Semaine 26 juillet au 1er août 2017 - Numéro 1185
Sauvez le cinéma !

Marwa Fawzi, Héliopolis.

Une de nos lectrices évoque l'importance du 7e art, mais aussi le manque d’acteurs.

Le cinéma égyptien s’est détérioré au cours des dernières années. L’ère des grands acteurs comme Rochdi Abaza, Stéphan Rosti, Ismaïl Yassine ou Naguib Al-Rihani n’est plus. Les films sont censés sensibiliser les spectateurs, raconter des histoires et permettre aux spectateurs de s’évader, qu’il s’agisse de films d’action, d’animation, d’aventure ou de films historiques. Or, les films égyptiens, que sont-ils devenus ? Une machine à faire de l’argent, sans réelles histoires. Le spectateur se retrouve devant la même histoire, avec les mêmes acteurs et actrices, qui jouent toujours les mêmes rôles, comme dans Al-Baltagui we Al-Raqésa (le voyou et la danseuse), Abdo Motah ou Al-Almani. La violence présente dans certains de ces films constitue un autre problème.

Elle peut avoir des effets nocifs sur les spectateurs, notamment les jeunes. Sans parler de l’influence sur les enfants et les adolescents, qui se coiffent comme leurs idoles et héros violents pour leur ressembler. Dernièrement, nous avons vu, dans une vidéo sur Youtube, un groupe d’enfants armés, coiffés et qui dansaient de la même manière que l’acteur Mohamad Ramadan dans le film Qalb Al-Assad (coeur de lion). A quand un cinéma égyptien qui transmet de réels messages ? 


Les femmes d’affaires

Radwa Hussein, Guiza.

Un nouveau phénomène est apparu dans notre société : les mères de famille qui lancent leur petit business. Pour tenter de faire face à la hausse des prix — à commencer par l’essence, la nourriture et les vêtements, mais aussi les frais scolaires, les transports en général, notamment les bus scolaires —, les mamans d’élèves qui ont des voitures ont pris la décision de coopérer entre elles.

Elles transportent leurs enfants ainsi que leurs camarades contre 400 L.E. par mois. Beaucoup de mères sont entrées dans ce business pour gagner un peu d’argent et tenter d’améliorer leur niveau de vie. Une bonne initiative.