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Bénin. Les Béninois se sont rendus en masse aux urnes pour le premier tour de la présidentielle. Un scrutin marqué par des accusations de fraude de certains candidats en lice.

La fin de l’ère Kérékou

Après une trentaine d’années de présidence de Mathieu Kérékou, les Béninois doivent changer leur chef d’Etat. Ainsi, 26 candidats étaient en lice à la présidentielle de dimanche pour succéder à Mathieu Kérékou, 72 ans, qui, frappé par la limite d’âge, n’a pas été en mesure de se présenter à cette quatrième présidentielle depuis l’instauration du multipartisme en 1990, la Constitution béninoise fixant en effet à 70 ans l’âge limite pour les présidentiables.

Sur les vingt-six candidatures, dont celles de deux femmes, avalisées par la Cour constitutionnelle, aucune n’est soutenue par le président sortant. Parmi les candidats, deux font figure de favoris : l’ex-président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji, arrivé 3e au premier tour de la présidentielle de 2001 avec 12,62 %, et l’ex-homme fort du gouvernement, Bruno Amoussou, 4e au même scrutin avec 8,59 % des suffrages. L’ex-président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), Yayi Boni, qui se présente pour la première fois, est en position d’outsider. Le parti de M. Soglo, Renaissance du Bénin (RB), divisé, n’est en général pas considéré comme pouvant jouer les trouble-fêtes alors que deux des fils de l’ancien président se présentent, Léhady avec l’étiquette RB, Galiou en « indépendant ». Les résultats provisoires ne devraient pas être connus avant plusieurs jours. Si aucun des candidats n’obtient la majorité absolue des voix, un second tour sera organisé dans deux semaines.

Par ailleurs, certains observateurs disent craindre que Mathieu Kérékou profite de la désorganisation pour tenter de rester au pouvoir plus longtemps. Retards dans le calendrier électoral, problèmes d’organisation, contestations des listes électorales, les problèmes se sont accumulés depuis le lancement de la campagne le 17 février dernier. Cependant, certains de ces problèmes ont pu être réglés. Le président de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), Sylvain Nouwatin, a reconnu que le Bénin avait dû emprunter des urnes au Burkina-Faso pour équiper les 17 480 bureaux de vote en place, au lieu d’un peu plus de 14 000 prévus initialement. Le ministre des Affaires étrangères par intérim, Frédéric Dohou, a aussitôt publié un communiqué pour critiquer la CENA, pourtant seule responsable de l’organisation de l’élection.

Côté participation, aucune estimation n’est encore disponible, bien que le président de la Commission électorale ait parlé de participation massive.

En outre, bien que le scrutin ait eu lieu notamment sous la supervision d’une soixantaine d’observateurs de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, 15 pays), la journée a été marquée par des accusations de fraude de certains candidats contre la CENA, et surtout celles du président sortant Mathieu Kérékou contre certains candidats qu’il n’a pas nommés. « Même des étrangers des pays voisins, on a été les chercher, on leur a donné de faux noms et des cartes d’électeurs. Mais ça ne marchera pas ! Ceux qui l’ont fait vont le payer très cher ! », a averti M. Kérékou. « Il ne sera jamais dit que le Bénin a organisé l’élection présidentielle dans les ténèbres. S’il le faut, on passera trois ou quatre mois pour vérifier les résultats », a-t-il ajouté .

Maha Salem

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