Semaine du 14 au 20 novembre 2012 - Numéro 948
Arrêtons cette vague de violence

Samir Adel, Guiza.

Education. Un de nos lecteurs exprime sa colère à propos de la situation scandaleuse de nos écoles qui découle des comportements inadmissibles des professeurs envers les élèves.

 

Permettez-moi chers lecteurs de l’Hebdo d’exprimer mon inquiétude et ma colère face aux comportements irresponsables de certains professeurs dans nos écoles. Jusqu’à quand allons-nous laisser les professeurs exercer de la violence sur nos élèves ? Frapper les élèves est un comportement inadmissible. Comment un tel comportement est-il permis par le ministère de l’Education ? Depuis que le ministère a autorisé de tels comportements, les professeurs traitent les élèves d’une façon terrifiante : coups de pied, gifles, insultes ...
Et puis comment un soi-disant professeur peut-il se permettre de couper les cheveux d’une petite fille seulement parce qu’elle ne porte pas le foulard ? A Hurghada, un autre prétendant professeur a frappé une fillette de 11 ans pour avoir papoté avec son amie, jusqu’à la rendre aveugle.
Que se passe-t-il dans nos écoles ? Pourquoi cette vague de tant de violence ? Les professeurs sont-ils devenus malades ?
Et le ministère dans tout cela ?! Je pense que ces professeurs doivent être radiés du corps enseignant.
La vie est pleine de difficultés et de problèmes mais cette situation ne donne pas aux professeurs le droit de frapper les élèves. C’est vrai que les élèves doivent respecter leurs professeurs. Mais si un élève n’a pas fait ses devoirs ou ne donne pas d’intérêt au professeur en expliquant la leçon ou parle avec un copain, la punition doit être à la mesure de ces fautes.
Si cette vague de violence continue dans les écoles, les parents ne resteront pas les bras croisés. Alors il est urgent que le ministère de l’Education sanctionne les professeurs coupables des actes violents inadmissibles.


La religion et les nouvelles obsessions

Ahmad Hassan, Le Caire.

 

En suivant la manifestation limitée qui a eu lieu le vendredi 9 novembre, appelé le « vendredi de l’application de la charia », j’ai aperçu une photo qui m’a beaucoup choqué. Elle montrait quelques manifestants brandissant une énorme pancarte sur laquelle est écrit : « Le peuple réclame le mariage des enfants (les mineurs) ». C’est vrai que nous avons commencé à entendre beaucoup de fatwas sur les chaînes satellites qui permettent le mariage des enfants, mais je n’ai jamais pensé que ces gens aient l’audace de dire que c’est une demande populaire. Est-ce que c’est ça la charia de l’islam ? Le mariage des enfants est-il devenu une obsession ?

En fait, toutes les propositions de ces gens sont liées a un seul thème : le sexe. Cela a d’abord commencé avec le mariage des mineurs, suivi par le blocage des sites pornographiques. Selon une déclaration d’un grand technicien dans la presse, il est tout à fait impossible d’empêcher l’accès à ces sites, et cela coûtera à l’Etat une somme énorme, au moins au début.

Ma question est : pourquoi certaines personnes insistent-elles sur le fait de déformer la religion ? Où sont allés les appels à la droiture et la charité ? Où sont les normes humaines d’amour et d’honnêteté ? Et pourquoi ces monstres — appelés les cheikhs de fatwas — sont-ils devenus si nombreux de nos jours ?


Sauvons notre pays

Mona Abdallah, Alexandrie

 

La Constitution qui est en train d’être rédigée est complètement difforme. Ce n’est qu’une Constitution qui suit les intérêt des uns ... sans ceux des autres.D’abord, une Constitution d’un pays doit représenter toutes les classes sociales et doit mettre à égalité tout le peuple, loin de la religion, de la richesse et des tendances intellectuelles. Et cela est malheureusement loin d’être le cas de ce qui se passe en Egypte. Regroupant un grand nombre de membres de tendance islamique rigide, la commission chargée de rédiger les articles de la Constitution n’a rien à voir avec le vrai peuple et les vrais Egyptiens.  C’est pour cela que la rédaction préliminaire est refusée par les intellectuels et même par les simples citoyens qui suivent les travaux. A part cela, je n’arrive pas à comprendre pourquoi des personnes qui sont en train de rédiger la Constitution refusent d’appliquer les décisions de la Haute Cour constitutionnelle, qui réclame la dissolution de la commission chargée de rédiger la Constitution et la formation d'une nouvelle commission regroupant des hommes de qualité, des hommes de loi et des spécialistes des droits de l’homme. 
Nous devons tous maintenant sauver notre pays et défendre notre liberté, notre droit à vivre en paix. Si rien ne change et que la commission insiste sur le fait de poursuivre son travail, je souhaite que le peuple vote contre la Constitution, parce que celle-ci n’est qu’un désastre.