Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 8 au 14 août, numéro 674

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Abdallah Al-Achaal
Politologue
 


Edito

Composantes

L’envoi d’une force de paix au Darfour est la réponse, certes tardive mais massive, de la communauté internationale à une catastrophe humanitaire de grande ampleur dans l’ouest du Soudan, qui aurait fait depuis février 2003 quelque 200 000 morts, chiffre contesté par Khartoum, et plus de 2,1 millions de déplacés sur une population de six millions d’âmes. La force des Nations-Unies et de l’Union Africaine (UA), baptisée Unamid, doit être composée de 26 000 soldats et policiers et sera la plus importante mission de paix au monde. Elle ne devrait être déployée sur le terrain qu’au début 2008, soit près de cinq ans après le début du conflit au Darfour. Le Soudan, après des années de tergiversations et de pressions occidentales soutenues, a fini par accepter le principe de cette force à condition qu’elle soit essentiellement composée de soldats africains. Le texte de la résolution a subi des modifications pour le rendre acceptable par Khartoum, qui craignait qu’il ne donne à l’Unamid un large mandat lui permettant un recours illimité à la force sous le chapitre VII de la charte de l’Onu. Ainsi, la référence au chapitre VII a-t-elle été limitée à un seul article : La résolution autorise la force Onu-UA à prendre « les mesures nécessaires » (signifiant l’usage de la force si elle s’impose) pour protéger son personnel, assurer la sécurité et la liberté de circulation des travailleurs humanitaires, prévenir les attaques et les menaces contre les civils et soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix du Darfour. Les rédacteurs de la résolution ont renoncé à invoquer le chapitre VII pour donner pouvoir à la force mixte d’enquêter sur la présence éventuelle d’armes au Darfour, ce qui serait une violation des résolutions de l’Onu. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient au départ préconisé une ligne très ferme contre le Soudan mais il est vite apparu nécessaire d’adoucir le texte pour obtenir le soutien de certains membres africains du Conseil de sécurité et de la Chine. Cependant, tout le monde est parfaitement conscient que la force de maintien de la paix n’est qu’une composante de la recherche d’une solution au Darfour et qu’il faut y favoriser une entente politique entre gouvernement et rebelles non signataires de la paix. L’expérience de la force africaine de 7 000 hommes, sur le terrain depuis 2003 et qui doit passer le témoin à l’Unamid, a prouvé l’impossibilité de stabiliser la situation au Darfour sans solution politique. Le développement du Darfour, longtemps négligé, est une autre composante, également indispensable à la paix.  

 




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