Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 7 au 13 janvier 2008, numéro 696

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Hassan Abou-Taleb
Politologue

 


Edito

Nouveau rapport de forces

Avec un baril de brut qui a touché le plafond fatidique des 100 dollars, les pays arabes du Golfe sont devenus des acteurs majeurs de l’économie mondiale grâce à la manne pétrolière qui leur a permis de financer des méga-projets immobiliers et acquisitions de sociétés.

La flambée des cours du brut a rempli les coffres des six membres du Conseil de coopération du Golfe (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis), qui fournissent le quart de la demande mondiale. Cette manne a déclenché un boom économique majeur, à coups de projets immobiliers plus imposants les uns que les autres, alors que les avoirs à l’étranger des pays du CCG, qui possède encore 40 % des réserves mondiales, ne cessent de grossir. Entre 2002 et 2006, les pays du Golfe, avec une population de 35 millions d’habitants, ont gagné entre 1 200 et 1 500 milliards de dollars de revenus, ce qui leur a permis de porter leurs avoirs à l’étranger à plus de mille milliards de dollars, selon des estimations internationales.

Poussé par le pétrole, le Produit Intérieur Brut (PIB) des six pays, qui ont lancé le 1er janvier leur marché commun, a augmenté d’environ 7 % par an ces dernières années, et la tendance devrait se poursuivre. Le PIB du CCG est passé de 406 milliards de dollars en 2003 à 712 milliards en 2006, selon le Fonds Monétaire International (FMI), qui prévoit 790 milliards en 2007 et 883 milliards en 2008.

L’afflux de liquidités ne pouvant être absorbé dans la région, les pays du Golfe se sont lancés dans des investissements massifs à l’étranger et des achats à grande échelle aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Du coup, leur influence n’est plus désormais limitée à la richesse pétrolière. Ils ont retenu les leçons du passé, quand ils ont dilapidé l’argent du pétrole après les deux chocs des années 1970 et 80. Cette fois, ils investissent leurs bénéfices de façon prudente et professionnelle. Ils pensent à l’avenir, en faisant du retour sur investissement une source viable de revenus quand les prix du pétrole baisseront. Jusqu’ici, ils ont réussi dans leur démarche. Pour 2007, les retours sur investissements devraient se situer entre 60 et 100 milliards de dollars, soit l’équivalent des revenus pétroliers avant la flambée du brut en 2002. Et l’avenir s’annonce radieux : les prix devraient rester haut pendant les cinq prochaines années en raison d’une forte demande mondiale.

 

 




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