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 Semaine du 5 au 11 novembre 2008, numéro 739

 

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Environnement

Energie. Lors du cinquième Congrès scientifique au Maroc, les chercheurs arabes ont plaidé pour l’exploitation des ressources renouvelables dans le monde arabe. Compte rendu.

Les Arabes se penchent
sur leurs ressources

La nature n’a pas été clémente pour le Maroc qui a connu des inondations faisant des dizaines de morts et ravageant plusieurs villages. Mais cette nature peut être bénéfique si l’on sait exploiter les richesses. Les chercheurs et savants arabes, réunis à Fès (nord-est du Maroc) du 25 au 30 octobre, ont appelé les pays arabes à exploiter les ressources renouvelables de l’énergie au lieu d’utiliser le pétrole et le gaz naturel. Il s’agit en fait du 5e Congrès scientifique intitulé « Horizons de la recherche scientifique et le développement technologique dans les pays arabes » dont la 5e session a été tenue à Fès, la capitale spirituelle, culturelle et scientifique marocaine, qui fête ses 1 200 ans de sa fondation. Il est question d’une coopération entre la Fondation Arabe de Sciences et de Technologie (FAST, organisation indépendante non gouvernementale) et le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. 16 conférences différentes spécialisées dans diverses branches des sciences, telles que la conférence des sciences médicales et pharmaceutiques, celle de la technologie d’informations et de communications, celle des économies de la recherche scientifique, et celle portant sur l’environnement et les sciences maritimes, ont eu lieu. Plus de 1 500 savants, chercheurs et investisseurs arabes ont participé à ce congrès pour promouvoir le développement durable dans les pays arabes. « Les pays arabes font face à de nombreux défis afin de rejoindre les sociétés industrielles. Malgré la richesse des ressources naturelles, la recherche scientifique souffre quant à la faisabilité économique et sociale et l’absence de la coopération interarabe qui ne dépasse pas 3 % ! La FAST œuvre pour renforcer le développement scientifique dans ces pays », explique Abdel-Aziz Al-Naggar, président du Congrès et de la FAST. La plus importante conférence avait trait aux sources d’énergie et l’énergie renouvelable dans les pays arabes. De nombreuses recherches ont été présentées ainsi que des exposés abordant les ressources énergétiques arabes. « La réalité de l’énergie arabe est vraiment inquiétante. L’avenir n’est plus pour les ressources conventionnelles, mais plutôt pour l’énergie renouvelable. Les pays arabes sont riches de ressources solaire et éolienne non exploitées jusqu’aujourd’hui. Il est impératif de commencer à les exploiter à des fins industrielles et d’investissement, notamment dans les domaines de l’agriculture et le dessalement de l’eau. Sans oublier de mettre en place une stratégie visant à faire face à l’épuisement du pétrole et du gaz naturel », assure Mouafaq Al-Djassem, président de la Conférence sur les ressources de l’énergie et de l’énergie renouvelable. Les chercheurs participant à cette conférence ont exhorté les pays arabes à générer l’électricité en utilisant l’énergie solaire.

 

Energie solaire pour l’avenir des pays arabes

La flambée des prix du pétrole a poussé certains à la recherche d’autres sources d’énergie telles que le développement des biocarburants à partir de quelques denrées alimentaires. Pour les pays arabes, le pétrole fait partie des ressources naturelles appelées à s’épuiser dans l’avenir proche. « Le marché instable du pétrole incite les pays occidentaux et arabes à s’intéresser aux ressources renouvelables, y compris les pays producteurs du pétrole. L’énergie solaire s’avère une solution à plusieurs problèmes écologiques. L’utilisation des générateurs amis de l’environnement, basés sur des lentilles de verre, pour engendrer l’électricité et pour dessaler l’eau, nous protège de 950 000 tonnes de polluants par an. L’énergie solaire pourrait être utilisée pour produire de l’énergie éolienne à une vitesse de 180 kilomètres par heure. Cette dernière alimente les tourbillons qui engendrent l’électricité. En fait, un pays comme le Koweït utilise 20 % de sa production pétrolière pour engendrer l’énergie électrique et dessaler l’eau. Les générateurs pourraient économiser des milliards de dollars », indique Lamiaa Hayat, professeure de biochimie à l’Université du Koweït.

Quant au directeur du Centre de l’énergie au sein de l’Académie arabe pour les sciences, la technologie et le transport maritime, Fouad Aboul-Foutouh, il a présenté un exposé dans lequel il a exhorté les pays arabes à recycler les cellules photovoltaïques pour les utiliser notamment dans les pays en développement. « Les pays arabes ne se sont pas encore lancés dans la production de ces cellules. Ils les importent. Le fait de recycler les cellules déjà utilisées pour les exploiter économise 60 % environ d’énergie et de coûts », affirme-t-il.

Selon Aboul-Foutouh, les pays arabes se lancent dans la construction des réacteurs de l’énergie atomique pour engendrer l’électricité, ce qui est très coûteux et qui est l’apanage des pays développés qui ont déjà parcouru un long chemin dans ce genre d’énergie. Quant aux pays arabes, ils y seront à leur merci. Ainsi, devraient-ils plutôt investir dans l’énergie solaire disponible déjà chez eux, indépendamment des autres pour son exploitation.

Racha Hanafi

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En bref

Energies renouvelables
Investir massivement dans les énergies renouvelables serait une « révolution », non seulement utile pour la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi économiquement rentable au moment où la récession menace, selon une étude présentée la semaine dernière par Greenpeace. « Cette crise financière va passer, la crise climatique non », et « elle touchera le monde avec une gravité incomparable ». Selon l’étude présentée par Greenpeace International, d’ici 2030, l’industrie des énergies vertes aurait multiplié son chiffre d’affaires par cinq de 70 à 360 milliards d’euros, et d’ici 2050, elle aurait la taille de l’industrie fossile d’aujourd’hui, selon ce rapport intitulé « Révolution énergétique : une vision d’une énergie mondiale durable ».

Changement climatique
La crise écologique et le changement climatique inquiètent autant les Français (60,5 %) que la crise financière, voire davantage pour 22 % d’entre eux, contre respectivement 15,7 % (hommes) et 13,4 % (femmes), selon un sondage. Par catégorie socioprofessionnelle, les cadres et « professions intellectuelles supérieures » citent volontiers (36,5 %) la crise écologique comme souci principal, contre 15,4 % chez les ouvriers et 12,8 % chez les agriculteurs. 

Ivoire
La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), organisation affiliée à l’Onu chargée de la protection des espèces en danger, le Botswana a vendu la semaine dernière aux enchères plus de 43 tonnes d’ivoire à la Chine et au Japon pour un montant de 7,1 millions de dollars. Cette vente internationale, la 2e sur un total de 4 en Afrique australe, a été approuvée par la CITES qui a autorisé, pour la première fois depuis près de dix ans, la vente de 108 tonnes d’ivoire. Les prochaines ventes auront lieu lundi au Zimbabwe (4 tonnes) et le 6 novembre en Afrique du Sud (51 tonnes). Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a vivement critiqué ces ventes légales, estimant qu’elles encourageaient les braconniers à blanchir leurs stocks illégaux.

Conférence
Le Brésil a convoqué une Conférence internationale sur les biocarburants qui se tiendra du 17 au 21 novembre à Sao Paulo, pour promouvoir l’éthanol dont le géant sud-américain est un grand producteur mais qui est souvent jugé comme un des responsables de la hausse des prix alimentaires. Le Brésil est le 2e producteur mondial d’éthanol, qu’il produit à partir de la canne à sucre, et 1er exportateur mondial. De trente à quarante pays seront représentés, le plus souvent au niveau ministériel, à cette conférence qui sera ouverte par le président Luiz Inacio Lula da Silva. Pendant trois jours, des experts discuteront notamment de la sécurité énergétique ou du changement climatique, puis les ministres débattront de leurs conclusions, mais sans adopter de résolution.

 

Extinction

Les experts finlandais ont averti que la fonte des glaces et les filets de pêcheurs menaçaient la survie du phoque annelé de Saimaa, espèce de 260 mammifères établis dans le plus grand lac éponyme situé dans l’Est de la Finlande. Ce phoque appartient à la famille des phoques annelés, dont l’ancêtre, piégé par la fonte des glaces il y 9 500 années, est devenu un mammifère d’eau douce. Victime de la pollution dans les années 1960 et 70, il subit aujourd’hui le réchauffement climatique et surtout l’activité des pêcheurs. Car lors de la période des naissances entre fin février et début mars, les femelles construisent un abri sur la glace avec de la neige afin de protéger leur progéniture. Ainsi, beaucoup de nouveau-nés sont morts peu après leur naissance et le nombre de phoques de Saimaa a diminué. Les filets de pêcheurs amateurs constituent l’autre piège mortel pour les jeunes phoques, lorsqu’ils apprennent à aller chercher seuls leur nourriture. Des statistiques de l’agence finlandaise Metsaehallitus montrent que le nombre de phoques de Saimaa était en augmentation de 1990 à 2005, passant de 189 à 280, avant de retomber à 260 ces dernières années.

 

 

 




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