Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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  Semaine du 16 au 22 janvier 2008, numéro 697

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Radwan Ziada


Edito

Apaisement 

Le troisième anniversaire de la paix dans le Sud-Soudan intervient sur fond de relations quelque peu apaisées entre les Nordistes et les ex-rebelles sudistes, après une crise qui a fait resurgir le spectre de la guerre dans un pays déjà empêtré dans le conflit du Darfour.

Contrairement à 2007, aucune grande célébration n’a été organisée pour marquer la date du 9 janvier 2005, qui a vu le gouvernement de Khartoum et les rebelles sudistes signer l’accord de paix globale (CPA). Cet accord a mis fin à une guerre civile dans le Sud-Soudan qui a duré 21 ans, fait 1,5 million de morts au bas mot et épuisé économiquement le Nord.

Cette paix reste fragile, ponctuée d’attaques ponctuelles de tribus appuyées par Khartoum contre les ex-rebelles sudistes du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM). Voulu comme une démonstration de solidité de cette paix, un grand meeting organisé l’an dernier à Juba, capitale du Sud-Soudan, avait tourné à une empoignade publique entre le président nordiste Omar Al-Béchir et le leader sudiste Salva Kiir. Ce dernier avait accusé le Nord de ne pas appliquer le CPA. M. Béchir lui a retourné l’accusation, reprochant aux Sudistes mauvaise gestion, corruption et désorganisation. Depuis, les rapports n’ont cessé de se dégrader entre les deux parties, culminant avec le retrait le 13 octobre des ministres sudistes du gouvernement central pour protester contre le retard dans l’application du CPA. La crise a duré plus de deux mois mais s’est achevée avec la réintégration des Sudistes au gouvernement et un accord sur un calendrier d’application du CPA, qui s’est concrétisé notamment par le retrait des forces nordistes le 1er janvier de zones pétrolières dans le Sud.

Mais en dépit des proclamations de foi, des questions épineuses restent à régler, comme le statut de la zone d’Abiye, riche en pétrole et revendiquée par les deux parties, et le tracé des frontières entre le Nord et le Sud. Les deux camps se sont employés ces dernières semaines à apaiser la tension autour de la zone d’Abiye qui a connu des affrontements meurtriers entre armée sudiste et tribus nordistes soutenues, selon le SPLM, par des paramilitaires. Les relations futures dépendent du règlement de cette question mais également de la manière dont sera traduite la nouvelle entente, notamment dans le domaine de « la démocratisation » du système politique, essentielle selon les Sudistes, pour rendre le choix de l’unité attractif. Conformément au CPA, des élections générales doivent être organisées en 2009 et un référendum deux ans plus tard doit permettre aux Sudistes de décider de leur indépendance ou de rester dans un Soudan uni .

 




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