.

Apporter un nouveau souffle

Ballet diplomatique. C’est ainsi que peuvent être qualifiées les prochaines rencontres qui auront lieu au Caire, ce mois de novembre, et qui sont censées redonner la vie aux négociations israélo-palestiniennes d’une part et au dialogue inter-palestinien d’autre part. Dans l’objectif de promouvoir le processus de paix, quasiment oublié en raison des élections aux Etats-Unis et en Israël, des représentants du Quartette pour le Proche-Orient vont se retrouver en Egypte pour se pencher sur les progrès enregistrés dans le cadre des discussions de paix israélo-palestiniennes, a rapporté un haut responsable palestinien. Il a précisé sous couvert d’anonymat que les représentants étaient attendus en Egypte le 8 novembre. Le Quartette est composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations-Unies.

La réunion se tiendra au « plus haut niveau » en présence notamment de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, a-t-il expliqué. Les participants seront informés de l’état des discussions de paix par des négociateurs israéliens et palestiniens.

Condoleezza Rice a demandé à l’Egypte d’accueillir la réunion avant la fin du mandat présidentiel de George W. Bush en janvier. Le chef de la Maison Blanche avait accueilli une conférence sur la paix à Annapolis, dans le Maryland, il y a un an, exprimant le souhait qu’un accord de paix israélo-palestinien soit conclu avant fin 2008. Cette perspective semble cependant très improbable.

Bien avant la veille de la rencontre du Quartette, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le président palestinien Mahmoud Abbass vont se rencontrer le 7 novembre en Cisjordanie. Mme Rice et M. Abbass feront le point sur les derniers mois de négociations israélo-palestiniennes. Ces pourparlers ont produit peu de résultats tangibles. Mais la rencontre la plus importante est celle du 9 novembre, à laquelle sont invitées les factions palestiniennes pour discuter le partage du pouvoir au Caire. Y participeront le Fatah de M. Abbass, le Hamas et des groupes moins importants.

Les territoires palestiniens sont coupés en deux depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, ne laissant que la Cisjordanie à l’Autorité palestinienne.

Plusieurs tentatives de négociations de partage du pouvoir entre le Fatah et le Hamas ont échoué depuis que le Mouvement de résistance islamique a remporté les élections législatives en 2006. Depuis août, l’Egypte mène une série de négociations bilatérales avec les représentants de 13 factions palestiniennes, notamment le Fatah et le Hamas dans le cadre de l’organisation de ce dialogue.

Ce n’est qu’il y a quelques semaines seulement que les factions palestiniennes ont accepté le plan proposé par l’Egypte pour une réconciliation. Le plan d’accord en quatre points qui a été examiné par les factions — rivales jusqu’ici — est salué sous réserve de réajustements et de certaines clarifications. Le Caire appelle le Hamas et le Fatah à former un gouvernement d’unité nationale, réformer les services de sécurité et mettre fin aux hostilités qui ont fait suite au blocus de la bande de Gaza. Le plan égyptien prévoit également la tenue d’élections présidentielles et législatives censées promouvoir la réconciliation. Toutefois, les deux frères ennemis demeurent divisés sur un point important : le Fatah préconise un accord négocié avec Israël pour mettre fin à l’occupation en Cisjordanie alors que le Hamas opte pour la lutte armée.

Conditions préalables

Toutefois, les responsables des deux parties se disent déterminés à faire réussir le dialogue. Le ministre hamassi Mahmoud Al-Zahar a affirmé que le Hamas « fera tout pour assurer le succès du dialogue », tout en excluant des concessions de son mouvement sans contrepartie. C’est dans ce cadre que le mouvement islamiste palestinien du Hamas a posé ses conditions préalables à toute reprise du dialogue avec l’Autorité palestinienne et le Fatah de Mahmoud Abbass, sous l’égide de l’Egypte. Le Hamas a transmis au Caire ses conditions, dont le limogeage de quatre responsables de la sécurité en Cisjordanie. Il s’agit du général Toufik Tiraoui, chef des services de renseignement généraux ; du général Ziad Habberrih, directeur de la sécurité préventive ; du général Diad Al-Ali, commandant de la sûreté nationale ; et du général Majed Faraj, directeur des renseignements militaires. Pour le Hamas, ces quatre généraux sont responsables de la répression et des arrestations qui visent les militants islamistes en Cisjordanie. De plus, le Hamas réclame, avant d’entamer le dialogue, la mise à l’écart du groupe de Mohamad Dahlane.

En revanche, le Fatah estime que le dialogue doit déboucher sur la formation d’un gouvernement de consensus chargé de préparer de nouvelles élections présidentielle et législatives dans les territoires palestiniens. Le Hamas, qui domine le Parlement palestinien élu en janvier 2006 pour 4 ans, veut pour sa part une nouvelle élection présidentielle seulement.

Selon les analystes, les Palestiniens sont conscients du fait qu’ils ne peuvent plus laisser traîner leurs divergences, le temps est un facteur qui les presse. Il est dans l’intérêt des deux côtés de mener à bien le dialogue. Le Fatah pour sortir de l’impasse juridique et constitutionnelle qui surgira le 8 janvier avec la fin du mandat du président Abbass et pour empêcher le Hamas d’étendre davantage son pouvoir. Le Hamas pour casser le blocus qui lui est imposé, intégrer l’OLP et améliorer les conditions de vie des Palestiniens. Réussiront-ils ? Seuls les jours à venir apporteront une réponse.

Rania Adel

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