Semaine du 26 avril au 2 mai 2017 - Numéro 1173
Un nouveau projet …

Randa Achour, Guiza.

Une de nos lectrices décrit la nouvelle initiative de recyclage des ordures.

Nous savons tous que l’Egypte est l’un des pays les plus pollués au monde. Bien que de nombreux pays aient trouvé des solutions pour faire face à leurs problèmes environnementaux, nous en cherchons toujours. Une initiative en ce sens, nommée « Ifeselha » (signifiant séparer), a été mise en place au mois de mars par le gouverneur du Caire, Atef Abdel- Hamid. 

Celui-ci a ordonné l’ouverture de deux kiosques pour le tri des ordures dans le quartier d'Héliopolis. L’idée est de verser une contrepartie financière aux citoyens qui y déposent leurs sacs d’ordures triées. Le concept de tri existe depuis de nombreuses années dans certains pays européens. Cette solution devrait être étendue à d’autres quartiers et devrait remplacer peu à peu les méthodes traditionnelles de ramassage des ordures. Les citoyens pourront ainsi vendre au kilo leurs ordures en plastique, en métal et en verre ou encore en papier et carton.

Ce serait une bonne chose que cette expérience soit étendue à des quartiers pauvres comme le quartier d’Imbaba ou Boulaq Al-Dakrour pour que les personnes qui y vivent y trouvent un moyen de financement. Lorsque mon oncle vivait en Allemagne, il était obligé de faire le tri avant de sortir les sacs d’ordures de la maison. Une fois, il a mal fait le tri et le service public de collecte des ordures lui a rendu ses sacs avec une petite remarque : « Tri à refaire ! ».

Ce type de réaction n’étant pas dans la culture égyptienne, celui-ci en a été très étonné. Si on arrive à réutiliser les déchets organiques, comme c’est le cas dans d’autres pays, l’Egypte pourrait en tirer beaucoup d’argent. Cela aidera aussi à récupérer les terres agricoles qui ont disparu avec le temps et à créer des emplois pour les jeunes au chômage. Mais il faut aussi penser aux chiffonniers qui perdront leur métier du fait de cette initiative, il faudrait les inclure dans ce nouveau projet. Je pense qu’il faut que nous prenions de tels sujets au sérieux. Les ménages pourraient ainsi commencer à faire le tri des déchets chez eux et collaborer avec les éboueurs et les compagnies de collecte d’ordures, faisant ainsi gagner un temps précieux. 


Une solution contre les chauffards

Mamdouh Aly, 6 Octobre.

Je voudrais parler du problème de la circulation automobile et de la manière de conduire des chauffeurs de microbus. J’habite dans le quartier du 6 Octobre et je prends l’axe du 26 Juillet pour me rendre à mon travail. Tous les jours, j’y vois des accidents provoqués par des chauffeurs irresponsables. Chaque jour, des dizaines de personnes meurent ou sont blessées par ces chauffeurs.

Nous souhaitons que l’Etat mette en oeuvre les moyens nécessaires pour améliorer la situation et réduire le nombre de victimes, en instaurant des peines sévères à ceux qui transgressent le code de la route par exemple. Je voudrais attirer votre attention sur un autre problème au sein de la rue Al-Galaa dans le centreville où des chauffeurs de microbus, que j’appellerais plutôt des baltaguis, bloquent la partie gauche de la rue de façon anarchique, envahissant totalement la voie de circulation. Ce qui se passe dans la rue Al-Galaa, comme ailleurs, est inadmissible et ces chauffeurs doivent absolument être sanctionnés.