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 Semaine du 9 au 15 août 2006, numéro 622

 

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Edito

L’erreur

Israël ne semble pas avoir tiré les leçons du passé et s’apprête à commettre une nouvelle erreur lourde de conséquences au Liban. Incapable d’arrêter les roquettes du Hezbollah, l’Etat hébreu, qui ne veut pas sortir les mains vides de son aventure meurtrière au pays du Cèdre, est décidé à rétablir une « zone de sécurité » de plusieurs kilomètres au sud de ce pays comme celle qui existait il y a six ans, avec le déploiement d’une dizaine de milliers de soldats, en attendant l’arrivée d’une force internationale dans ce secteur.

La création évoquée par Israël de cette « zone » et le déploiement envisagé d’une force internationale rappellent deux initiatives mises en œuvre au Liban dans le passé, avec des conséquences dramatiques. De 1985 à 2000, Israël a occupé au Sud-Liban une « zone de sécurité » de 850 km carrés, combattue sans merci par le Hezbollah que l’Etat hébreu veut éliminer aujourd’hui. L’armée israélienne a été contrainte de la quitter après une longue guerre d’usure. La nouvelle « zone » envisagée par Israël ne prévoit pas de positions fixes, ni la présence d’une milice locale auxiliaire, comme ce fut le cas avec l’Armée du Sud-Liban (ALS). Elle conçoit plutôt un « cordon sanitaire », de cinq à six kilomètres de large, vidé de sa population, où les Israéliens tireront sur tout intrus. Une idée qui n’apportera sûrement pas la paix à Israël. Au contraire, elle renforcera la résistance libanaise contre cette nouvelle occupation d’une partie du Sud-Liban : des accrochages quotidiens le long de cette « nouvelle » frontière sont probables, des tirs de roquettes ou de missiles sur Israël sont également possibles au-dessus de la « zone de sécurité ». Pour éviter justement ce genre d’incidents, les Etats-Unis et Israël veulent que se déploie dans cette « zone » une force multinationale puissante capable par les armes de les empêcher. Cette force, si elle se matérialise, sera ainsi considérée par les Libanais comme une « force d’occupation » à la solde de l’Etat hébreu. Tout le monde se souvient de l’expérience tragique de la Force multinationale de 1982 et 1983, et qui était composée d’Américains, de Français et d’Italiens. En octobre 1983, 241 militaires américains et 58 légionnaires français avaient été tués lorsque des camions piégés, conduits par des kamikazes, ont explosé dans leurs campements à Beyrouth. C’est pour ces raisons que le gouvernement libanais s’oppose à cette idée et préfère un renforcement de la Finul, qui aiderait l’armée libanaise à se déployer jusqu’à la frontière internationale et à ramener chez eux des dizaines de milliers de Libanais chassés des villages frontaliers, qu’il faudra reconstruire.

 




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