Al-Ahram Hebdo,Environnement | Des gouvernorats passés au scanner
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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  Semaine du 16 au 22 janvier 2008, numéro 697

 

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Environnement

Développement Durable . C’est une première : onze gouvernorats d’Egypte ont fait l’objet d’une étude afin de constituer leur profil environnemental. Le but est de s’attaquer efficacement aux diverses pollutions dont ils souffrent.

Des gouvernorats
passés au scanner

Mieux vaut tard que jamais. L’Egypte, qui souffre de pollutions diverses et variées, semble sur la voie d’un remède à ces maux avec la récente déclaration du ministre d’Etat égyptien pour les affaires de l’Environnement, Magued Georges : « Des études visant à présenter le profil environnemental de onze gouvernorats de l’Egypte ont été achevées. Ce profil constitue la base du plan d’action environnemental qui sera élaboré par chaque gouvernorat. Il est question de développer les systèmes de gestion de l’environnement en Egypte afin de promouvoir la situation écologique », a-t-il indiqué. Les onze gouvernorats en question sont ceux du Nord-Sinaï, Port-Saïd, Ismaïliya, Alexandrie, Béheira, Guiza, Fayoum, Qalioubiya, Minya, Ménoufiya, et la Nouvelle Vallée.

Le profil en question consiste à regrouper l’ensemble des informations environnementales de chaque gouvernorat. Ce qui inclut la population, la santé, l’habitat, l’enseignement, l’agriculture, le travail et autres activités. Les informations détaillées de chaque gouvernorat concernent le recensement démographique, ses frontières géographiques, le genre d’activités humaines pratiquées, les ressources naturelles, les problèmes environnementaux dont il souffre, une description détaillée des lycées, écoles et universités, les hôpitaux et terrains agricoles ... « C’est une première en Egypte. On n’a jamais rien vu d’aussi complet. Grâce à ces études, on connaît les foyers de pollution dont souffre chaque gouvernorat. C’est le fruit d’une année de travail avec les différentes branches de l’Agence Egyptienne pour les Affaires Environnementales (AEAE) dans les gouvernorats en question », explique Ali Abou-Sedeira, de l’AEAE. Et d’ajouter : « Une fois achevé, le profil environnemental est soumis à chaque gouvernorat pour qu’il soit examiné et discuté. Ensuite, c’est au gouvernorat d’élaborer son propre plan d’action des projets environnementaux pour remédier aux problèmes ».

Les plans d’action sont exécutés en coopération avec les différents secteurs de l’AEAE afin d’assurer l’aide scientifique et technique ainsi que les financements pour se mettre en conformité aux normes environnementales internationales. « D’après les profils constitués, nous avons remarqué que certains gouvernorats souffrent d’une mauvaise gestion des déchets dangereux des hôpitaux. Ils ont placé ce problème en tête de leur plan d’action. Après avoir discuté du problème avec l’AEAE et le ministère de la Santé, la solution retenue a été de réserver un lieu éloigné des habitations pour y placer ce genre de déchets, sans causer de problèmes écologiques ni de santé pour la population. Les gouvernorats concernés cherchent aujourd’hui un financement pour ces projets », indique Salah Al-Chérif, directeur du projet sur la décentralisation de la gestion environnementale. La constitution de ces profils environnementaux, sans précédent en Egypte, est également le fruit de la coopération avec l’Agence danoise pour le développement international (DANIDA). Cette instance vise à limiter la pauvreté et à décentraliser la gestion environnementale. Et c’est en collaborant avec les organisations de la société civile qu’elle aspire à réaliser ses objectifs.

Prolongement d’une expérience pilote

Ces profils sont en fait le prolongement d’une expérience pilote avec quatre gouvernorats : Suez, Béni-Souef, Assouan et Assiout où toute la population a été appelée à agir. « Trouver une solution aux problèmes environnementaux dont souffre chaque gouvernorat et promouvoir la décentralisation de la gestion environnementale sont les objectifs principaux de ces profils, pour réaliser le développement durable. Pour cela, une coopération entre le gouvernement, la société civile et les organismes internationaux est nécessaire. Les ONG en collaboration avec les différentes branches de l’AEAE pourraient rapidement mettre un terme à certains problèmes écologiques », indique Al-Chérif. Ainsi, DANIDA travaille étroitement avec plusieurs organisations de la société civile dans plusieurs gouvernorats d’Egypte. « Il s’agit pour elle de sélectionner les projets déposés par les instances gouvernementales ou les ONG et visant à résoudre des problèmes environnementaux. Puis, elle assure une assistance financière afin de réaliser les projets dans un délai déterminé. Bref, de nombreuses personnes sont au travail », explique Mahmoud Al-Aroussi, expert de l’Unité de gestion environnementale au sein de DANIDA. Et de préciser : « La coopération avec un gouvernorat du sud comme Minya et les petits villages qui l’entourent nous a étonnés. Nous avons été accueillis chaleureusement, et le travail a concerné tout le monde y compris la population. Le problème de ces villages était le manque des canalisations pour acheminer l’eau potable. C’est le projet sur lequel nous travaillons actuellement ».

Pour atteindre ce niveau de coopération, les 11 gouvernorats ont dû faire preuve de détermination et présenter des facilités de travail afin que leur profil environnemental soit constitué. Reste maintenant à étendre l’initiative à l’ensemble du pays, puisque la pollution de l’air, de l’eau et du sol est une cause principale des problèmes de santé des Egyptiens.

Racha Hanafi

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En bref

Energie
D’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le pétrole devrait rester l’énergie reine de la planète pendant des décennies. La demande de pétrole devrait fortement augmenter d’ici 2030 (+37 %). Dans le domaine du chauffage, le gaz naturel est un possible substitut, le charbon restant une alternative plus marginale. La demande de gaz devrait donc fortement augmenter : l’AIE prévoit une croissance de 2,1 % par an jusqu’en 2030 contre seulement 1,3 % pour le pétrole. Du côté des transports, le pétrole est largement dominant avec une part de marché de 94 %, contre 1 % pour les biocarburants, et 5 % pour l’électricité et le charbon. L’AIE recommande d’importer des biocarburants des régions où ils sont les plus rentables et les plus développés, notamment d’Amérique du Sud, et d’investir dans la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, qui utilisent des matières végétales non alimentaires comme la cellulose ou les algues.

Pollution
La Chine, confrontée à de graves problèmes environnementaux dus à sa croissance accélérée, va lancer en février son premier recensement des sources de pollution. Selon le directeur de l’Agence de la protection de l’environnement (SEPA), le recensement, qui devrait être achevé au premier semestre de cette année et dont les données seront officialisées au premier semestre de 2009, concernera les pollutions industrielles, agricoles, mais aussi celles émises par les habitants. Ces données doivent permettre de mieux lutter contre la dégradation de l’environnement, un des objectifs du régime communiste pour le 11e plan quinquennal (2006-2010). Il a souligné la semaine dernière que le résultat du recensement ne conduirait à aucune sanction ou évaluation de la performance des administrations locales, appelant ces dernières à fournir des données fiables. La Chine est devenue, avec les Etats-Unis, le principal pollueur de la planète en raison de la vitalité de son économie dont la croissance est supérieure à 10 % par an.

Température
Selon des experts météorologiques britanniques, la température moyenne mondiale sera un peu moins élevée en 2008 que ces dernières années, mais restera parmi les dix plus chaudes de l’Histoire. La température mondiale devrait être en 2008 supérieure de 0,37 degré à la température moyenne à long terme enregistrée sur la période 1961-1990 qui s’établit à 14 degrés Celsius. Mais 2008 sera également l’année la plus froide depuis l’an 2000, en raison de la forte influence du phénomène climatique La Nina, caractérisé par une baisse de la température. Son cousin, le phénomène El Nino, se traduit quant à lui par un réchauffement. Quant à 2007, pressentie pour être l’année la plus chaude dans l’Histoire de la planète, sa température moyenne ne s’est finalement classée qu’au septième rang, se situant à 0,41 degré au-dessus de la moyenne de 1961-90. Ces chiffres ne prennent en compte que les onze premiers mois de 2007, décembre restant à compiler.

Eau
Plus de 800 personnes ont dû suivre un traitement médical après avoir bu de l’eau visiblement polluée par les rejets acides d’une importante compagnie minière dans le nord de la Zambie. L’incident s’est produit la semaine dernière, à la suite de ce rejet accidentel venu des Mines de Cuivre Mopani (MCM) et à l’origine de la contamination du réseau d’alimentation en eau. MCM appartient au groupe suisse Glencore.

 




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