Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | L’issue reportée à sine die
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 1 au 7 Octobre 2008, numéro 734

 

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Palestine. L’absence de percée dans les négociations israélo-palestiniennes ainsi que les bouleversements politiques en Israël rendent quasi impossible le respect de l’échéance de fin 2008 pour parvenir à un accord. 

L’issue reportée à sine die 

Avec le départ prochain du président américain George Bush et les troubles politiques internes israéliens qui risquent d’entraîner des élections anticipées, rien n’augure d’un développement positif dans le processus de paix israélo-palestinien dans les mois à venir. En effet, l’accord de paix censé intervenir avec la fin de l’année reste hypothétique à l’heure qu’il est. Il faudra probablement attendre la formation du nouveau gouvernement israélien dirigé par Tzipi Livni, récemment nommée premier ministre, ou encore la tenue d’élections législatives anticipées au cas où Livni ne parviendrait pas à trouver de coalition pour son cabinet. Il faudra également attendre le scrutin présidentiel américain de novembre prochain. Autant d’obstacles qui éloignent tout espoir de respecter l’échéance de fin 2008.

Cela dit, le Proche-Orient est actuellement au centre d’une intense activité diplomatique à l’occasion de la tenue de l’Assemblée générale de l’Onu cette semaine.

Le Conseil de sécurité, réuni vendredi dernier au niveau ministériel à la demande du groupe arabe, a débattu de la colonisation juive dans les territoires palestiniens, principale pierre d’achoppement dans les négociations israélo-palestiniennes relancées en novembre 2007 à Annapolis, près de Washington, avec l’objectif d’aboutir en 2008. Le Quartette international pour le Proche-Orient a ainsi appelé Israël et les Palestiniens à déployer « tous les efforts nécessaires » pour conclure un accord en 2008 et exprimé sa « profonde préoccupation » devant la poursuite de la colonisation juive. « La poursuite de la colonisation rend impossible la création d’un Etat palestinien viable », a également déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal. Quant au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, il a pour sa part affirmé lors du débat, qui n’a pas été sanctionné d’un vote, que la colonisation « a atteint un point susceptible de tuer tout espoir d’un Etat palestinien viable ».

Plus concret, le président palestinien Mahmoud Abbass a expliqué, cartes à l’appui, que les principaux blocs de colonies « ne permettront pas la création d’un Etat palestinien, puisqu’ils divisent la Cisjordanie en quatre cantons ». « L’alternative à la paix, c’est de voir la région plonger de nouveau dans le cycle meurtrier de la violence », a-t-il averti. Le président palestinien a aussi proclamé son rejet de tout accord partiel avec Israël sous la pression du facteur temps. « Les règlements partiels ou provisoires, qui omettent ou reportent certains dossiers essentiels, ne sont pas viables et laissent intactes les racines du conflit, anéantissant ainsi tout progrès accompli sur le chemin de la paix », a-t-il précisé. Selon lui, « tout règlement doit être complet et détaillé et comporter un mécanisme d’application selon un calendrier convenu ».

Mission difficile, voire impossible. On se retrouve ainsi au point mort, pire encore, on se retrouve face à une dégradation de la situation avec la question de la poursuite de la colonisation.

Mais le président palestinien a tenu à rappeler son engagement à poursuivre les efforts de paix avec la personne qui succédera à Ehud Olmert à la tête du gouvernement israélien, mais il a estimé qu’un nouveau cycle de violences était possible en cas d’échec du fragile processus de paix actuel.

Il s’agit donc en ce moment de régler la question de la colonisation principale, source de blocage. Ce sujet a aussi été épinglé par le Quartette international sur le Proche-Orient, réuni au niveau ministériel au siège de l’Onu. Ce groupement — Etats-Unis, Union européenne, Russie, Onu — a appelé l’Etat hébreu à « cesser toutes les activités de colonisation, y compris celles liées à la croissance naturelle, et à démanteler les avant-postes (colonies sauvages) construites depuis mars 2001 ».

Malgré ce tableau peu reluisant, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice s’est dit optimiste, déclarant que les négociations de paix progressaient en dépit des remous politiques en Israël et qu’un accord restait possible avant la fin de l’année. Cette déclaration est intervenue au lendemain d’une rencontre entre les présidents américain George Bush, et palestinien Mahmoud Abbass. Une rencontre dont l’objectif est de tenter de maintenir sur les rails le processus de paix au Proche-Orient. M. Bush, qui a relancé les discussions de paix il y a dix mois dans l’espoir de parvenir à un accord avant son départ de la Maison Blanche, en janvier, a dû réduire ses ambitions à la recherche d’un cadre pour la création d’un Etat palestinien. « Il me reste quatre mois à mon poste et j’espère que la vision sur laquelle nous avons travaillé, vous et moi, pourra se concrétiser », a dit Bush à Abbass. « Ma seule promesse est que je continuerai à travailler dur pour que cela puisse advenir ». Légère promesse pour une mission des plus difficiles.

Abir Taleb

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