Semaine du 10 au 16 mai 2017 - Numéro 1175
Un bac sans stress

Mounira Hassan, Alexandrie.

Une de nos fidèleslectrices revient sur l'énorme épreuve qu'est le baccalauréat 

A près d’un mois du baccalauréat, le compte à rebours a déjà commencé. Stress, inquiétude et manque de sommeil, voici ce qui va rythmer le quotidien des futurs bacheliers jusqu’au 4 juin, date du début des examens. Comme tous les ans, les problèmes vont recommencer : tricherie, examens hors programmes ou trop longs, mauvaise organisation, etc. Alors quand est-ce que nous allons résoudre cette éternelle question des examens du baccalauréat, surtout du problème de tricherie ?

Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures. Mais à quel point vont-elles être efficaces ? Et comment cela va compliquer la tâche de nos élèves ? Entre ceux qui pleurent et ceux qui sourient, les choses ne vont pas en s’améliorant. Je pense qu’il faut, le plus rapidement possible, opérer une réforme du système éducatif. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés plus longtemps. 


Ramadan s’approche à grands pas

Dina Hussein, Le Caire.

Plus que quelques semaines et le mois du Ramadan, mois sacré, commencera. Mais avec l’incroyable hausse des prix et la diminution du pouvoir d’achat, comment va se dérouler ce Ramadan ? J’espère vraiment que les commerçants se rappelleront que c’est avant tout un mois sacré et qu’ils ne tomberont pas à nouveau dans les folles hausses des prix qui illustrent maintenant chaque Ramadan. Pourquoi le gouvernement ne prend-il pas les devants et ne commence pas dès à présent à contrôler le prix des produits du Ramadan ?

Je crains que cette année, avec la crise économique qui nous frappe, Ramadan ne devienne avant tout une épreuve pour le portefeuille des familles. Mais Ramadan, ce n’est heureusement pas que les repas. C’est aussi ces instants privilégiés où toute la famille se retrouve pour suivre les séries et les feuilletons. J’espère d’ailleurs que cette année, nous aurons moins de sang et de drogues et plus de belles histoires écrites par de bons scénaristes qui donnent de l’espoir et une meilleure image de l’Egypte de demain. 


Le pape François, un grand homme

Mahmoud Abdallah, Le Caire.

Permettez-moi de tirer mon CINÉMAS chapeau à ce grand homme qu’est le pape François. En ce qui me concerne, avant sa visite la semaine dernière en Egypte, je ne le connaissais pas vraiment. Mais je dois dire que j’ai été profondément impressionné par la modestie et la sagesse de cet homme. En suivant cet événement à la télévision, j’ai pu voir le pape monter l’escalier de l’avion en portant lui-même ses bagages ; pas de faux semblant ou de zèle. L’homme est, en effet, capable de porter le sac de ses affaires personnelles et il le fait.

La voiture, dans laquelle le pape François se déplaçait était une petite voiture non blindée, et fenêtres baissées, il saluait les passants. Malgré un imposant dispositif de sécurité, la messe qu’il a donnée s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse. Souriant, le pape de 80 ans a fait un tour de stade dans une petite voiture électrique décapotable, et s’est arrêté pour embrasser un groupe d’enfants vêtus d’un déguisement inspiré de l’Egypte Ancienne. Avec une liturgie en arabe et latin, le rassemblement religieux visait à réunir tous les rites catholiques du pays, notamment les Eglises copte, arménienne et maronite, qui représentent environ 272 000 fidèles. Un véritable événement.