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 Semaine du 9 au 15 août 2006, numéro 622

 

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Attaques du Liban. Lamine, un de nos lecteurs algériens, crie sa douleur. Il déplore la désunion des Arabes et explique les objectifs d'Israël sous-jacents à la guerre contre le Hezbollah.

Avons-nous oublié Sabra et Chatila ?

Dommage que le gouvernement libanais n'ait pas sollicité les Etats arabes pour une aide militaire défensive (l'arsenal défensif arabe ne servant à rien, il aurait été beaucoup plus utile pour défendre l'espace aérien libanais), conformément au Pacte de défense arabe datant de 1952 (bien que le Liban avec l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Syrie et le Yémen aient signé un traité de défense commune et de coopération économique le 17 juin 1950 rejoints en 1951 par l'Iraq et en 1952 par la Jordanie). De cette manière, les pays arabes signataires auraient eu le choix d'accepter (en faisant référence à ce pacte, la colère des parrains aurait été peut-être moindre) ou de refuser au risque de mécontenter leurs populations. Une telle action aurait dévoilé bien des choses. Par ailleurs, et aux yeux du monde, le Hezbollah aurait dû mettre au placard ses couleurs pour ne hisser que le drapeau libanais et les couleurs de l'armée libanaise (absente hélas sur le terrain).

N'est-ce pas de l'histoire qui se répète quand on se remémore juin 1982 ? Israël déclenche une guerre au Liban, pour anéantir l’OLP, qui a duré jusqu’en 2000 (sous une autre forme, dans le Sud-Liban occupé par Israël avec l'aide de la milice chrétienne Armée du Sud-Liban). Les bombardements des villes et la destruction des camps de réfugiés au Sud-Liban en 1982, le terrible siège de Beyrouth, le massacre de Sabra et Chatila que facilita l’armée israélienne. Aujourd'hui, elle veut anéantir le Hezbollah et pourtant, c'est le Liban qui est visé : sa dynamique économique, ses spécificités religieuses, sa position géographique, sa démocratie naissante. Même démarche, même logique destructrice depuis 60 ans.

Lors de la tenue du 43e sommet de l’Union des Parlementaires Arabes (UPA) qui s’était ouvert à Beyrouth le mardi 3 juin 2003 (La défense du monde arabe au programme de se sommet). Voici ce qui avait été dit le 5 juin 2003 (Israël n'a pas pardonné):

Le speaker du Parlement libanais, Nabih Berri, a évoqué la résistance libanaise et la manière dont elle a permis de contenir Israël en dehors du pays. Il a également dit soutenir la déclaration du Conseil de coopération du Golfe, appelant à préserver l’unité de l’Iraq et au retrait des troupes étrangères de son territoire.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a souligné dans son discours que « le monde arabe est soumis à un violent assaut qui vise à le détruire ». Il a ajouté que la Ligue arabe devrait être préservée en modernisant ses institutions.

Le président du Conseil saoudien de la Shura, Dr Saleh bin Abdullah bin Humeid, a indiqué que son pays coopérait avec la communauté internationale pour combattre le terrorisme. Il a également mis en avant la nécessité de dissocier le terrorisme de toute religion ou race et de ne pas l’utiliser pour opprimer une religion.

Israël ne laissera jamais tranquille le Liban ni les autres Etats arabes. Ce pays se nourrit de cette violence pour survivre en entretenant dans l'esprit de l'homme occidental le complexe de la shoah. Il ne peut permettre l'émergence de démocratie dans le monde arabe car le temps aidant, l'homme arabe retrouverait sa légitimité dans les urnes et exprimerait sans aucun doute son vœu le plus cher, celui d'une union des Etats arabes (fédérale, confédérale ...). Un tel bloc constituerait une menace financière et énergétique à l'Europe et à l'Oncle Sam. Et si le Hezbollah tombe, je crains de voir de mon vivant une bantoustanisation ou une cantonnisation des pays arabes (en micro-Etat plus facile à soumettre).

Que Dieu protège le Liban et son peuple valeureux.

Sincères salutations et bonne continuation.

Lamine Abdi, Algérie.

Merci l'Egypte !

Je voudrais à travers la rubrique des lecteurs de votre honorable journal Al-Ahram Hebdo vous faire part de mes sentiments et de mes remerciements les plus sincères et profonds à l'égard de l'Egypte et de son président, Hosni Moubarak, qui a tenu à apporter tout le soutien au Liban et à son peuple, dont je fais humblement partie.

Donc, je tiens encore une fois à remercier le président lui-même pour tous les efforts diplomatiques et politiques qu'il déploie en vue de mettre fin à cette guerre qui nous ravage de nouveau alors qu'on croyait qu'elle était enterrée à tout jamais. Je pense que sa contribution sera bénéfique sur tous les plans.

Par ailleurs, je tiens à remercier également l'ambassadeur d'Egypte au Liban, S.E. M. Hussein Darrar, et son dynamique consul général, M. Talal Fadli — qui, toute la journée et jusqu'au dernier de la dizaine d'autobus qui quittait le soir l'ambassade, circulait parmi la foule dense de personnes désireuses de partir pour leur donner tous les conseils nécessaires et régler leurs interminables demandes —, le ministère égyptien des Affaires étrangères et la Ligue arabe qui ont non seulement contribué au rapatriement des 25 000 Egyptiens installés au pays du Cèdre, mais aussi à l'octroi immédiat aux Libanais de visas leur permettant de quitter le pays.

Avant mon départ de Beyrouth, et comme je réitérais mes remerciements à M. Talal Fadli, il s'est contenté d'une brève réponse bien diplomatique, mais qui vient tout droit du cœur : « Je ne fais que mon devoir ».

Haïfaa et Ghassan Abou-Ghader, Liban.

Je suis écœuré

La politique de destruction (en Iraq, au Liban) menée par l’Amérique et ses alliés m’écœure chaque jour un peu plus. La couardise des Etats lors de la conférence de Rome me fait vomir. Personne n’est capable de prendre des actions (non violentes) contre ces manœuvres assassines.

Les pays fournisseurs de pétrole devraient fermer les robinets jusqu'à ce que la paix soit revenue. Les relations commerciales devraient être réduites au minimum, les relations diplomatiques stoppées en attendant des jours meilleurs. Boycotter des pays agresseurs. Laisser les intérêts financiers de côté et montrer un peu plus de responsabilité et de respect envers tous ces morts, blessés, traumatisés, enfants fragilisés et familles détruites.

L’état hébreu n’a pas une seule fois respecté les résolutions de l’Onu depuis sa formation, à commencer par le non respect des frontières.

Le vol des terres, maisons et bâtiments palestiniens s'est déroulé dans l’indifférence générale. A quoi sert donc l’Onu, les accords internationaux, bilatéraux et consorts qui ne sont appliqués que quand ils profitent aux plus forts ? On n’impose pas la démocratie à coups de canons, on doit se respecter et s’aider entre voisins. C’est en faisant du bien autour de soi que l’on peut prétendre recevoir en retour quelques douceurs. Pourquoi apprend-on à nos enfants à être polis, corrects, propres, religieux, non racistes si cela ne devrait pas servir à être en harmonie avec le reste de l’humanité ?

Jean-Claude Brana, Le Caire.

Le roi du silence

Depuis plus de deux semaines, les troupes israéliennes attaquent les citoyens libanais (dont des enfants, personnes âgées) toute l'infrastructure libanaise et les régions contrôlées par le Hezbollah. On ne trouve aucun équilibre entre les deux forces qui se font la guerre, tout cela parce que le Hezbollah a enlevé soi-disant deux soldats israéliens. Et les Arabes restent les bras croisés face à ces massacres qui devraient les réveiller de leur coma.

Le monde entier se fait le roi du silence.

Mais il faut qu'il bouge, réagisse. Jamais l'argent ou les médicaments ne consoleront une mère qui a perdu son enfant ou une épouse qui a perdu son mari. Le peuple libanais est victime non seulement des agressions israéliennes, mais aussi de la politique de deux poids, deux mesures, de l'injustice et du silence.

Ménatallah Ahmed, Alexandrie.

 




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