Semaine du 23 au 29 novembre 2016 - Numéro 1152
Lueur d’espoir

Sayed Ahmed, Port-Saïd.

Un de nos lecteurs nous parle de la décision du président Abdel-Fattah Al-Sissi de libérer un certain nombre de jeunes.

Lors de la conférence de la jeunesse, tenue à Charm Al-Cheikh au début du mois, le président Sissi avait promis de former un comité pour trouver des solutions juridiques afin de libérer des jeunes arrêtés lors de manifestations. Cette décision nous avait réjouis, moi et toutes les familles dont des enfants sont emprisonnés et parfois sans raison valable. Nombre de jeunes étaient emprisonnés sans chef d’accusation.Ces jeunes on été libérés cette semaine. Mais certaines personnes comme celles qui appartiennent au mouvement des Frères musulmans n'ont pas été libérées car elles complotent contre l'Egypte. Cette initiative me redonne confiance en mon pays et en notre société. 


Le 11/11 …

Nahla Mahmoud, Le Caire.

Le vendredi 11 novembre, jour tant attendu, où tout le monde attendait de voir si des manifestations qui allaient à nouveau avoir lieu en Egypte. Absolument rien ne s’est passé. Une des principales raisons du vide qui a envahi toutes les rues du Caire ce fameux 11/11 est peut-être la lassitude. Je crois que le peuple égyptien est fatigué des manifestations et des violences. La situation économique a tellement empiré après la révolution de janvier 2011 que la population n’a peut-être plus ni l’envie ni l’espoir de passer par la rue pour s’exprimer. Les Egyptiens ont finalement décidé de rester chez eux. Ils ne veulent pas entendre parler de manifestations. En tout cas, une chose est certaine, c’est que nous ne croyons plus au pouvoir de la rue. Les gens préfèrent désormais essayer de construire plutôt que de détruire. 


Les guides et le gouvernement

Naglaa Ahmed, Alexandrie.

Les guides touristiques représentent une catégorie de citoyens oubliés par la société. Malheureusement, la société n’a pas essayé de leur trouver des solutions efficaces après la chute d’activités dans le secteur du tourisme. Beaucoup d’entre eux n’ont pas retrouvé de travail. Certains ont tenté tous les types de petits boulots possibles, laissant de côté leur dignité pour survivre. Un bon nombre d’entre eux ont été obligés de changer leur domicile ou de le vendre, ou d’inscrire leurs enfants dans une école privée, car les frais des écoles internationales sont trop coûteux. Et d’autres ont divorcé à cause des problèmes financiers.

Pourquoi les responsables nous demandent-ils toujours d’être des citoyens honorables, alors qu’ils ne font rien pour nous ? Il aurait été utile de la part du gouvernement de donner un salaire fixe aux guides touristiques jusqu’à ce que la situation s’améliore. Par ailleurs, nous avons lu récemment dans la presse que le président Abdel-Fattah Al- Sissi essayait de faire revenir les touristes russes en Egypte. Espérons que cela se réalisera.